Emma Bonino

Le Monde :

Libération :

La Croix, qui ne nous décevra jamais…

Emma Bonino, militante de toutes les transgressions morales, se vantait d’avoir pratiqué personnellement 10.141 avortements illégaux (en plus du sien) avant d’en obtenir la légalisation en 1978.

Elle était devenue une grande copine de François. Non pas en raison de son combat (ancien) pour l’avortement, ni même pour son militantisme LGBT, mais pour son combat acharné en faveur de l’accueil des « migrants » sans limite et sans condition.

La « psychose post-partum » permanente

Dans l’Illinois, Corie Wash, 40 ans, a étranglé son fils de deux ans. Quelques heures avant, elle avait longuement exprimé son admiration, dans un groupe de discussion sur internet, pour Lindsay Clancy, la femme qui a tué ses trois enfants de cinq ans, trois ans, et huit mois.

Le très médiatisé procès de Lindsay Clancy s’est terminé par la libération de la femme qui a tué ses enfants. La défense affirmait que Lindsay Clancy souffrait de « psychose post partum », alors que selon la partie civile elle les avait tués « intentionnellement, rationnellement et rapidement ». Il y a eu des manifestations de femmes soutenant la meurtrière. Lorsque son convoi arrivait au tribunal une haie d’honneur célébrait l’héroïne. C’est un intéressant phénomène social. Les jurés étaient convaincus de son innocence. Mais il y en avait un qui refusait ce verdict. Avec tant d’obstination que le juge a dû annuler le procès.

L’avocat de Corie Wash a aussitôt proclamé que sa cliente souffrait de « psychose post-partum » et qu’elle devait être remise en liberté pour recevoir des soins, tandis que selon le procureur « l’accusée représente une menace spécifique, réelle et immédiate pour son mari et ses trois enfants encore en vie. »

Ainsi est-on censé croire que la « psychose post-partum » est une maladie chronique qui permet de tuer ses enfants impunément.

En attendant l’euthanasie à partir de la naissance.

Le Québec 100% culture de mort

Le Collège des médecins du Québec, qui est l’unique organisme représentant les médecins de la province, « réitère que l’aide médicale à mourir peut constituer un traitement approprié pour les nourrissons souffrant de douleurs extrêmes impossibles à soulager et atteints de malformations sévères ou de syndromes polysymptomatiques graves anéantissant toute perspective de survie ».

Au Canada on peut avorter jusqu’à la naissance. Mais ensuite il y a une sorte de vide de la culture de mort, jusqu’à 18 ans où l’on peut bénéficier de l’euthanasie (et l’on y est de plus en plus poussé, sous n’importe quel prétexte).

L’euthanasie des bébés permettrait de combler ce vide. Avant la naissance : l’avortement. Après la naissance : l’euthanasie.

Une proposition de loi en ce sens avait déjà été déposée en 2024 par un membre du Collège des médecins, mais elle n’avait pas eu de suite notamment en raison des réactions. D’où la nouvelle tentative. De MÉDECINS, faut-il le souligner.

Et personne ne se préoccupe plus de ce scandale atroce des bébés avortés peu avant la naissance, qui sont extraits vivants, et qu’on laisse mourir. En 2013 le gouvernement du Canada avait refusé d’enquêter sur une statistique officielle montrant que 491 bébés avaient été laissés à l’abandon jusqu’à la mort après un avortement tardif.

Avec l’euthanasie des bébés on aurait toutes les configurations possibles de la culture de mort…

Le gouverneur catholique du Massachusetts

Maura Healey, gouverneur du Massachusetts, a signé la loi qui supprime les restrictions à l’avortement jusqu’à la naissance, une grande victoire pour la « santé reproductive » selon ses partisans.

La loi avait été adoptée par les députés de l’Etat le 22 juillet par 119 voix contre 33, et au Sénat le 31 juillet par 15 voix contre 4.

« L’avortement est un soin de santé. » « Nous croyons que les décisions concernant les soins de santé doivent être prise par les femmes et les familles et leurs médecins, pas par les politiques. »

Rappel

En mai 2024, Maura Healey, lesbienne militante, rencontrait le pape.

« En tant que catholique, je crois en notre responsabilité de prendre soin des autres, en particulier des plus vulnérables d’entre nous. Cette obligation doit également être au cœur de notre réponse au changement climatique. Ce fut un immense honneur de rencontrer Sa Sainteté le pape François la semaine dernière lors du Sommet du Vatican sur le climat. Je lui suis profondément reconnaissante pour son leadership en matière de climat, ainsi que pour les paroles sages et inspirantes qu’il a adressées aux dirigeants du monde entier : pour protéger nos populations et notre planète, nous devons « agir avec urgence, compassion et détermination, car les enjeux ne pourraient être plus importants ».

L’industrie américaine de l’avortement retrouve son financement fédéral

Le mouvement pro-vie américain constate avec amertume que les députés républicains ont failli à leur engagement, « omettant » de prolonger la mesure de Trump qui interdisait pour un an le financement fédéral des organisations pratiquant des avortements autres que pour viol, inceste ou danger de mort de la mère. Le Planning familial perdait ainsi des millions de dollars.

C’était dans le fameux “One Big Beautiful Bill Act” (BBB), un « paquet » de centaines de mesures fiscales très diverses que Donald Trump avait fait voter par le Congrès et qu’il avait solennellement signé le 4 juillet 2025 (fête nationale).

Mais il fallait voter une loi avant le 4 juillet dernier pour pérenniser la mesure. Le président de la Chambre, Mike Johnson, avait déclaré qu’il « n’allait pas permettre » que l’argent des contribuables finance l’avortement. Mais il n’a rien fait. Et à la veille du 4 juillet 2026 il n’y a eu aucune tentative de mesure d’urgence.

Le Planning familial, au lendemain de la célébration du 250e anniversaire des Etats-Unis, va donc recevoir de nouveau des fonds fédéraux.

En raison de l’amendement Hyde, le Planning familial ne peut pas utiliser directement ces fonds pour l’avortement, mais ce retour du financement fédéral montre aussi que l’Etat profond ne perd jamais longtemps…

Et cela au moment où les statistiques montrent que l’avortement est en progression aux Etats-Unis, alors même qu’il est désormais interdit dans nombre d’Etats.