A Harvard

« Queering Education » : ce sera au printemps prochain un cours à l’université Harvard.

Pour ceux qui n’ont pas tout suivi, le queering est la remise en question de l’hétéronormativité et de la cisnormativité imposées par une société patriarcale dont il est urgent de détruire les préjugés.

Voici la présentation :

Ce cours explore le rôle du genre et de la sexualité dans les expériences, les opportunités et les résultats scolaires des jeunes, ainsi que le rôle des expériences scolaires dans le façonnage des notions de genre et de sexualité chez les jeunes. À bien des égards, le cours porte sur le « programme caché » de l’hétéronormativité et de la cisnormativité, ou sur les pratiques subtiles des écoles qui privilégient les identités et les manières d’être hétérosexuelles et genrées. De sorte que les étudiants du cours appliqueront le concept de programme caché à l’étude du genre et de la scolarité afin de comprendre pourquoi et comment les enfants et les jeunes ayant des identités de genre différentes vivent la scolarité différemment et pourquoi et comment la scolarité hétéronormative a un impact préjudiciable sur tous les élèves.

Une fake news de l’AFP

Comme les gazettes d’aujourd’hui se contentent de reproduire les dépêches de l’AFP, elles ont toutes en chœur titré sur Poutine qui soutient Kamala Harris. Avec les citations qui le prouvent, issues de la conférence de presse de Poutine à Vladivostok. (Voir quelques titres sur Fdesouche).

Pourtant il suffit de lire le propos de Poutine pour comprendre que c’est une blague : « S’il faut que nous choisissions un candidat, c’était Joe Biden, mais comme il ne participe plus à l’élection et qu’il recommande à tous ses alliés de soutenir Mme Harris, eh bien c’est ce que nous allons faire…. Le rire permanent et contagieux de Kamala Harris signifie que tout va bien, et si tout va bien, cela signifie que les sanctions contre la Russie seront levées par Mme Harris, puisque tout va bien… »

Au cas où on aurait un doute, ce qui est absurde puisque Poutine n’a cessé de répéter qu’il ne prenait pas parti dans l’élection américaine, il suffit de voir ses expressions, l’hilarité de la personne qui le questionne, et le rire de Maria Zakharova dans l’assistance…

En outre il prend soin d’ajouter : « Bon, sérieusement, le résultat sera décidé par le peuple américain et nous le respecterons. »

Saint Laurent Justinien

Chapitre 16 de son livre De l’incendie du divin amour, traduction de l’abbé Templier, 2e édition 1854.

Éloge de la charité

L’Écriture nous enseigne que nous ne pouvons compter sur une amitié qui ne repose pas en Dieu. D’ailleurs, comme l’amitié est un don de Dieu, il est juste que celui qui aime en vertu de ce don n’aime que Dieu ou à cause de Dieu ; car les fleuves doivent remonter à la source d’où ils prennent leur cours, et le ruisseau qui découle de la plénitude de la grâce doit remonter à son principe pour ne pas tarir.

Si nous ne regardons comme véritable amitié que celle que Dieu nous témoigne en nous appelant ses amis, si nous accomplissons ses préceptes en vue de ces paroles : « Si vous observez mes commandements, vous êtes mes amis », cette amitié de Dieu n’est que la charité par laquelle il nous a aimés avant même la constitution du monde, et qui nous a mérité la grâce de notre élection en son Fils bien-aimé.

