GB : l’euthanasie en panne (provisoire)

La proposition de loi sur l’euthanasie en Angleterre et au Pays de Galles a dû être abandonné ce matin au bout de 14 jours d’examen à la Chambre des lords, où avaient été déposés 1.200 amendements.

Mais ce n’est que partie remise. Le texte, adopté par les députés le 20 juin dernier, sera présenté de nouveau lors de la prochaine session parlementaire, qui débutera le 13 mai. Or si un projet de loi est adopté une deuxième fois en termes identiques par la Chambre des communes, la Chambre des lords ne peut s’opposer à son adoption.

Il pourrait alors entrer en vigueur à la fin de cette deuxième session.

L’euthanasie en Uruguay

Le 15 avril, le président de l’Uruguay, Yamandú Orsi, a signé le décret d’application de la loi autorisant l’euthanasie. Le texte avait été adopté par les députés le 13 août dernier par 64 voix contre 29, et le 15 octobre au Sénat par 20 voix sur 31 votants.

Comme dans le projet français, le meurtre « euthanasique » sera classé comme « décès naturel ».

L’Uruguay est le premier pays d’Amérique latine à légaliser l’euthanasie par la loi. La Colombie et l’Equateur ont été obligés de l’accepter par décision de leur Cour constitutionnelle.

Le combat pour la vie aux Etats-Unis

Les rapports de la Louisiane sur les avortements dans cet Etat ne donnent plus de totaux. Parce qu’il y a moins de 5 avortements par an.

L’avortement est interdit en Louisiane sauf dans les cas « où la poursuite de la grossesse menacerait la vie ou la santé physique de la mère », et en cas d’« anomalie fœtale ».

En 2024 il y a eu quatre avortements, selon l’institut pro-vie Charlotte Lozier, qui a examiné les documents.

Selon le lobby de la culture de mort dit Institut Guttmacher, 5.500 femmes de Louisiane sont allées avorter dans d’autres Etats en 2023-2024.

D’autre part on ne sait pas combien de pilules abortives peuvent entrer illégalement sur le territoire de l’Etat.

Dans le Mississippi, le nouveau projet de loi sur le trafic de drogue, approuvé par 37 sénateurs contre 15 et 76 députés contre 38 prévoit des poursuites pénales jusqu’à dix ans de prison pour distribution de produits abortifs.

Mais selon Mary Ziegler, « experte en droit de l’avortement » et professeur à la faculté de droit de l’Université de Californie, « le Mississippi n’a pratiquement aucun moyen de poursuivre les prestataires qui expédient des pilules abortives depuis d’autres Etats », car « les lois de protection en vigueur dans les Etats où l’avortement est légal protègent les prestataires, les patientes et les personnes qui les assistent contre les enquêtes, les poursuites judiciaires et les poursuites pénales menées depuis d’autres Etats ».

Le Planning familial annonce quant à lui, dans son rapport 2024-2025, avoir réalisé 434.450 avortements, un nombre record, malgré les Etats qui interdisent l’avortement et les réductions des fonds de l’Etat fédéral.

Surprise écossaise

Le Parlement écossais a rejeté, par 69 voix contre 57 et une abstention, le texte légalisant l’euthanasie, dite « aide à mourir ».

Dans un pays qu’on pensait entièrement soumis à l’idéologie woke, c’est un vote étonnant. Mais il se trouve que des députés libéraux de premier plan, ainsi que les chefs travaillistes, ont ouvertement voté contre.

Quant à Ruth Maguire, député du parti national écossais, atteinte d’un cancer du col de l’utérus, elle a dit que ce projet de loi l’« effrayait » : « J’en ai des frissons rien que de penser à être assise dans une chambre d’hôpital et à ce qu’un médecin aborde le sujet avec moi alors que nous évaluons les options de traitement. En votant contre ce projet de loi, je choisis simplement de voter pour la dignité inhérente à la vie et j’exhorte mes collègues à faire de même. »

Un projet de loi similaire est en discussion au Parlement britannique, vigoureusement défendu par le Premier ministre Keir Starmer. Mais le vote écossais pourrait faire échouer la manœuvre, alors que le Parlement de Westminster apparaît très divisé sur la question.

L’avortement à Jersey

La culture de mort se porte bien à Jersey. Les députés ont adopté par 44 voix contre… 2 un projet de loi qui fait passer le délai pour l’avortement de 12 à 22 semaines.

L’avortement reste toutefois un « service payant », sauf pour les mineures, les étudiantes, les victimes de viol et les personnes bénéficiant d’une aide au revenu.

La nouvelle loi nécessite l’assentiment royal. Mais il est automatique, d’autant qu’au Royaume-Uni le délai est de 24 semaines. Ce qui est déjà réclamé par un député de Jersey…