L’icône de Tachla

Le 21 octobre on fête en Russie l’cône de la Mère de Dieu « Délivrance de ceux qui souffrent de l’adversité ». C’est une toute petite icône (9,3 x 11,2 cm) qui fut découverte en 1917 selon le mode traditionnel du songe. Une jeune femme de Tachla, dans la région de Samara, Catherine Tchougounova, voit trois fois la Mère de Dieu pendant son sommeil, lui indiquant un endroit où est enfouie une icône. La troisième fois la Mère de Dieu se fait très insistante. Un matin, Catherine voit deux anges qui tiennent une icône très brillante et disparaissent dans un ravin. On finit par creuser à cet endroit, et on trouve une petite icône à quelque 70 cm de profondeur. Aussitôt apparaît une source, qui sera l’une des plus abondantes de la région bien que les bolcheviques tentent de la boucher dans les années 1920. L’icône, qui accomplit un premier miracle dès son transfert à l’église du village, sera cachée par les habitants pendant l’époque des persécutions, jusqu’en 1947 quand l’église peut ouvrir de nouveau, et devient un lieu de pèlerinage. Le site est peu à peu aménagé après la reconnaissance officielle par l’Eglise orthodoxe russe en 1981, et en 2005 une église est construite à proximité du lieu d’apparition de l’icône, et de la source. (On peut voir une vidéo amateur ici.)

On lira ci-après l’émouvante relation des faits par l’amie de Catherine, Théodosie, « devant la Croix et l’Evangile ».

Une association de jeunes « Cosaques de Tachla » fait circuler l’icône un peu partout, en racontant son histoire et ses miracles. On trouve sur YouTube une vidéo de la présentation de l’icône, le 27 septembre dernier, au collège médical de Ieïsk, sur la mer d’Azov, en face de Marioupol. C’est ainsi que je l’ai découverte.

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Groupuscule présidentiel

Selon Le Figaro, le parti présidentiel Renaissance compte actuellement 8.500 adhérents à jour de leurs cotisations.

La République en marche ne marchait plus, Renaissance est en déshérence. Le nouveau secrétaire général, désigné le mois prochain, sera le chef d’un groupuscule.

Violence woke d’Etat

C’était le 4 octobre. Des militants du « Syndicat de la Famille » (ex Manif pour tous) manifestaient pacifiquement devant le rectorat d’Aix-en-Provence, avec une banderole : « Transsexualité/wokisme, laissez nos enfants tranquilles ».

Un employé du rectorat est sorti, a pris un tract qu’un jeune lui présentait, l’a déchiré et a donné un très violent coup de poing à une militante. Hématomes, triple fracture du nez, 7 jours d’ITT.

« Nous interpellons Anne Genetet, ministre de l’Education nationale », disait mardi le Syndicat de la Famille.

Il n’y a eu aucune réaction du ministère…

En Autriche

Le Parti de la liberté (FPÖ), sous la direction de Herbert Kickl, a fait le plus gros score de son histoire en arrivant premier aux législatives avec 28,8% des voix, soit 13 points de plus que la dernière fois. Tandis que le parti conservateur au pouvoir (ÖVP) a dégringolé de plus de dix points à 26,3%.

Logiquement Herbert Kickl devrait donc devenir chancelier, mais ce ne sera pas le cas, comme partout ailleurs. Car il faut « sauver la démocratie » des « populismes ». Et le Parti de la liberté ose parler de « remigration », terme « complotiste » honni et contraire aux « valeurs de l’Europe », et il est hostile aux sanctions contre la Russie, ce qui est insupportable. Et il était contre la dictature « sanitaire ». Etc.

Donc en Autriche aussi on va bricoler un gouvernement qui ne représentera pas les électeurs…

La dictature en marche

Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour supprimer la liberté d’expression. Dans un monde « libéral », cela paraît impossible. Mais le biais a été trouvé : il s’agit de présenter cela comme la « lutte contre la désinformation », afin de « sauver la démocratie » mise en péril par les « complotistes ».

John Kerry vient de passer un nouveau seuil. Il vient de dire explicitement que le premier amendement de la Constitution américaine, celui qui garantit la liberté d’expression est « un obstacle majeur » dans ce combat contre la désinformation et pour la démocratie. La conclusion obvie est qu’il faut donc supprimer le premier amendement…

Jusqu’ici il paraissait impensable qu’un Américain s’en prenne au sacrosaint « premier amendement ». Le fait que John Kerry le fasse n’est donc pas anodin.

John Kerrry, sénateur pendant 15 législatures et enfin président du comité des affaires étrangères du Sénat, puis ministre des Affaires étrangères des Etats-Unis sous Obama, a été fait « envoyé présidentiel spécial pour le climat » par Jobidon. Son mandat s’est terminé en mars dernier, mais c’est toujours ès qualités qu’il pontifiait mercredi dernier devant le Forum économique mondial. Il évoquait donc les « entités » qui désinforment sur le réchauffement climatique, et il en tirait des conclusions générales :

« Vous savez, il y a beaucoup de discussions sur la façon de limiter ces entités afin de garantir une certaine responsabilité sur les faits, etc. Mais si les gens ne s’adressent qu’à une seule source, et que cette source est malade, qu’elle a un programme et qu’elle diffuse de la désinformation, notre premier amendement constitue un obstacle majeur pur pouvoir simplement, eh bien, la faire disparaître.

« Ce dont nous avons besoin, c’est de conquérir le terrain, de gagner le droit de gouverner, en espérant gagner suffisamment de voix pour être libres de mettre en œuvre le changement. »

« L’aversion et l’angoisse suscitées par les médias sociaux ne cessent de croître. Cela fait partie de notre problème, en particulier dans les démocraties, lorsqu’il s’agit de construire un consensus autour d’une question. Il est vraiment difficile de gouverner aujourd’hui. Les référents que nous avions l’habitude d’avoir pour déterminer ce qui est un fait et ce qui ne l’est pas ont été éviscérés, d’une certaine façon. Et les gens choisissent eux-mêmes où ils vont pour leurs nouvelles, pour leurs informations. On entre alors dans un cercle vicieux ».

« Les démocraties du monde entier sont aujourd’hui confrontées à l’absence d’une sorte d’arbitre de la vérité, et personne ne définit ce que sont réellement les faits.

« Je pense que les démocraties sont actuellement confrontées à de grandes difficultés et qu’elles n’ont pas prouvé qu’elles pouvaient agir assez vite et assez fort pour relever les défis auxquels elles sont confrontées, et pour moi, cela fait partie de l’enjeu de cette élection. Allons-nous faire baisser la fièvre aux États-Unis ? »