Suisse-Ubu

Trois personnes ont été interpellées en Suisse après la première utilisation hier de la capsule Sarco de « suicide assisté ». (La première avait été annoncée pour juillet, mais finalement la candidate avait été recalée pour cause de « détérioration de sa santé mentale »)

Dès l’annonce de l’événement, la police du canton de Schaffhouse, le service médico-légal, et le parquet cantonal « sont intervenus sur les lieux du crime ». La capsule a été saisie et le corps du suicidé assisté a été transporté à la morgue pour autopsie.

Le parquet a ouvert une procédure pénale pour « incitation et complicité au suicide ». « Le ministère public enquête également pour savoir si d’autres infractions pénales ont été violées. »

Pourtant l’incitation et la complicité au suicide sont parfaitement légales en Suisse, puisque au moins deux organisations vivent de ce commerce. Sans doute la capsule Sarco doit-elle être considérée comme une concurrence déloyale (la société « Exit Switzerland » qui a mis au point la capsule n’a aucun lien avec l’organisation suisse Exit)…

Selon le ministre de la Santé, le dispositif n’est « pas conforme au droit ». Parce que, « d’une part, la capsule ne remplit pas les exigences de la législation sur la sécurité des produits et ne peut donc pas être mise sur le marché ». En effet, si par hasard elle ne tuait pas comme promis, ce serait embêtant. Et, « d’autre part, l’utilisation d’azote dans la capsule n’est pas compatible avec l’article sur le but de la loi sur les produits chimiques ». On a le droit de tuer avec d’autres produits, mais pas avec de l’azote…


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