Commémoraison de tous les fidèles défunts

Le 9e répons des matines, chanté aussi à l’absoute.

℟. Líbera me, Dómine, de morte ætérna in die illa treménda, * Quando cæli movéndi sunt et terra, * Dum véneris judicáre sǽculum per ignem.
℣. Tremens factus sum ego et tímeo, dum discússio vénerit atque ventúra ira.
℟. Quando cæli movéndi sunt et terra.
℣. Dies illa, dies iræ, calamitátis et misériæ, dies magna et amára valde.
℟. Dum véneris judicáre sǽculum per ignem.
℣. Réquiem ætérnam * dona eis, Dómine.
℟. Et lux perpétua * lúceat eis.
℟. Líbera me, Dómine, de morte ætérna in die illa treménda, * Quando cæli movéndi sunt et terra, * Dum véneris judicáre sǽculum per ignem.

℟. Délivrez-moi, Seigneur, de la mort éternelle, en ce jour redoutable
* Quand les cieux seront ébranlés ainsi que la terre.
℣. Alors que vous viendrez juger ce siècle, par le feu.
℟. Quand les cieux seront ébranlés ainsi que la terre.
℣. Je suis tremblant et je crains pour quand viendra le jour de l’examen et de la colère à venir.
℟. Alors que vous viendrez juger ce siècle, par le feu.
℣. Seigneur, * donnez-leur le repos éternel,
℟. Et faites luire pour eux * la lumière sans déclin.
℟. Délivrez-moi, Seigneur, de la mort éternelle, en ce jour redoutable * Quand les cieux seront ébranlés ainsi que la terre, Alors que vous viendrez juger ce siècle, par le feu.

La Toussaint

Le septième répons des matines.

℟. Sint lumbi vestri præcíncti, et lucérnæ ardéntes in mánibus vestris: * Et vos símiles homínibus exspectántibus dóminum suum, quando revertátur a núptiis.
℣. Vigiláte ergo, quia nescítis qua hora Dóminus vester ventúrus sit.
℟. Et vos símiles homínibus exspectántibus dóminum suum, quando revertátur a núptiis.

℟. Ceignez vos reins, et ayez en vos mains des lampes allumées ; * Soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces.
℣. Veillez donc, parce que vous ne savez pas à quelle heure votre Seigneur viendra.
℟. Soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces.

De la Sainte Vierge le samedi

Missel de Salzbourg, fin du XVe siècle.

Quid dicébas, o Adam ? Múlier quam dedísti mihi, dedit mihi de ligno, et comédi. Verba malítiæ sunt hæc, quibus magis áugeas quam déleas culpam. Verúmtamen Sapiéntia vicit malítiam. Rédditur nempe fémina pro fémina, prudens pro fátua, húmilis pro supérba ; quæ pro ligno mortis gustum tibi pórrigat vitæ, et pro venenóso cibo illo amaritúdinis, dulcédinem páriat fructus ætérni. Muta ergo iníquæ excusatiónis verbum in vocem gratiárum actiónis, et dic : Dómine, múlier quam dedísti mihi, dedit mihi de ligno vitæ, et comédi ; et dulce factum est super mel ori meo, quia in ipso vivificásti me. Ecce enim ad hoc missus est Angelus ad Vírginem. O admirándam et omni honóre digníssimam Vírginem ! O féminam singuláriter venerándam, super omnes féminas admirábilem, paréntum reparatrícem, posterórum vivificatrícem !

Adam ! Que disais-tu ? « C’est la femme que tu as mise auprès de moi qui m’a donné de l’arbre, et j’ai mangé ! » Ce sont des paroles perfides. Par elles tu augmentes la faute plus que tu ne l’effaces. Cependant la Sagesse a vaincu la perfidie. Il fut donné femme pour femme ; la sage pour la folle ; l’humble pour l’orgueilleuse. Au lieu du bois de la mort, qu’elle t’offre le goût de la vie, et au lieu de cet aliment empoisonné d’amertume, qu’elle engendre la douceur du fruit éternel. Transforme donc la parole de malhonnête excuse en chant d’action de grâces, et dis : Seigneur, la femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre de vie, et j’ai mangé, et c’est devenu doux à mon palais plus que le miel, car par lui tu m’as rendu la vie. Voilà pourquoi l’ange fut envoyé à la Vierge ! O Vierge admirable, la plus digne de tout honneur ! O femme singulièrement vénérable, merveilleuse au-delà de toutes les femmes ; pour les parents, réparatrice ; pour les enfants, vivificatrice.

Saint Bernard, De laudibus Virginis Matris, hom. 2. (sermons de l’Annonciation), leçon des matines.

Deux nouveaux synodaux

Léon XIV a nommé Sœur Elena Massimi et le P. Giacomo Costa sous-secrétaires du secrétariat général du Synode.

Au moins ils sont contents, tant mieux pour eux.

Elena Massimi, professeur de liturgie à la Faculté Pontificale des Sciences de l’Education Auxilium, à l’Université Pontificale Salésienne et à l’Institut de Liturgie Pastorale de Padoue, directrice de la Revue Liturgique, est la présidente de l’Association des Professeurs de Liturgie. Pour elle, le diktat de quasi interdiction de la liturgie traditionnelle Traditionis custodes « indique la voie à suivre »…

Je ne peux m’empêcher de penser aux orthodoxes voyant la dégaine de cette femme qui se dit religieuse. Et salésienne : pauvre don Bosco…

Sœur Elena Massimi remplace Sœur Nathalie Becquart arrivée au terme de son mandat de cinq ans :

De la férie

Ægéæ, in Cilícia, pássio sanctórum Zenóbii Epíscopi, et Zenóbiæ soróris, sub Diocletiáno Imperatóre et Lysia Præside.

« A Egée, en Cilicie, la passion de saint Zénobe évêque et de sa sœur Zénobie, sous l’empereur Dioclétien et le préfet Lysias. »

Zénobe et Zénobie sont en deuxième position dans le martyrologe romain, mais en première position ce même jour dans le synaxaire byzantin. Voici les stichères des vêpres.

Avec ton sang de martyr ayant coloré ton ornement, illustre Zénobe, tu le rendis, en la grâce, plus sacré; avec lui tu pénétras dans le Saint des saints comme Pontife, pour toi-même t’offrir en victime pure, en parfaite oblation à celui qui pour toi fut immolé.

Lorsque ton corps fut déchiré, c’est la beauté intérieure de ton âme qui apparut plus clairement, Zénobe aux-divines-pensées, hiéromartyr suscitant notre admiration, splendeur des Pontifes, gloire des Athlètes vainqueurs, source d’où jaillissent les miracles sans tarir, toi qui chasses les esprits impurs et protèges nos âmes.

Partageant tes sages convictions, ta propre sœur Zénobie a choisi de combattre avec toi; elle supporta vaillamment les brûlures des chaudrons, la menace du feu, la mort violente; aussi, pontife Zénobe, avec toi elle a trouvé la couronne des vainqueurs et le royaume d’en-haut.

En ce jour, amis des Martyrs, formons un chœur et chantons la mémoire des victorieux athlètes Zénobe et Zénobie; car ils furent les champions de la Trinité et sur le stade vaillamment ils ont suffoqué l’ennemi invisible dans leur sang; alors ils ont reçu la glorieuse couronne des vainqueurs; c’est pourquoi nous leur chantons: Couple saint, béni du Seigneur, vous les Martyrs lumineux, intercédez tous les deux pour nos âmes devant le Sauveur.