Sagesse russe

Réponse de Sergueï Lavrov à la question : « Pourquoi la Russie se laisse-t-elle constamment tromper ? »

L’essence de notre peuple réside dans la patience. Nous sommes, après tout, une nation pieuse. Notre peuple multinational compte de nombreux proverbes sur la grande patience de notre peuple : « Dieu a été patient, et Il nous a ordonné de l’être », « Mesure sept fois, coupe une fois », « On attend trois ans ce qui est promis »… Cela révèle également une certaine psychologie. Mais cela n’a rien à voir avec une naïveté de caractère national perpétuée par de longs événements historiques. C’est avant tout l’espoir que même la personne la plus méprisable ne puisse être totalement dépourvue de décence, pour le dire simplement. Ilya Mouromets est resté allongé sur le poêle pendant 33 ans, attendant le moment où ses services seraient nécessaires à la Patrie.

La tromperie est le fondement de la diplomatie occidentale. Et c’est toujours le cas aujourd’hui. Quant à nous, nous avons l’habitude d’agir de manière noble, on peut même dire comme des gentlemen.

En substance, c’est la même chose.

Et aussi, invité à commenter le fait que le Secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats et le directeur de la CIA se trouvaient à Moscou le même jour (ce qui a suscité des torrents de commentaires délirants), Lavrov a répondu :

« Dans les deux cas, ces visites reflètent la volonté de ceux qui nous ont rendu visite de venir nous parler. »

La Finlande en chute libre

L’économie finlandaise en chute libre : de la critique envers le sud de l’Europe à une situation où le chômage dépasse celui de l’Espagne et où la dette avoisine celle du Portugal

• Pendant des années, la Finlande était le modèle à suivre pour de nombreux pays européens.

• En 2012, la Finlande critiquait l’octroi d’aides aux pays du Sud, Helsinki exigeant davantage de contreparties.

• Aujourd’hui, elle affiche le taux de chômage le plus élevé d’Europe et sa dette publique échappe à tout contrôle.

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« Certains diront que la vengeance est un plat qui se mange froid », n’hésite pas à dire le magazine économique espagnol El Economista devant la faillite de l’économie finlandaise. Car il est loin le temps où « sa position privilégiée lui permettait de réprimander les pays du sud de l’Europe » et de tenir « une position quelque peu intransigeante en exigeant des pays du Sud une discipline budgétaire stricte »…

Le très long article s’étend sur les causes lointaines du problème finlandais, en restant très discret sur les causes immédiates pourtant manifestes. Une seule phrase :

« Par la suite, l’invasion russe de l’Ukraine a mis fin à une grande partie des échanges commerciaux et du tourisme avec la Russie voisine et a contraint le pays à augmenter considérablement ses dépenses de défense. »

« A contraint… » On voit que la russophobie espagnole est du même acabit que celle des pays du nord.

Le fait est que le rideau de fer hermétique installé à la frontière russe est une catastrophe pour la Finlande, qui avait des relations commerciales intenses avec la Russie et où venaient de très nombreux touristes russes.

Telle est la double peine que s’infligent les pays riverains de la Russie : aux retombées des sanctions contre la Russie s’ajoute la double peine de la fin des revenus du commerce et du tourisme russes.

C’est le lot aussi des petits roquets baltes. Le plus excité étant ce jour la Lettonie. Elle réclame 7 milliards d’euros de Bruxelles « pour contribuer à financer la hausse des dépenses de défense et les retombées économiques de la rupture des liens avec Moscou »… Parce que « nous payons pour la défense de toute l’Europe », ne craint pas d’aboyer le Premier ministre Andris Kulbergs… Et en Lettonie il n’y en a pas un pour racheter l’autre : le parti « d’extrême droite » La Lettonie d’abord dit lui aussi que le pays doit recevoir un soutien particulier de Bruxelles en retour de son soutien aux mesures punitives contre Moscou…

Le bateau-église missionnaire de l’Ob

Le 10 août, le bateau-église Saint-André est parti de Novossibirsk pour sa 30e tournée missionnaire. Pendant deux semaines il vogue sur l’Ob et s’arrête dans les villages. A bord, des prêtres, des médecins de diverses spécialités (avec des appareils d’échographie et d’électrographie), des travailleurs sociaux viennent en aide à ceux qui en ont besoin.

