Bon sens slovaque

Le Parlement slovaque a adopté un amendement constitutionnel, à la majorité des deux tiers (90 députés), inscrivant dans la Constitution qu’il n’y a que deux sexes, masculin et féminin, et interdisant l’adoption aux « couples » de même sexe (le mariage ayant déjà été défini en 2014 comme l’union d’un homme et d’une femme »), ainsi que la GPA.

L’amendement, proposé par le parti social-démocrate de Robert Fico, affirme à cette occasion la souveraineté de la Slovaquie dans les « matières culturelles et éthiques ».

« La primauté de la loi de l’UE n’est pas négociable », a réagi le Commissaire européen chargé de la Démocratie, de la Justice et de l’Etat de droit.

Eh bien c’est le commissaire en charge de la défense de l’Etat de droit qui viole l’Etat de droit (sans surprise). Car les questions culturelles et éthiques relèvent des Etats de l’UE et non de Bruxelles.

Et les hauts cris des eurocrates et de la Commission de Venise n’y changent rien. Les prétendus « droits » LGBT n’en sont pas dans les traités européens.

Robert Fico est parfaitement fondé à justifier l’amendement en invoquant « les traditions, l’héritage culturel et spirituel de nos ancêtres » pour rétablir « le bon sens ». Il avait déjà souligné la nécessité de veiller à ce que « personne ne puisse se proclamer un hélicoptère, un chat ou un chien ».

Polyparenté polyamoureuse

Puisqu’on reconnaît qu’un enfant peut avoir deux pères, il peut bien en avoir trois ou quatre. Une fois qu’on a détruit l’ordre naturel, il n’y a aucune raison que le délire pervers (satanique) s’arrête.

Ainsi trois mâles Québécois viennent d’être autorisés à adopter un enfant.

Ils étaient deux quand ils avaient fait la demande d’adoption. En 2018, comme le couple devient un trouple, ils signalent leur nouvelle situation « familiale ». On leur refuse alors l’adoption, au motif que « la loi actuelle au Québec permet de reconnaître au maximum deux parents ».

Leur avocate a déposé une requête, demandant la révision de la décision qui viole « les droits à l’égalité et à la dignité des demandeurs », lesquels ont été « discriminés en raison du statut de leur famille et de leur état matrimonial de type polyamoureux ».

Les trois hommes ont alors été invités à formuler une nouvelle demande, laquelle a été acceptée.

Mais leur combat n’est pas terminé. Car la loi du Québec n’a pas encore été modifiée, et le troisième mâle n’est qu’une « figure parentale », et non un père à part entière.

Or en avril dernier la Cour supérieure du Québec a considéré « inconstitutionnel » le fait de refuser la « pluriparenté ». Mais le gouvernement a fait appel.

Les tribunaux de l’Ontario, de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan ont déjà accepté de reconnaitre « plus de deux parents ».

Encore un

Le juge en question n’est pas un simple juge fédéral, c’est Brett Kavanaugh, un des 9 juges de la Cour suprême des Etats-Unis, nommé par Donald Trump lors de son premier mandat.

L’un des avocats de l’accusé souligne que Nicholas Roske s’appelle désormais “Sophie Roske” et que son équipe juridique se référera à lui en utilisant des pronoms féminins. Et que la défense n’utilisera pas le nom légal de Roske « par respect pour elle »…

L’Eglise LGBT

Léon XIV a annoncé officiellement, en inaugurant le village Laudato Si’ de Castel Gandolfo, le 5 septembre, que le restaurant du village sera une succursale du groupe Phil Stefani de Chicago, comme prévu par François.

Le chef sera Art Smith, cuisinier de diverses stars américaines.

Art Smith était un des invités de Léon XIV le 18 mai au Vatican. En publiant la photo ci-dessus, il écrivait : « J’ai eu l’incroyable honneur d’assister à l’investiture du Pape Léon XIV au Vatican – une expérience vraiment inoubliable. »

Art Smith est un militant LGBT de longue date. Il est « marié » à Jesus Salgueiro qui se présente ainsi sur sa page Instagram : « Artiste aimant la vie et remerciant Dieu pour toutes ses bénédictions. » Jesus Salgueiro était avec son « mari » le 18 mai au Vatican, et il a écrit : « Bénédiction du Pape Léon, quel honneur d’être au premier rang pour son couronnement. »

« Nous avons été le premier couple de même sexe de l’histoire du diocèse de Chicago à faire baptiser nos enfants à la cathédrale, dit Art Smith. Le pape François, Sa Sainteté, a envoyé une bénédiction manuscrite personnelle à chaque enfant lors de leur baptême. » Ils ont été baptisés par le recteur de la cathédrale, Mgr Dan Mayall.

Art Smith et Jesus Salgueiro ont été intronisés au Chicago LGBT Hall of Fame (Panthéon LGBT de Chicago) en 2006. On peut y lire ceci :

« Tout au long de sa carrière, Smith a participé et contribué à de nombreuses collectes de fonds pour des organisations caritatives, au sein et en dehors des communautés LGBT, notamment le concours culinaire de célébrités sponsorisé par Gender PAC au profit du Center on Halsted. »

[GenderPAC est une organisation de défense des droits LGBT basée à Washington ; le Center on Halsted est le centre communautaire LGBT de Chicago.]

