Le Festival international du film de Toronto a annoncé « mettre en pause » la projection du documentaire Russians at war, avant la première qui devait avoir lieu aujourd’hui, en raison de « menaces significatives pour les opérations du festival et la sécurité du public ».
Vu d’ici, il est impossible de savoir si le Festival s’est simplement couché devant les ukronazis canadiens soutenus par le politiquement correct et devant l’oukase du soi-disant gouvernement ukrainien, ou si les menaces des ukronazis canadiens étaient de réelles annonces d’attaques violentes. Ou un mélange des deux.
Rappelons qu’il s’agit d’un film franco-canadien, et donc que le Festival international du film de Toronto refuse de projeter une œuvre très officiellement cofinancée par l’Etat canadien.
Telle est la censure. Celle, en fait, d’un documentaire qui a le tort d’être… un documentaire sur la guerre en Ukraine. Mais, et cela est très significatif, montrer la réalité telle qu’elle est, c’est considéré comme de la « propagande russe », même si c’est financé par la France et le Canada, pays dont les gouvernements sont parmi les plus russophobes de la planète.
J’apprends que Chrystia Freeland, vice-Premier ministre du Canada, y était allée de sa condamnation du film, déclarant qu’« il ne pouvait pas y avoir d’équivalence morale dans cette guerre » (alors que ce n’est pas du tout le sujet).
Chrystia Freeland est cette personne qui dès le début de la guerre en Ukraine manifestait avec une banderole bandériste, conformément à la tradition familiale, puisque son grand-père avait été le rédacteur en chef de la principale publication nazie en Ukraine avant de se réfugier au Canada.
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