L’autre cinglé balte

La Kallas a dit que « la Russie représente une menace existentielle » pour l’Union européenne. C’était hier à la conférence annuelle de l’Agence européenne de défense. Le même jour, au même endroit, le commissaire européen à l’Industrie de défense, le Lituanien Andrius Kubilius, employait la même expression. C’est donc officiel : la Russie est une menace existentielle, et c’est pourquoi Kubilius l’appelle carrément « l’ennemi ». Comme si on était en guerre. Et de fait nous sommes en guerre, dit-il en substance, par Ukraine interposée. Et il faut continuer à soutenir l’Ukraine parce que le temps que durera la guerre nous donnera le temps de nous armer, pour faire face à la Russie qui mène contre nous une « guerre totale ». Sic.

Le discours de Kubilius est un délire qui ne le cède en rien à celui de Kallas. Avec mensonge et calomnie à gros bouillons. Le déshonneur de l’Europe.

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« Menace existentielle »

La Kallas « haute représentante » de plus en plus cinglée, en direct et en public :

« La Russie représente une menace existentielle pour notre sécurité aujourd’hui, demain et aussi longtemps que nous n’investirons pas suffisamment dans notre défense. »

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Rappelons que la délirante Estonienne a quitté son pays pour Bruxelles alors que sa cote de popularité était tombée à 16%. Premier ministre déchu d’un pays confetti, elle a été invraisemblablement propulsée par la nomenklatura européenne « haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ». Ce qui ne lui donne cependant aucune autorité pour exiger des dépenses de défense, qui restent du domaine des Etats membres.

Oui, son mari est toujours copropriétaire de Stark Warehousing, une filiale de Stark Logistics qui continue de faire des affaires en Russie…

Le Parlement européen de plus en plus ubuesque

Manifestement les députés européens s’ennuient, et cherchent à quoi ils pourraient s’occuper. Aujourd’hui, ils ont décidé de voter une résolution contre… la Biélorussie.

Précisément, ils demandent à la Commission européenne de ne pas reconnaître les résultats de l’élection présidentielle biélorusse (à une très large majorité : 429 voix contre 205 et 23 abstentions).

C’était quand, l’élection en Biélorussie ? Ce n’est pas encore fait : ce sera le 26 janvier. Donc désormais on condamne préventivement…

En fait, le texte de la condamnation est déjà prêt, faisant référence à la résolution du Parlement, avant qu’elle soit votée…

Le porte-parole du ministère biélorusse des Affaires étrangères, Anatoly Glaz, a déclaré qu’il a obtenu ce texte, qui doit être publié immédiatement après l’élection. Il a déclaré qu’il contenait des mensonges dès le départ. Aux accusations selon lesquelles l’accès des médias indépendants aux élections serait limité, il a répondu qu’environ 330 journalistes étrangers représentant tous les principaux organes de presse du monde sont accrédités.

Mais à quoi bon 330 journalistes pour répéter que les élections biélorusses ne sont « pas démocratiques ».

Groenland

Notre ridicule ministrouille des Affaires étrangères s’emporte contre Donald Trump qui dit vouloir annexer le Groenland :

« Le Groenland est un territoire de l’Union européenne. Il n’est pas question que l’UE laisse d’autres nations du monde quelles qu’elles soient s’en prendre à ses frontières souveraines. »

Notre ridicule ministrouille des Affaires étrangères ne sait donc même pas que le Groenland ne fait pas partie de l’UE. Il a fait partie de la Communauté européenne en 1973, et s’en est retiré en 1985 suite à un référendum. Il y a certes de nombreux accords entre le Groenland et l’UE, mais précisément ce sont des accords, entre deux partenaires.

Quant au Danemark, dont dépend le Groenland (qui a un statut d’autonomie renforcée), il fait à peine partie de l’UE, en raison de ses diverses « options de retrait », particulièrement en l’occurrence de la « politique de sécurité et de défense commune ». Les soi-disant « frontières souveraines de l’UE », il ne sait pas ce que c’est.

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Donald Trump s’amuse à multiplier les déclarations tonitruantes avant son retour à la Maison Blanche, bien secondé par un Elon Musk débridé. Mais quand il souligne l’importance stratégique et économique que représentent le Canada et le Groenland pour les Etats-Unis, il ne parle pas pour ne rien dire. L’Arctique est un enjeu considérable, et les Russes multiplient leurs activités dans cette région (où ils produisent notamment un quart du gaz mondial), avec un plan ambitieux qui court jusqu’en 2035. La carte ci-dessous est très parlante. Les Etats-Unis contrôlent, par l’Alaska, la petite partie violette. Le Canada la partie rouge, le Groenland la partie jaune. Les Etats-Unis peuvent donc faire presque jeu égal avec la Russie en annexant le Canada et le Groenland.

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Enfin, pour rire, mais ce n’est pas sans signification : il y a une base militaire américaine au Groenland, avec 150 hommes ; les forces armées groenlandaise, c’est 90 garde-côtes… Donc les Etats-Unis occupent déjà militairement le Groenland… Sans compter le fils Trump qui vient d’y passer quelques jours et de publier des vidéos de jeunes Groenlandais trumpistes…

Le cordon qui pète

Le « cordon sanitaire », ou « front républicain », contre « l’extrême droite » (qu’on doit désigner aussi désormais de « pro-Poutine »)est en train de péter partout.

Samedi, le chancelier autrichien a mis fin aux discussions qui duraient depuis plus de trois mois pour former un gouvernement excluant le Parti de la Liberté. Et il a annoncé sa démission, et son remplacement à la tête du parti conservateur par le secrétaire général Christian Stocker, lequel a aussitôt annoncé des négociations pour une coalition avec « l’extrême droite » arrivée en tête aux élections de septembre. Le président Alexander Van der Bellen a rencontré ce matin le chef du Parti de la Liberté Herbert Kickl et l’a chargé de constituer une majorité de gouvernement.

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Les chaînes publiques de télévision allemandes ARD et ZDF ont décidé de ne pas inviter la dirigeante de l’AfD au grand débat électoral du 9 février. L’AfD étant en tête des sondages, il ne faut pas lui donner la parole. Mais c’est si grossièrement antidémocratique que ça risque fort de se retourner contre les censeurs.

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L’ancien dirigeant libéral roumain Crin Antonescu, qui avait été promu candidat unique de tous les partis de l’établissement à la présidentielle après l’annulation du scrutin qui n’avait pas donné le bon résultat, fait savoir que les dirigeants qui ont signé cet accord « n’avaient pas l’autorité suffisante » pour le faire. Selon des politologues, sa désignation était quelque peu improvisée, et les sondages ne sont pas brillants…