« Salgueiro crée des rendus éblouissants de plaques d’égout provenant de villes du monde entier ; il considère son art comme “une expression d’amour”. »

« Les deux hommes voyagent ensemble pour enseigner la cuisine et l’art à des enfants du monde entier, partageant leur amour et leurs talents dans des endroits aussi divers que l’Afrique du Sud, la Croatie et Los Angeles. »

Art Smith raconte :

« Mon mari, Jesus Salgueiro, et moi-même ne sommes pas étrangers à l’égalité. Nous avons accueilli Equality Illinois, nous nous sommes attaqués à Chick-fil-A, et lorsque Barilla s’est montré méchant, je l’ai dénoncé publiquement et j’ai déclaré que je ne servirais pas de pâtes Barilla dans mes restaurants. En 2013, j’ai commencé à organiser le Big Gay Ice Cream Social au South Beach Wine & Food Festival… C’était le tout premier événement LGBT de leur histoire. Et lorsque Equality a commencé à se développer, j’ai organisé 101 mariages gays, une cérémonie de mariage collective pour les couples LGBT. »

Voilà qui ouvre des perspectives pour les animations du restaurant du village écolo de Castel Gandolfo.

*

Le P. James Martin S.J., qui a oublié d’être idiot, souligne que la réponse de Léon XIV sur la question LGBT n’est pas du tout que la doctrine de l’Eglise ne peut pas changer, mais qu’avant de penser à changer la doctrine il faut changer les attitudes :

« Le Saint-Père a 100% raison quand il dit qu’avant quoi que ce soit d’autre il faut changer les attitudes ».

De fait, le pape a dit :

« Les gens veulent que la doctrine de l’Église change, veulent que les attitudes changent. Je pense que nous devons changer les attitudes avant même d’envisager de changer ce que dit l’Église sur une question donnée. (…) Je trouve très improbable, en tout cas dans un avenir proche, que la doctrine de l’Église en matière de sexualité et de mariage change. »

Au sujet de l’ordination des femmes au diaconat :

« Pour l’instant, je n’ai pas l’intention de changer l’enseignement de l’Église sur ce sujet. »

C’était la pensée de François : on lance des processus, et on verra ce qui se passera. Les processus sont muris et développés par la synodalité (que Léon XIV vient précisément de louanger). Il n’y a plus de doctrine catholique immuable. Tout peut changer, il suffit de travailler à ce qu’émerge un consensus.

Les pervers

Les écoles publiques de Seattle (la plus grande ville de l’Etat de Washington) font savoir aux parents qu’ils ne sont pas autorisés à exempter leurs enfants de l’« enseignement inclusif LGBT », qui enseigne la « transition de genre » dès la maternelle, alors qu’ils peuvent les exempter des cours d’éducation sexuelle :

« L’enseignement sur les identités LGBTQ dispensé à des fins telles que la prévention du harcèlement ou la création d’environnements sûrs et accueillants ne fait pas partie de l’éducation sexuelle complète et n’est donc pas soumis à une clause d’exemption. »

Le district scolaire s’appuie sur les directives de l’Etat et des districts urbains de Californie et de New York. Il souligne que les enfants de maternelle doivent « comprendre qu’il existe de nombreuses façons d’exprimer son genre », et ils le feront grâce au livre « Voici Teddy » : « Voici Teddy initie les plus jeunes lecteurs à la compréhension de l’identité de genre et de la transition dans une histoire accessible et réconfortante sur le fait d’être fidèle à soi-même et d’être un bon ami. » Dans le livre, l’ours en peluche dit à son ami : « Dans mon cœur, j’ai toujours su que j’étais une oursonne, pas un ourson. J’aimerais m’appeler Tilly, pas Thomas », et son ami l’approuve.

Les élèves de CP, quant à eux, lisent « Mon garçon princesse », qui raconte l’histoire d’« un jeune garçon qui aime qui aime s’habiller avec des robes de fille ». En CE1, on lit « La nouvelle robe de Jacob ».

La séparation artificielle et absurde entre l’éducation sexuelle et l’endoctrinement LGBT (comme si les relations sexuelles entre personnes de même sexe et le changement de genre n’avaient pas de rapport avec la sexualité…) est nécessaire pour contourner le récent arrêt de la Cour suprême confirmant que les parents ont le droit d’exempter leurs enfants de l’éducation sexuelle…

On remarque que le prétexte à l’endoctrinement LGBT est le même que celui qui est désormais imposé dans nos écoles : « la prévention du harcèlement ou la création d’environnements sûrs ».

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Le département de l’enfance et de la famille du Massachusetts a signifié à deux familles d’accueil (notées comme exemplaires) qu’on ne leur confierait plus de petits enfants tant qu’ils refuseraient d’accepter d’approuver la confusion sexuelle des futurs enfants qui leur seraient confiés, y compris le soutien à la « transition de genre ».

Il y a plus 1.400 enfants qui n’ont pas de foyer dans cet Etat. Mais pour les pervers du département de l’enfance et de la famille l’idéologie contre nature est plus importante que le bien-être des enfants.

Les deux familles portent plainte contre l’Etat pour violation de la liberté religieuse.