Les distinctions du cardinal Cupich

Jeudi prochain, le cardinal Cupich, archevêque de Chicago, remettra le prix Nostra Aetate au milliardaire Michael Sacks, soutien du parti démocrate et financier, à hauteur de 600.000 $, des initiatives pour un plein accès à l’avortement dans l’Illinois, officiellement « Etat refuge » pour les femmes qui ne peuvent pas avorter dans leur Etat et bénéficient donc des largesses de Sacks.

A ceux qui se permettent de critiquer son choix, le cardinal Cupich répond :

« Honorer des personnes qui ne partagent pas les enseignements fondamentaux de l’Eglise catholique, c’est reconnaître leur dignité, leur rôle dirigeant, et leur service auprès de leur communauté, sans pour autant impliquer que l’on approuve chacune de leurs déclarations ou prises de position. »

Il y a un an, Cupich avait décidé de remettre ce prix au sénateur démocrate Dick Durbin, militant de l’avortement (y compris par démembrement du fœtus) et de l’immigration. La polémique avait conduit Dick Durbin à renoncer à son prix.

Veto princier

Pour la première fois depuis le début de son règne il y a 22 ans, le prince régent du Liechtenstein a opposé son veto à une loi du Parlement de la principauté.

Le 2 septembre, le Parlement avait adopté, par 13 voix contre 12, une loi dépénalisant l’avortement jusqu’à 12 semaines, supprimant l’interdiction de faire la promotion de l’avortement, et permettant à l’assurance maladie de financer l’avortement.

Le 10 octobre, le prince Aloïs, comme prévu, a opposé son veto. Le Palais a fait savoir :

Le prince héritier Aloïs de Liechtenstein a consacré une attention considérable ces derniers mois à l’initiative populaire proposant l’instauration d’un délai légal pour l’avortement, ainsi qu’aux questions plus générales relatives à l’IVG, et a mené de nombreux débats sur le sujet. Après mûre réflexion, il demeure convaincu que la réforme proposée est incompatible avec la protection adéquate de la vie prénatale en tant que valeur juridique fondamentale. Le prince héritier ne donnera donc pas son approbation au projet de loi adopté par le Landtag le 2 septembre 2026, instaurant une réglementation sur le délai légal pour l’avortement au Liechtenstein.

(Le prince en titre est toujours Hans-Adam II, mais en 2004 il a délégué ses pouvoirs à son fils aîné Aloïs, comme son père l’avait fait pour lui.)

Alabama : trois avortements par an

Les statistiques du ministère de la Santé de l’Etat d’Alabama font apparaître qu’il y a eu trois avortements dans l’Etat en 2025, ce qui montre l’efficacité des lois pro-vie (le droit à la vie et le caractère sacré de la vie de l’enfant à naître sont inscrits dans la Constitution). L’avortement n’est permis qu’en cas de menace pour la vie de la mère en raison d’« anomalies létales » du fœtus. Il y avait déjà eu seulement trois avortements en 2024.

Le rapport signale que 1.830 femmes sont allées avorter dans un autre Etat.

Le gouvernement de l’Alabama reconnaît qu’il ne sait pas combien de femmes ont avorté au moyen de la pilule abortive, envoyée par courrier depuis un autre Etat. Le procureur général a envoyé une lettre de mise en demeure à six compagnies qui envoient la pilule abortive, les informant qu’elles violent la loi de l’Alabama et risquent une amende de 2.000 $ pour chaque violation.

L’avortement en Russie

Le père Théodore Loukianov, responsable de la Commission du patriarcat de l’Eglise orthodoxe russe pour les affaires familiales et la protection de la maternité et de l’enfance, a indiqué que le nombre de cliniques privées en Russie ayant volontairement cessé de pratiquer des avortements a plus que doublé en un peu plus d’un an.

Le P. Loukianov s’exprimait à l’occasion de la prière pour les défenseurs de la vie à naître et pour l’éradication de l’avortement, célébrée le 10 octobre en l’église de l’Annonciation du parc Petrovski de Moscou. (L’office « pour l’illumination de ceux qui envisagent de détruire un enfant dans le sein maternel » a été approuvé par le saint-Synode en 2025).

« Grâce à la position de Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, qui témoigne avec constance du caractère sacré de la vie des enfants à naître, notre pays a accompli des progrès significatifs dans leur protection. Certes, il reste encore beaucoup à faire, mais nous savons aujourd’hui qu’au cours des cinq dernières années, 1.500 cliniques privées de la Fédération de Russie ont volontairement cessé de pratiquer des avortements. »

En mai 2025 il en comptait 686. Leur nombre a donc augmenté de près de 120% depuis lors.

Le P. Loukianov a précisé que dans 19 régions les cliniques privées ont totalement cessé de pratiquer des avortements, et 60% d’entre elles dans 25 régions. Tandis que des lois interdisant l’incitation à l’avortement ont été adoptées dans 32 régions.

« L’infanticide devient peu à peu ce qu’il doit être : un mal qu’il faut extirper du corps de notre pays et des âmes humaines. Personne ne devrait dire que c’est normal, que cela fait partie de la vie humaine. Non. L’homme est à l’image de Dieu, qui donne la vie. La mort ne fait pas partie de notre nature. Le meurtre d’enfants innocents à naître ne saurait, où que ce soit, devenir la norme. Et s’il devient la norme, alors l’homme cesse d’être un homme. »

Spécialité : euthanasie

L’Etat australien du Queensland publie son rapport sur l’euthanasie, donnant les chiffres enter le 1er juillet 2025 et le 30 juin 2026.

Au cours de cette période, 2092 personnes ont été évaluées comme « éligibles à l’euthanasie ou au suicide assisté » (sic) : un chiffre en hausse de 9% par rapport à la période précédente. Soit moins que dans l’Etat de Victoria (celui de lac capitale), où les « éligibles » ont augmenté de 20%.

On remarque que sur les 245 médecins autorisés à tuer des vieux et des malades, près de la moitié (47,3%) ne l’a pas fait en 2025-2026. A l’inverse, 57 praticiens ont tué chacun au moins 21 patients.

L’euthanasie devient donc une sorte de spécialité « médicale », comme l’avortement. Il y en a qui aiment ça…

Ce que confirme le fait que 119 des 300 médecins initialement agréés n’ont pas fait renouveler leur autorisation triennale de tuer.