Ça fait déjà pschitt…

Le Royaume-Uni, accompagné de la Suède, de la France, de l’Allemagne et des Pays-Bas, a publié samedi les « résultats d’une enquête » sur la mort de Navalny, concluant qu’il avait été « empoisonné » avec une « toxine létale », l’épibatidine, présente dans la peau des grenouilles-dards d’Equateur, et qui aurait « très probablement entraîné sa mort ». (Le corps de Navalny est passé d’une prison russe à un cimetière de Moscou, sous contrôle des autorités russes : qui a pu prélever des échantillons ?…)

La veuve de Navalny a affirmé que son « assassinat » était désormais « prouvé par la science ».

Mais des experts équatoriens et colombiens soulignent qu’il est hautement improbable que la toxine ait pu être prélevée sur les grenouilles en question : il faudrait un nombre énorme de ces toutes petites grenouilles pour prélever une quantité léthale de poison, et il faudrait en outre que ce soit des grenouilles sauvages, car les grenouilles d’élevage n’ont pas la toxine, en raison de leur alimentation.

Bref, si Navalny avait été tué par de l’épibatidine, ce serait de l’épibatidine produite en laboratoire. Sans rapport avec les grenouilles…

Or même les services de renseignement ukrainiens avaient conclu à une mort naturelle…


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