Allocution de Zohran Mamdani, maire de New York, au premier petit-déjeuner de prière interreligieux organisé par la mairie, hier :
« Je pense que la libération de la souffrance, que nous enseigne le bouddhisme, n’est possible que si nous éliminons de notre vie quotidienne les trois poisons que sont le désir, la haine et l’ignorance. Nous ne devons pas accepter la souffrance comme une fatalité, ni considérer la haine comme un état naturel. Nous avons le pouvoir de nous en libérer. Et je considère ma propre foi, l’islam, comme une religion fondée sur un récit de migration. L’histoire de la hijra nous rappelle que le prophète Mohammed était lui aussi un étranger qui a fui La Mecque et a été accueilli à Médine. La sourate An Nahl 16, 42 nous dit que ceux qui ont immigré pour la cause d’Allah seront certainement bénis et recevront un bon foyer dans ce monde. Comme l’a dit le prophète Mohammed, l’islam a commencé comme quelque chose d’étranger et redeviendra étranger. Bonne nouvelle donc pour les étrangers. (Applaudissements.) Si la foi nous offre la boussole morale pour nous tenir aux côtés de l’étranger, le gouvernement peut fournir les ressources. »
(En fait c’est le verset 41 : « Et ceux qui, pour (la cause d’) Allah, ont émigré après avoir subi des injustices, Nous les installerons dans une situation agréable dans la vie d’ici-bas. » Il s’agit évidemment des disciples qui doivent fuir La Mecque pour la cause de Mahomet, et que Mahomet promet d’installer à Médine, pas à New York…)
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Propos très éclairants de la part du maire chiite duocémain de NY, propos qu’auraient certes approuvé Bergoglio et est approuvé par une bonne partie de l’Église catholique actuelle. Au fond, ils visent à prôner la collaboration interconfessionelle jusqu’à effacer les identités culturelles en un gloubi-boulga religieux en Amérique du Nord, fondant les immigrants bouddhistes, mahométans encore peu nombreux sur ce continent nord-américain, les immigrants hindous et juifs (d’ailleurs Hebrew Immigrant Aid Society l’encourage -vous pensez peut-être : tiens donc, bizarre tout de même, n’est-il pas ?-), les ‘chrétiens’ séduits particulièrement par le bouddhisme, alors que ce courant philiosophique à caractère religieux perd actuellement de son influence en Asie du Sud-Est.
Se fondre dans le monde semble guider l’interconfessionalité.
Petite anecdote, non dénuée d’intérêt : le colonel, devenu avocat, franc-maçon notoire Henry Steel Olcott, issu d’une famille presbytérienne, et Helena Petrovna Blavatsky, issue de la bonne société russe, ont ramené de leur visite commune au Sri-Lanka en 1878, les cinq préceptes laïques du bouddhisme : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, avoir une conduite sexuelle correcte et ne pas consommer d’intoxicants. Blavatsky/Olcott ont fondé en 1875 la société théosophique, secte aristocratique et éclairée. Société imprégnée de spiritisme, hindouisme, bouddhisme, darwinisme, .. qui devraient mener à l’apprentissage des doctrines ésotériques. On est très éloigné du catholicisme, voire de l’orthodoxie !
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