Rappel

Le 16 mars 2014, la chaîne américaine CNN, impeccablement russophobe, faisait un reportage à Sébastopol sur le référendum de rattachement de la Crimée à la Russie, et montrait le soutien massif des habitants à la Russie de Poutine.

Dans la dictature russe

Nous savons que dans la démocratie française, dans la démocratie de l’UE, les médias russes sont interdits. Les médias sont interdits de diffusion, et leurs journalistes sont bannis de toutes les conférences de presse.

Or au cours de la séance annuelle de questions-réponses de Vladimir Poutine (c’était hier, pendant quatre heures et demie), on a vu un journaliste de LCI poser une question. LCI est la chaîne la plus caricaturalement russophobe du paysage audiovisuel français, et ses journalistes peuvent poser des questions à Poutine…

A propos du « chercheur » Vinatier, c’est un diplomate autoproclamé agissant dans l’ombre pour la très discrète organisation suisse Centre pour le dialogue humanitaire. Il allait tous les mois en Russie, et il a été arrêté parce qu’il ne s’était pas inscrit comme agent étranger, ce que doit faire toute personne ayant une activité politique ou diffusant de l’information sur le territoire russe et bénéficiant d’un soutien étranger ou se trouvant sous influence étrangère, ce qui est clairement son cas.

Il a été condamné le 14 octobre 2024 à trois ans de prison, et il est le premier étranger à tomber sous le coup de cette loi. Sa condamnation a été maintenue en appel, mais il pourrait désormais faire l’objet d’une libération conditionnelle, et Poutine pourrait sauter sur l’occasion. Mais l’enquête s’est poursuivie et en août dernier il a été de nouveau inculpé, pour avoir collecté « des informations militaires et techniques qui peuvent être utilisées par des services de renseignement étrangers à l’encontre de la sécurité de la Russie ». Le procès doit avoir lieu fin février 2026. Son employeur, le « Centre pour le dialogue humanitaire », ne répond à aucune question…

Le terrorisme catholique en prison

Sur BFMTV, la « journaliste » Amélie Rosique explique que ce qui la terrorise c’est la montée de l’intégrisme catholique dans les prisons…

Regardez son expression, non pas de terreur (évidemment), mais de haine.

Face aux réactions, BFM a présenté ses « excuses ». Mais en fait pour minimiser l’ignoble calomnie et surtout accuser ceux qui ont osé réagir de « dénigrement et de cyberharcèlement ».

Les excuses de la nouvelle oie caquetante de BFM sont moins hypocrites. Mais dans les deux cas, le responsable est un « raccourci hâtif » qu’on cherche en vain dans le propos. Car le rapport de Nicolas Lebourg ne dit pas un mot d’un mirobolant radicalisme catholique dans les prisons…

Leur démocratie

Admirable article de Libération ce matin, annonçant le nouvel arsenal de censure concocté par la Commission européenne : le « bouclier démocratique » contre la « falsification des faits » due aux « ingérences russes ».

Et l’article, qui résume la chose, est un exemple type de falsification des faits…

On assène qu’il s’agit de combattre la « guerre d’influence » que mènent les Russes. Exemple : l’élection présidentielle roumaine.

Or le gouvernement roumain russophobe lui-même a fini par admettre qu’après enquête approfondie on n’avait trouvé aucune preuve d’une quelconque influence russe. Aussi l’UE et Libération sont-ils obligés de glisser qu’on parle ici de « soupçons d’ingérence étrangère »…

Puis vient un intertitre : « Câbles sous-marins ».

Ce qui laisse clairement entendre que les Russes ont saboté des câbles sous-marins. L’expression est en fait reprise d’une citation de Nathalie Loiseau, qui se garde bien de dénoncer ouvertement les Russes, ce qui la rendrait encore plus stupide qu’elle ne l’est : « Les processus électoraux doivent être considérés comme des infrastructures critiques, au même titre que des câbles sous-marins. »

Enfin Libération souligne que pour les journalistes de Reporters sans frontières le dispositif de censure européenne ne va pas assez loin…

La dictature de l’UE

Hier International Reporters a publié un article dénonçant le licenciement du journaliste italien Gabriele Nunziati de l’agence Nova parce qu’il avait osé poser à la Commission européenne une « question complètement inappropriée et incorrecte », selon l’agence. Le journaliste demandait simplement si Israël devra financer la reconstruction de Gaza comme l’UE s’engage à financer la reconstruction de l’Ukraine.

Deux heures après la publication de cet article, la vice-présidente italienne du Parlement européen, Pina Picierno, demandait à la Commission européenne de placer l’agence International Reporters et tous ses collaborateurs sur la liste des sanctions européennes, autrement dit son interdiction au même titre que les médias russes. « Une confirmation explicite de ce que rapporte l’article qui dénonçait une dérive autoritaire des institutions européennes, un climat de haine envers les journalistes gênants et un racisme envers le peuple russe », réagissait International Reporters.