Orban

Les 29 et 30 mai avait lieu à Budapest une grande réunion de la Conférence conservatrice d’action politique (CPAC), avec notamment Irakli Kobakhidze, le Géorgien qui « a remporté une élection contre le monde entier », le Macédonien Hrisztijan Mickoszki qui a remporté l’élection contre Bruxelles, Robert Fico qui a reçu cinq balles et « se bat comme si de rien n’était », Andrej Babiš, « ancien et futur Premier ministre de la Tchéquie », Santiago Abascal, « notre héros espagnol », l’ancien Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki, Alice Weidel, « qui représente la famille du parti de l’Europe des nations souveraines », Herbert Kickl, « un grand combattant autrichien », Geert Wilders, Tony Abbott, etc.

Les appréciations sont de Viktor Orban, qui a terminé ainsi sa diatribe contre l’Europe de Bruxelles :

Nous aussi, nous avons un plan : un plan patriotique.

Il repose sur quatre piliers.

Premièrement, nous voulons la paix. Nous ne voulons pas d’un nouveau front oriental, et donc nous ne voulons pas que l’Ukraine devienne membre de l’Union européenne.

Deuxièmement, nous voulons la souveraineté. Nous ne voulons pas d’impôts communs, nous ne voulons pas d’emprunts communs et nous ne voulons pas de contrôle économique central. Et nous ne voulons pas que notre argent soit envoyé dans une guerre dans un pays tiers.

Troisièmement, nous devons défendre la liberté. Nous devons rendre aux gens leur liberté politique, leur liberté de pensée et leur liberté d’opinion.

Quatrièmement, nous voulons reprendre l’Europe aux migrants. Nous voulons une culture chrétienne, des écoles nationalistes, des rues et des quartiers sans peur. Nous voulons être fiers de nos nations. Tel est le projet patriotique.

Haro sur la Géorgie (encore)

Les deux fanatiques greluches de la dictature eurocratique Kaja Kallas et Marta Kos ont pondu un communiqué commun pour condamner la Géorgie, au prétexte que la loi sur les agents étrangers, déjà maintes fois vilipendée, entre en vigueur aujourd’hui. Or c’est tout simplement une loi de bon sens (calquée sur la loi américaine analogue) qui oblige toute entité représentant un pays, organisation ou parti étrangers à déclarer ses activités aux autorités.

C’est une loi de transparence démocratique. Mais pour les furies européistes elle « marque un sérieux revers pour la démocratie dans le pays » et « constitue une nouvelle mesure agressive des autorités géorgiennes visant à réprimer la dissidence, restreindre les libertés et réduire encore davantage l’espace dont disposent les militants, la société civile et les médias indépendants », menaçant « l’existence même des fondements démocratiques de la Géorgie et l’avenir de ses citoyens dans une société libre et ouverte » Sic.

Le Conseil européen, poursuit le communiqué, a déjà dit que « cette ligne de conduite compromettait la voie de la Géorgie vers l’UE », et d’ailleurs le processus d’adhésion est « suspendu ». « L’UE est prête à envisager le retour de la Géorgie sur la voie de l’adhésion à l’UE si les autorités prennent des mesures crédibles pour inverser le recul démocratique. »

Les eurocrates s’énervent parce que, alors que l’Arménie, théoriquement candidate à l’UE, se tourne de plus en plus vers la Russie (son président était à Moscou le 9 mai), il pourrait bientôt en être de même de la Géorgie, pays qui n’a pourtant plus de relations diplomatiques officielles avec Moscou depuis 2008.

Avant-hier, le président de la commission des Affaires étrangères du Conseil de la Fédération de Russie (Sénat), Grigory Karassine, a déclaré (on notera la différence de ton, qui ne peut laisser indifférents les Géorgiens) :

« Nous serions heureux de rétablir nos relations diplomatiques. Pour des raisons historiques, nous disposons actuellement d’une section à l’ambassade de Suisse à Tbilissi, composée de nos diplomates. Son nom correspond à celui de la section à l’ambassade de Suisse à Moscou, qui représente les intérêts de la Géorgie. Elle est composée de diplomates géorgiens. En d’autres termes, les relations dans leur ensemble deviennent plus actives. Nous pensons que ces dernières années, l’élite politique et les dirigeants politiques géorgiens ont considérablement mûri. La Géorgie est désormais pleinement engagée dans une approche responsable. Elle ne veut plus se battre pour les intérêts d’autrui. Cela trouve un écho favorable dans l’opinion publique russe. Et lentement mais sûrement, le tourisme se redresse et les visiteurs géorgiens commencent à arriver en Russie. »

Ces maires de la pourriture

Le maire de Bucarest a remporté l’élection présidentielle roumaine. Nicusor Dan, champion de l’européisme et des « valeurs de l’Europe » contre celles de la patrie et de la religion, va pouvoir faire partie de cette coalition des « maires progressistes » qui s’était constituée le 16 décembre 2019.

Ce jour-là les maires de Budapest, Varsovie, Prague et Bratislava avaient scellé un « pacte des villes libres », c’est-à-dire des villes wokeuropéistes LGBT contre les « populistes » et les « nationalistes ».

Le premier à remporter la victoire n’est pas l’un d’eux, mais le maire de Bucarest.

Mais celui de Varsovie, Rafał Trzaskowski, vient d’arriver en tête de la présidentielle polonaise. Avec 31,36% des suffrages contre 29,54% pour Karol Nawrocki, le candidat soutenu par le PiS.

Le candidat « d’extrême droite » Slawomir Mentzen est arrivé troisième avec 14,81%. Et Grzegorz Braun a obtenu 6,34%. La droite a donc une large majorité de 54%. Mais on compte sur les officines de Bruxelles pour faire en sorte que ce soit le maire de Varsovie qui remporte l’élection. Il y va de l’honneur du drapeau LGBT qui flotte sur Bruxelles.

Beurk

« Soyez fiers. Fiers de ceux que vous aimez. Fiers de qui vous êtes. Fiers de qui vous devenez. Car votre parcours est votre force. N’oubliez jamais : l’Europe est votre alliée. Je suis votre alliée. Cette semaine et toutes les semaines. Soyez fiers. Toujours. »

La fierté de remuer son sexe dans l’anus du voisin, toujours première valeur de l’UE.