L’ingérence de l’UE

En 2024, l’UE a établi des « équipes d’intervention rapide de l’UE en cas de menaces hybrides ». Il s’agit ouvertement de s’ingérer dans les affaires de politique intérieure des Etats membres de l’UE, mais aussi dans le Etats plus ou moins candidats, afin, bien sûr, de « défendre la démocratie » menacée par la Russie (nommément désignée).

Le « mécanisme » a été « activé » lundi dans le contexte des élections en Hongrie (au lendemain de la gigantesque marche…), afin de sauver la démocratie dans ce pays, donc de faire chuter Orban.

Et Kaja Kallas a annoncé le déploiement d’une « équipe d’intervention rapide » en Arménie, afin de porter assistance à la démocratie en Arménie dans la perspective des élections législatives. 15 millions d’euros sont alloués à la mission…

Joe Kent démissionne

Joe Kent était aux Etats-Unis le directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, nommé par Trump, et dépendait directement de Tulsi Gabard, directrice du Renseignement. Il écrit à Donald Trump :

« Après mûre réflexion, j’ai décidé de démissionner de mon poste de directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, avec effet immédiat.

Je ne peux en conscience soutenir la guerre en cours en Iran. L’Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre sous la pression d’Israël et de son puissant lobby aux Etats-Unis. (…)

Dès le début de votre mandat, de hauts responsables israéliens et des membres influents des médias américains ont mené une campagne de désinformation qui a complètement sapé votre programme « America First » et semé des sentiments bellicistes pour encourager une guerre contre l’Iran. Cette caisse de résonance a été utilisée pour vous tromper en vous faisant croire que l’Iran représentait une menace imminente pour les États-Unis, et que si vous frappiez maintenant, la voie vers une victoire rapide était toute tracée. C’était un mensonge et c’est la même tactique que les Israéliens ont utilisée pour nous entraîner dans la désastreuse guerre en Irak qui a coûté à notre nation la vie de milliers de nos meilleurs hommes et femmes. Nous ne pouvons pas refaire cette erreur.

En tant qu’ancien combattant ayant été déployé au combat à 11 reprises et en tant que mari Gold Star ayant perdu ma chère épouse Shannon dans une guerre orchestrée par Israël, je ne peux pas soutenir l’envoi de la prochaine génération se battre et mourir dans une guerre qui ne sert aucun intérêt du peuple américain ni ne justifie le coût en vies humaines. (…) »

Indécente Ursule, au service de l’étranger

Ursule a publié un communiqué cosigné par le président Costa, déclarant que l’UE a proposé à l’Ukraine « un soutien technique et des financements » pour réparer l’oléoduc Amitié. Bien sûr, « les Ukrainiens ont accueilli favorablement et accepté cette offre », comme le montre une lettre de Zelenski jointe au communiqué, et bien sûr « des experts européens sont immédiatement disponibles ». Or des experts hongrois sont allés en Ukraine mais Zelensky leur a interdit d’aller voir l’oléoduc…

La réaction hongroise a été immédiate : « Il est tout à fait clair que le blocus pétrolier a été mis en place à la suite d’une collusion entre Bruxelles, Berlin et Kiev. Nous exhortons Zelensky et Mme von der Leyen à mettre fin à ce cirque ! Mettez immédiatement un terme au blocus pétrolier imposé à la Hongrie ! », a déclaré Peter Szijjarto, qui a poursuivi :

« Ainsi Mme von der Leyen s’est réveillée… Guten Morgen ! Mais la Hongrie et la Slovaquie subissent un blocus pétrolier depuis près de 50 jours, et la présidente de la Commission européenne aurait pu s’en rendre compte bien plus tôt. Le fait est que nous sommes face à un acte politique. Ne nous y trompons pas : Kiev et Bruxelles ont coordonné chaque étape. Ne donnons donc pas l’impression qu’Ursula von der Leyen résout un problème dont elle n’avait pas connaissance. Le président ukrainien se concerte constamment avec Bruxelles et Berlin, et une décision commune concernant le blocus pétrolier a été prise lors de la Conférence de Munich sur la sécurité. Bruxelles et Kiev savaient parfaitement qu’un blocus pétrolier pouvait entraîner une crise d’approvisionnement, ce qui aiderait le parti Tisza lors des élections législatives. Alors, assez de comédie, reprenez dès aujourd’hui l’exploitation de l’oléoduc Drouzhba. »