La persécution en Ukraine

L’archevêque orthodoxe grec d’Amérique, Elpidophoros, a écrit au patriarche Bartholomée une longue lettre qui est un rapport détaillé des efforts visant à contrer aux Etats-Unis les défenseurs de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, mais la lettre se conclut par un constat d’échec.

L’archevêque Elpidophoros s’est rendu personnellement à Washington afin « d’empêcher le développement des événements » et de communiquer aux responsables de la Maison Blanche, du Département d’État et du Congrès les « faits réels », selon lui, de la crise ecclésiastique ukrainienne. Et le grand protopresbytre du Trône œcuménique Alexandre Karloutsos a obtenu l’annulation d’une série de rencontres entre la délégation orthodoxe et des responsables officiels. Mais tout a été vain :

« Apparemment, la partie ukrainienne n’est pas en mesure de convaincre l’opinion publique internationale du bien-fondé des mesures prises par le gouvernement ukrainien contre Onuphre, ses évêques, son clergé et toute sa structure ecclésiastique dans le pays. Profitant de cette situation, l’autre partie présente l’Ukraine sur la scène internationale comme un pays qui bafoue les libertés religieuses et persécute l’Église orthodoxe. »

L’autodestruction de l’Ukraine

Le ministère ukrainien de la Culture a enlevé du registre des monuments la colonne Alexandre II d’Odessa, commémorant la visite du tsar en 1875. Immédiatement les russophobes enragés ont déclaré : « Désormais les autorités d’Odessa n’ont plus d’excuses légales. Le démantèlement doit commencer immédiatement. » Cela a été fulminé par l’organisation « Décommunisation de l’Ukraine ». Sic. Et, en attendant, la colonne a été vandalisée.

Maria Zakharova a réagi sur le fil X du ministère russe des Affaires étrangères :

Les partisans de Bandera ont pris pour cible la colonne Alexandre à Odessa. Que reste-t-il à démanteler ? La conscience ? Ils n’en ont plus depuis longtemps, si tant est qu’ils en aient jamais eu. La frénésie avec laquelle les monuments sont détruits en Ukraine témoigne de l’effondrement imminent du régime de Kiev.

Puis elle a ajouté :

Selon la supposée logique des partisans de Bandera, la ville d’Odessa, fondée dans l’Empire russe par l’impératrice russe Catherine II, « doit se débarrasser de tout ce qui est lié à l’impérialisme russe »… Quoi ? Cela veut-il dire : par l’autodestruction ?

Finlandais tordus

Les services de sécurité finlandais ont fini par admettre que les Russes ne sont pour rien dans les affaires de câbles sectionnés dans la Baltique. Mais le dire comme cela est très mauvais pour la propagande russophobe, d’autant que ça contredit frontalement le commandement militaire finlandais qui avait « la preuve de la culpabilité russe ». Il faut donc le dire de façon tordue.

Le chef des Renseignements Juha Martelius dit qu’il « n’y avait pas d’activité intentionnelle de l’Etat russe » derrière ces incidents, et que cette vision est « largement partagée » dans les cercles européens de Renseignements.

Et cela parce que la Russie « n’est pas toute-puissante » (sic) et doit se concentrer sur ce qui promeut ses intérêts. Tiens donc, quelle trouvaille.

Et le magazine Suomen Kuvalehti qui publie l’interview du chef des Renseignements conclut benoitement : « La Russie s’efforce de garantir par tous les moyens ses possibilités de libre navigation et ne prendra pas volontairement de risques susceptibles d’entraîner un affaiblissement des libertés maritimes. »

Dommage qu’ils ne s’en soient pas rendu compte tout de suite. Cela aurait évité des torrents de désinformation et de calomnie…

La censure israélienne universelle

Je ne sais pas si c’est comme ça sur toutes les chaînes, mais sur France 2 c’est spectaculaire : on ne parle PLUS DU TOUT des dégâts de la guerre en Israël, depuis que le gouvernement israélien a interdit d’en publier des images. On parle de l’Iran, du Liban, des émirats, mais pas un mot de ce qui se passe en Israël.

Or le fait même que les autorités israéliennes interdisent de montrer des images indique qu’il y a des dégâts importants… et prouve que le « dôme de fer » est devenu une passoire. Les images que certains réussissent à faire passer montrent en effet des ruines impressionnantes et des missiles qui ne sont pas interceptés. L’interdiction visait sans doute d’abord à ce qu’on ne voie pas que l’immeuble du siège du Mossad a (aurait) été entièrement détruit (de fait on ne peut pas le confirmer).

Il est tout de même inouï que la télévision française obéisse aux ordres du gouvernement israélien, et que ces bouffons qui se gargarisent de la « liberté de la presse » censurent les images des ruines de Tel Aviv au lieu de chercher à s’en procurer…