C’est cette charité qui est la source de tous les biens et de tous les dons que nous tenons de la divine libéralité ; c’est elle qui forme et qui règle tout amour légitime, et nulle affection ne peut être bien ordonnée si elle ne puise en elle sa cause, ses modes et sa distinction. Le Livre de la Sagesse dit de cette précieuse charité qu’elle est ordonnée dès l’éternité. Ordonnée par Dieu même, c’est elle qui ordonne ensuite les esprits célestes dans leur hiérarchie, et c’est elle aussi qui détermine, suivant leurs différents états, les travaux et les œuvres des justes. Sans elle, l’amitié humaine est toujours déréglée ; c’est elle seule qui est la voie et la vie des vertus. Elle est cette voie qui mène au salut de Dieu et qui faisait dire à Isaïe : « Les affranchis et les rachetés du Seigneur marcheront dans cette voie ; ils accourront vers Sion en chantant ses louanges ; une joie éternelle couronnera leurs têtes ; ils vivront désormais dans l’allégresse et le ravissement : la douleur et les gémissements ont fui pour toujours de leurs cœurs. »

La charité est le flambeau qui éclaire toutes les actions et qui dirige toutes les affections de l’homme, pour lui apprendre en quoi consistent réellement la lumière et la paix.

La charité est comme l’huile qui surnage à la surface de tous les liquides, qui donne le brillant, et qui, par sa douceur, dissimule toutes les aspérités. C’est après avoir été oints de cette huile que les apôtres et les martyrs trouvaient des douceurs dans les rigueurs de la mort. Non seulement la charité fait disparaître l’amertume du trépas et des souffrances, mais, par une vertu toute-puissante, elle donne la mort à la mort elle-même. Est-ce que la charité de Jésus-Christ ne fut pas destructive de la mort ? Maître de la vie, il a bravé la mort, en s’écriant par la bouche de son prophète : O mort, je serai ta mort. L’amour est plus fort que la mort. Lorsque la mort nous arrache la vie du temps, la charité nous conduit à la vie éternelle.

La charité, c’est la jeune vierge qui réchauffait les membres glacés de David. Ceux qui laissent refroidir la charité en eux et qui ne produisent plus que des fruits de mort sentiront bientôt la chaleur renaître en eux, s’ils veulent s’appliquer au souvenir de la Passion de Jésus-Christ.

La charité est cette nuée légère qui, à la prière d’Élie, versa une pluie abondante. Celui qui commence à aimer Dieu de tout son cœur répand à la fois et sur ses amis et sur ses ennemis les flots de la grâce et les ondées de sa générosité.

La charité, c’est encore cette huile de la veuve de Sarepta, qui s’accroît toujours à mesure qu’on la distribue. Les cantiques des anges et les discours de l’homme, la pauvreté et le martyre ne sont rien sans la charité. Que la prophétie perce les voiles de l’avenir, que la science étende le domaine de l’intelligence, que la foi transporte les montagnes, tout cela n’est d’aucun prix si la charité n’en est le principe. Rien n’est utile sans la charité ; rien ne peut nuire avec elle. O prodige ! ô excellence de la charité !

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La Géorgie anti-LGBT

Le Parlement de Géorgie a adopté en seconde lecture les amendements législatifs anti-LGBT, par 81 voix. Il n’y a eu aucun vote contre (l’opposition a boycotté le scrutin).

Sont interdits et passibles d’amendes ou de peines de prison : tout mariage autre qu’entre un homme et une femme, ainsi que les adoptions par des personnes de même sexe ; les procédures chirurgicales de transition de genre, la promotion de l’idéologie LGBT dans les écoles, la diffusion dans l’audiovisuel de scènes intimes impliquant des personnes de même sexe et la publicité pour ce type de contenu, la fourniture aux mineurs d’informations sur la transition de genre ou les relations homosexuelles, les rassemblements publics ou les manifestations visant à promouvoir les idées LGBT.

Et le 17 mai est déclaré Journée de la sainteté de la famille et du respect des parents.

