Résistance suisse

Alors que le documentaire Russians at war a été déprogrammé du Festival du film de Toronto sur pression des nazis ukrainiens du Canada, le Festival du film de Zurich affirme qu’il sera projeté conformément au programme.

Le soi-disant ministère ukrainien de la Culture s’est dit « scandalisé » et a averti que la projection du film ruinerait la réputation du Festival : « Il s’agit d’un film de propagande qui blanchit les crimes de guerre, et non d’un documentaire. Les vrais Russes en guerre sont des envahisseurs, des criminels de guerre et des violeurs. Les couvrir, c’est se rendre complice. » Le soi-disant ministère fait savoir que la réalisatrice russo-canadienne, Anastasia Trofimova, a été placée sur la liste des « personnes représentant une menace pour la sécurité nationale ».

Mais le directeur du festival, Christian Jungen, a expliqué que « les films doivent inciter à la discussion » et qu’il considère le documentaire « comme un film anti-guerre ».

Au fait, c’est un film franco-canadien. Qu’en est-il de sa projection en France ?


En savoir plus sur Le blog d'Yves Daoudal

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Une réflexion sur “Résistance suisse

  1. « Au fait, c’est un film franco-canadien. Qu’en est-il de sa projection en France ? »

    On peut toujours rêver! Je me souviens du dessin animé « Animal Farm » (1954) d’après Orwell qui avait été interdit de projection en France après les vociférations hystériques du PCF stalinien et la lâcheté des « élites » culturelles jusqu’en 1993 . Le roman (1945) avait aussi été censuré en Europe occidentale.

    « Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres « 

    Orwell écrivait à ce propos:

    « Ce qu’il y a de plus inquiétant dans la censure en Angleterre, c’est qu’elle est pour une bonne part volontaire. […] Quiconque a vécu quelque temps dans un pays étranger a pu constater que certaines informations, qui auraient normalement dû faire les gros titres, étaient passées sous silence par la presse anglaise, non en vertu d’une intervention du gouvernement, mais parce qu’il y a eu un accord tacite pour considérer qu’il « ne fallait pas » publier de tels faits ». Pareil pour ce qui se passe en Ukraine.

    J’aime

Laisser un commentaire