« Diversité »

Voilà un rire qui fait du bien : celui de l’acteur Mads Mikkelsen et du réalisateur Nikolaj Arcel, lorsqu’on leur demande pourquoi dans le film The promised land (en France King’s land, de son vrai titre danois Bastarden), il n’y a aucun noir, aucune diversité.

« Comme ça, dès le début ? » réagit Mads Mikkelsen, en éclatant de rire.

« Oui, dès le début », reprend le journaliste, très sérieux malgré le sourire de commisération du réalisateur.

Lequel répond, sérieux lui aussi : « Euh, d’abord, le film se situe au Danemark dans les années 1750… ».

La séquence date sans doute de fin 2023 ou début 2024 selon le lieu de la conférence de presse. En fait la question va de soi, pour un journaliste qui baigne dans l’idéologie woke, et qui a déjà vu des dizaines de films historiques assaisonnés de non-blancs qui n’ont rien à y faire, et même qui ont un rôle de personnage célèbre. (Seulement dans ce sens-là. Toute diversité serait inconcevable dans un film se passant dans une société non blanche.)

Ce qui est intéressant ici c’est que Mads Mikkelsen et Nikolaj Arcel réagissent comme si on leur posait une question incongrue et ridicule : même dans ce milieu il y a donc encore des gens qui ne sont pas complètement woke…


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