Face à cette atteinte intolérable aux valeurs européennes, l’UE a immédiatement publié un communiqué :

« L’UE appelle les autorités géorgiennes à reconsidérer entièrement ce paquet législatif. Une telle proposition, combinée aux restrictions imposées à la société civile par la loi sur la transparence de l’influence étrangère, ne fera qu’aggraver les relations entre l’UE et la Géorgie. Ce paquet porte atteinte aux droits fondamentaux du peuple géorgien et risque de renforcer la stigmatisation et la discrimination d’une partie de la population. L’Union européenne regrette que le paquet ait été adopté sans consultations publiques en bonne et due forme et sans analyse approfondie de sa conformité avec les normes européennes et internationales. Le processus d’adhésion de la Géorgie est de facto interrompu. »

Mais la diplomatie borrellienne exhorte la Géorgie « à s’engager à nouveau sur la voie de l’intégration à l’UE »…

« Etre orthodoxe en Bretagne »

J’avais annoncé l’émission de France 2 Orthodoxie du 1er septembre Etre orthodoxe en Bretagne, sur la paroisse Sainte-Anne de Lanion et son curé le P. Maxime le Diraison. On peut la voir jusqu’à la fin du mois sur le site de France TV, ou sur le site Orthodoxie.com. C’est à voir, surtout pour les Bretons… Voici quelques extraits des propos du prêtre.

« Pour moi, orthodoxie et identité bretonne, la « celtitude », ne pouvaient pas être opposées. Parce que ce sont ma mère et mon père, pourrait-on dire. Je savais très bien que ce pays avait été fondé par des saints, par des hommes de Dieu, des hommes qui aimaient Dieu, qui cherchaient Dieu. Et que ce pays, les noms de lieux qui en portent la trace, avaient été fécondés, organisés, embellis, ordonnés, par des chrétiens « orthodoxes ». Etre breton et être orthodoxe sont en continuité totale. J’ajoute même que pour moi l’esprit des Bretons, des Celtes en général, pour ce qu’il en reste, est très proche de l’état d’esprit, de la mentalité, de la sensibilité qu’on peut trouver chez les orthodoxes, notamment chez les slaves. »

« La présence ecclésiale, orthodoxe en profondeur, est partout en Bretagne… Tréguier, en breton, c’est Lan Treguer, c’est-à-dire la laure, la laure c’est la fondation monastique, et le premier évêque-abbé du Trégor est arrivé ici au VIe siècle comme la plupart des saints fondateurs de Bretagne, car les sept premiers évêchés sont d’abord des fondations monastiques et leurs territoires. (…) C’est le premier modèle de l’Eglise bretonne du temps des saints et des rois. Et pour nous orthodoxes, faire mémoire de ce grand saint fondateur qu’était saint Tugdual, qui a organisé le monachisme dans toute cette partie nord de la Bretagne, qui était le premier royaume breton, le royaume de Domnonée, qui signifie tout simplement seigneurie… »

« Saint Yves n’est pas un saint des Eglises indivises comme la plupart des saints les plus anciens, mais est certainement depuis des siècles le saint dans lequel se reconnaissent le plus les Bretons, le plus vénéré par le peuple breton. (….) Pour nous les orthodoxes, saint Yves manifeste quand même l’Evangile dans toute sa force. Saint Yves c’est l’ami des pauvres, c’est l’exemple des prêtres, et pour moi qui suis breton et prêtre, prêtre orthodoxe, bien sûr saint Yves représente une figure idéale. (…) Comme on dit en breton : Na n’eus ket unan evel sant Erwan : il n’y a pas de saint comme saint Yves. »

« Cette chapelle (de Kerfons) est particulièrement appréciée, visitée, parce qu’elle abrite le plus beau jubé du Trégor. Le jubé, c’est la barrière de chœur, qui parfois en Basse Bretagne a connu un développement, une ornementation artistique exceptionnelle, et les Bretons, dans leur extrême Occident très conservateur, très traditionaliste, ont conservé ce jubé qui est une trace, une descendance, de cette iconostase que nous avons dans nos églises orthodoxes. (…) Ça nous rappelle que dans cet Occident médiéval l’organisation de l’espace était encore assez proche de notre sensibilité et de notre culture spirituelle orthodoxe. »