Le Québec 100% culture de mort

Le Collège des médecins du Québec, qui est l’unique organisme représentant les médecins de la province, « réitère que l’aide médicale à mourir peut constituer un traitement approprié pour les nourrissons souffrant de douleurs extrêmes impossibles à soulager et atteints de malformations sévères ou de syndromes polysymptomatiques graves anéantissant toute perspective de survie ».

Au Canada on peut avorter jusqu’à la naissance. Mais ensuite il y a une sorte de vide de la culture de mort, jusqu’à 18 ans où l’on peut bénéficier de l’euthanasie (et l’on y est de plus en plus poussé, sous n’importe quel prétexte).

L’euthanasie des bébés permettrait de combler ce vide. Avant la naissance : l’avortement. Après la naissance : l’euthanasie.

Une proposition de loi en ce sens avait déjà été déposée en 2024 par un membre du Collège des médecins, mais elle n’avait pas eu de suite notamment en raison des réactions. D’où la nouvelle tentative. De MÉDECINS, faut-il le souligner.

Et personne ne se préoccupe plus de ce scandale atroce des bébés avortés peu avant la naissance, qui sont extraits vivants, et qu’on laisse mourir. En 2013 le gouvernement du Canada avait refusé d’enquêter sur une statistique officielle montrant que 491 bébés avaient été laissés à l’abandon jusqu’à la mort après un avortement tardif.

Avec l’euthanasie des bébés on aurait toutes les configurations possibles de la culture de mort…

Le gouverneur catholique du Massachusetts

Maura Healey, gouverneur du Massachusetts, a signé la loi qui supprime les restrictions à l’avortement jusqu’à la naissance, une grande victoire pour la « santé reproductive » selon ses partisans.

La loi avait été adoptée par les députés de l’Etat le 22 juillet par 119 voix contre 33, et au Sénat le 31 juillet par 15 voix contre 4.

« L’avortement est un soin de santé. » « Nous croyons que les décisions concernant les soins de santé doivent être prise par les femmes et les familles et leurs médecins, pas par les politiques. »

Rappel

En mai 2024, Maura Healey, lesbienne militante, rencontrait le pape.

« En tant que catholique, je crois en notre responsabilité de prendre soin des autres, en particulier des plus vulnérables d’entre nous. Cette obligation doit également être au cœur de notre réponse au changement climatique. Ce fut un immense honneur de rencontrer Sa Sainteté le pape François la semaine dernière lors du Sommet du Vatican sur le climat. Je lui suis profondément reconnaissante pour son leadership en matière de climat, ainsi que pour les paroles sages et inspirantes qu’il a adressées aux dirigeants du monde entier : pour protéger nos populations et notre planète, nous devons « agir avec urgence, compassion et détermination, car les enjeux ne pourraient être plus importants ».

L’industrie américaine de l’avortement retrouve son financement fédéral

Le mouvement pro-vie américain constate avec amertume que les députés républicains ont failli à leur engagement, « omettant » de prolonger la mesure de Trump qui interdisait pour un an le financement fédéral des organisations pratiquant des avortements autres que pour viol, inceste ou danger de mort de la mère. Le Planning familial perdait ainsi des millions de dollars.

C’était dans le fameux “One Big Beautiful Bill Act” (BBB), un « paquet » de centaines de mesures fiscales très diverses que Donald Trump avait fait voter par le Congrès et qu’il avait solennellement signé le 4 juillet 2025 (fête nationale).

Mais il fallait voter une loi avant le 4 juillet dernier pour pérenniser la mesure. Le président de la Chambre, Mike Johnson, avait déclaré qu’il « n’allait pas permettre » que l’argent des contribuables finance l’avortement. Mais il n’a rien fait. Et à la veille du 4 juillet 2026 il n’y a eu aucune tentative de mesure d’urgence.

Le Planning familial, au lendemain de la célébration du 250e anniversaire des Etats-Unis, va donc recevoir de nouveau des fonds fédéraux.

En raison de l’amendement Hyde, le Planning familial ne peut pas utiliser directement ces fonds pour l’avortement, mais ce retour du financement fédéral montre aussi que l’Etat profond ne perd jamais longtemps…

Et cela au moment où les statistiques montrent que l’avortement est en progression aux Etats-Unis, alors même qu’il est désormais interdit dans nombre d’Etats.

L’Irlande refuge des criminels de l’avortement ?

Il y a seulement quelques années, l’information aurait paru surréaliste, et tout simplement absurde : une Américaine poursuivie pour avortements illicites aux Etats-Unis trouve refuge en Irlande…

Aujourd’hui c’est une réalité. L’avorteuse Margaret Carpenter, de New York, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt en Louisiane, s’est tranquillement installée dans le sud de Dublin.

Margaret Carpenter a été inculpée par la justice de Baton Rouge pour avortement criminel au moyen de substances abortives : elle avait acheté des pilules abortives par courrier pour une femme qui avait obligé sa fille à avorter alors que celle-ci préparait la « fête de révélation du sexe » de son bébé, à la mode américaine.

Margaret Carpenter a continué à envoyer des pilules abortives en Louisiane après son inculpation, et une femme enceinte de 20 semaines « a accouché après avoir consommé les médicaments abortifs qui auraient été fournis par Carpenter, avant de finalement se débarrasser de son bébé ».

Le procureur général du Texas, Ken Paxton, a également poursuivi Margaret Carpenter pour avoir envoyé des pilules abortives à une jeune femme au Texas.

Voilà une recrue de choix pour le génocide irlandais.

La pilule abortive et la Cour suprême

La Cour suprême des Etats-Unis a rendu jeudi, le jour de l’Ascension, une ordonnance par laquelle elle prolonge indéfiniment le blocage de l’arrêt qui confirmait en appel l’interdiction de l’envoi par la poste en Louisiane de la pilule abortive (que certains chez nous osent appeler un « médicament »).

Deux ordonnances provisoires dans le même sens avaient été rendues les 4 et 11 mai, en « urgence », à la demande des deux producteurs du « pesticide antihumain », comme la qualifiait le professeur Lejeune. L’un de deux laboratoires faisant valoir qu’il subissait un « préjudice irréparable ».

La loi de Louisiane est donc bloquée jusqu’à ce que la Cour suprême prenne une décision sur le fond. Cela pourrait n’intervenir que l’an prochain.

L’ordonnance n’est pas signée, mais elle a été prise à une majorité de sept contre deux. Sept juges, y compris des catholiques, considèrent donc que les profits de Danco Laboratories et GenBioPro comptent plus que la vie des êtres humains.

L’infatigable et excellent juge Clarence Thomas a fait publier son « opinion dissidente » :

« Les requérants n’ont pas droit à un sursis à l’exécution d’une décision judiciaire défavorable au motif d’un manque à gagner résultant de leur entreprise criminelle. Ils ne peuvent, d’un point de vue juridique, subir un préjudice irréparable du fait d’une décision judiciaire qui rend plus difficile la commission de leurs crimes. »

Il rappelle que la loi fédérale Comstock de 1873 interdit explicitement l’envoi par la poste de moyens de contraception, donc a fortiori de moyens abortifs.

Le juge Samuel Alito ajoute :

« GenBioPro fait brièvement allusion à la possibilité d’une perte de chiffre d’affaires. Mais une perte de chiffre d’affaires dans les États où les abortifs sont généralement illégaux ne constitue pas un “préjudice irréparable” susceptible de justifier l’octroi d’un sursis. (…) L’ordonnance non motivée de la Cour accordant des sursis dans cette affaire est remarquable. »