De la férie

Il y a aujourd’hui au martyrologe un saint Zénobe martyr, comme hier. Mais en un autre endroit et quelques années plus tôt. Et avec sa sœur Zénobie…

Saint Zénobe et sa sœur Zénobie étaient originaires d’un village de Cilicie nommé Egès [Egée dans le martyrologe romain]. Elevés par leur pieux parents dans les solides principes de la foi évangélique, ils distribuèrent à la mort de ces derniers leurs biens aux pauvres. Zénobe, qui avait appris la médecine, l’exerça dès lors gratuitement pour tous ceux qui venaient vers lui, utilisant moins les remèdes habilement préparés que l’invocation du seul Nom qui puisse sauver dans cette vie et dans l’autre, celui de Notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ. Vers l’an 290, l’empereur impie Dioclétien envoya en Cilicie Lysias, un préfet cruel et implacable, pour persécuter les Chrétiens. Ayant entendu parler de la réputation de Thaumaturge de Zénobe, que sa charité et sa compassion pour tous avaient élevés à la charge d’Evêque d’Egès, Lysias le fit comparaître à son tribunal et tenta de le convaincre de renier le Christ, espérant ainsi entraîner tout son diocèse. Loin de craindre les tortures, Zénobe confessa le Christ et déclara que son seul désir était de mourir pour Lui, afin d’acquérir la vie éternelle. Le tyran le fit suspendre à un gibet et lui fit déchirer tous les membres du corps. Apprenant nouvelle de la capture de son frère, Zénobie accourut vers le lieu du supplice et, à la vue de ce triste spectacle, elle ne put retenir sa colère contre le gouverneur. Celui-ci chercha d’abord à l’adoucir, puis la menaça de la honte publique. Rien ne put toutefois convaincre la jeune fille d’abandonner la foi. On les étendit tous deux sur un lit de fer couvert de charbons ardents, puis, comme ils restaient insensibles à la douleur, rafraîchis par une divine rosée, on les jeta dans un chaudron d’eau bouillante. Enfin, on les emmena hors de la ville et on leur trancha la tête, en leur offrant ainsi la couronne de la victoire. (Synaxaire du P. Macaire de Simonos Petra, au 30 octobre).

Tropaire

Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu’ils ont mené ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité ; animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.


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