Depuis 30 ans, plus de 100.000 personnes ont reçu des soins médicaux, et environ 20.000 personnes ont été baptisées.

Le bateau et son équipage ont été bénis par le métropolite Bartholomée de Novossibirsk : « Aujourd’hui, nous prions pour que le Seigneur fortifie ceux qui se sont lancés dans cette aventure missionnaire. Ce merveilleux projet, unique en son genre dans toute la Russie, rassemble notre communauté et nous offre l’occasion de transmettre la parole de Dieu et d’apporter notre soutien à de nombreuses personnes. »

Un avertissement de Poutine à Macron et consorts

Vladimir Poutine, à bord du croiseur Varyag au large de Sakhaline, où la marine russe mène des exercices :

« Nous constatons que les autorités de certains pays, en violation du droit maritime international, tentent de restreindre la circulation des navires de nos opérateurs économiques, des navires pacifiques, je tiens à le souligner. Et récemment, ils ont même envisagé de saisir nos navires et de vendre les biens qu’ils nous ont volés. Il va de soi qu’il ne s’agit de rien d’autre que de piraterie et de brigandage. Si cela commence à se produire dans les faits, nous serons contraints de riposter de la même manière, et pas forcément dans les eaux où des attaques contre nos navires sont planifiées, mais partout où nous-mêmes le jugerons nécessaire et approprié. »

Explications de Dmitri Medvedev :

« Les chiens d’Europe occidentale aboient bruyamment à propos de ce qu’ils appellent la « flotte fantôme » russe. Essayons de comprendre de quoi il s’agit. Il s’agit de navires commerciaux ordinaires qui naviguent sous des pavillons autres que russes, mais qui effectuent des transports dans nos intérêts. Ce type de pavillon est généralement appelé « pavillon de commodité » ou « pavillon de complaisance ». C’est un système dans lequel un navire est enregistré dans un pays autre que celui de son propriétaire, afin de réduire les impôts et les réglementations. Parmi ces pays figurent le Panama, la Liberia, les Îles Marshall, les Bahamas, le Belize, les Bermudes, les îles Caïmans, Chypre, Malte et les Seychelles. Bien sûr, aucun des « chiens » européens n’a le droit de retenir de tels navires, ni en vertu de la Convention sur le droit de la mer de 1982, ni en vertu de la législation nationale. C’est un pur abus de pouvoir. Mais de cela découle une conclusion importante : la grande majorité des navires européens naviguent également sous des pavillons de commodité. Et qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que, en adoptant une approche symétrique (ce qui est juste), la Russie a le droit d’attaquer tout navire commercial d’un pays ennemi, qu’il se trouve dans nos eaux ou dans des eaux neutres, s’il existe des soupçons suffisants qu’il transporte une cargaison dans l’intérêt de l’adversaire. C’est-à-dire, n’importe quelle cargaison ! Et il y a beaucoup de ces navires. Nos forces armées sont capables d’étendre considérablement leurs opérations au-delà du bassin de la mer Noire ! C’est exactement ce que le commandant de la flotte du Pacifique a rapporté aujourd’hui au commandant suprême. »

Nouveaux Cosaques

Le jour du Baptême de la Rus’ (28 juillet), une cérémonie d’intégration chez les Cosaques s’est déroulée au sein de la Brigade « Don » du Corps des Volontaires.

Le commandant de brigade, l’ataman du camp et l’aumônier de l’unité, le père Alexeï, étaient présents. « À partir d’aujourd’hui et pour toujours, vous êtes Cosaques, guerriers du Christ. Portez ce titre avec honneur ; glorifiez-vous vous-mêmes et les Cosaques de Russie ! »

Cette cérémonie d’intégration symbolise l’entrée dans la fraternité cosaque et l’engagement à servir la patrie, à perpétuer les traditions spirituelles et culturelles et à assumer la responsabilité du destin de son peuple.

Un office a ensuite été célébré dans l’église de campagne, et l’événement s’est conclu par une sonnerie de cloches festive.