Des journalistes sourds…

Hier Vladimir Poutine a rencontré des soldats blessés dans un hôpital. Il leur a montré les deux icônes qui lui ont été offertes le jour de son anniversaire par des soldats qui ont échappé à la mort grâce à ces icônes. Puis il a longuement parlé avec eux. Dans la partie publique, il a indiqué que l’armée russe était prête à accueillir des journalistes étrangers à Koupiansk et à Pokrovsk, pour qu’ils voient par eux-mêmes l’état d’encerclement des troupes ukrainiennes (des milliers de soldats dans chaque ville) nié par la propagande ukrainienne. Puis il a rappelé l’essai réussi du missile à propulsion nucléaire qui a parcouru 1.400 km (« avec un réacteur 1000 fois moins puissant que celui d’un sous-marin »), soulignant que cette avancée technologique servirait aussi dans la vie civile et se trouve déjà intégré au programme spatial, et il a ajouté qu’hier (le 28 octobre) a été testé avec succès un drone sous-marin à propulsion nucléaire, le Poséidon, plus puissant que le missile intercontinental Sarmat, alors qu’il n’y a déjà rien dans le monde qui soit comparable au Sarmat. Et Poutine demande alors d’enlever les caméras : « Nous allons parler entre nous. »

Si je rapporte tout cela, c’est parce que les journalistes ont abondamment évoqué le Poséidon, mais qu’ils n’ont rien dit de la proposition que Poutine venait de leur faire. Pas un mot. Pas la moindre réponse. Ils n’iront pas. Ils ne feront pas leur travail. Parce qu’ils doivent protéger la propagande ukrainienne, et non dire la vérité. Voici exactement ce que Poutine a proposé en vain :

« En deux endroits, comme vous le savez, à Koupiansk et à Krasnoarmeïsk, l’ennemi est bloqué par encerclement. J’ai évoqué la question avec les commandants, et ils ne voient pas d’objection à envoyer des représentants des médias dans la zone d’encerclement, des journalistes étrangers et des journalistes ukrainiens, afin qu’ils voient de leurs propres yeux ce qui se passe là, afin qu’ils soient convaincus de l’état d’encerclement des troupes ukrainiennes, et afin que les dirigeants politiques de l’Ukraine prennent des décisions appropriées quant au sort de leurs citoyens et de leurs soldats. Nous sommes seulement préoccupés par une chose, qu’il n’y ait pas de provocations du côté ukrainien. Nous sommes prêts à interrompre les hostilités pendant plusieurs heures, afin que ces groupes de journalistes entrent dans la partie encerclée, voient ce qui s’y passe, parlent aux soldats ukrainiens, et repartent. La seule question est de savoir si la partie ukrainienne est prête à cela. »

(Il est regrettable que les Russes continuent d’appeler Pokrovsk « Armée rouge », alors que le nom donné par les Ukrainiens fait référence à la Protection de la Mère de Dieu…)

Délire russophobe

Les organisateurs du concours Word Press Photo ont annulé l’invitation de Mikhaïl Terechtchenko, journaliste russe lauréat cette année dans la catégorie « Reportages pour la région Europe ». Le motif de l’annulation est « l’augmentation des tensions sur le continent européen ».

Le jury de Word Press Photo lui décerne un prix. L’organisateur refuse qu’il vienne le chercher à Amsterdam…

C’est « un acte d’automutilation de Word Press Photo », commente Maria Zakharova, et sur le motif avancé : « C’est une telle honte qu’ils feraient mieux de se taire. »

« Cela défie assurément le sens commun et va à l’encontre de l’esprit de solidarité journalistique », a déclaré le porte-parole du Kremlin.

Mais il ne peut pas y avoir de solidarité avec des journalistes russes, qui ne peuvent être que des propagandistes du Kremlin, et d’ailleurs on attend les sanctions que les organisateurs du concours Word Press Photo ne vont pas manquer de prendre contre un jury manifestement payé par Poutine.

Lavage de cerveau

Candace Owens :

La CIA a mené une expérience au cours de laquelle elle a placé 18 personnes dans une pièce. 17 d’entre elles étaient des agents de la CIA, et l’une d’entre elles était un homme de la rue qui ne se doutait de rien. On a montré à tous les participants l’image d’un triangle et on leur a demandé ce qu’ils voyaient. On a demandé aux agents de la CIA de dire que l’image était supposée être un carré. La dix-huitième personne répétait après eux pour ne pas paraître folle.

Dourov

Pavel Dourov a été libéré hier sous caution de 5 millions d’euros et reste sous contrôle judiciaire. Il n’y a plus 12 charges contre lui mais six, et il ne « risque » donc plus 20 ans mais 10 ans de prison.

Reste à savoir si l’on entendra parler de lui de nouveau en France… (Ce n’est pas la perte de 5 millions d’euros qui peut le retenir…)