Novodievitchi

Le patriarche Cyrille a célébré ce matin la divine liturgie dans la cathédrale du monastère de Novodievitchi, ou de la Mère de Dieu de Smolensk, à Moscou. C’est comme un autre kremlin de Moscou, avec six églises et un palais. Les remparts ont été édifiés par Boris Godounov qui a été couronné dans la cathédrale. Laquelle est couverte de fresques des années 1526-1530. La vidéo permet d’en avoir de nombreux aperçus. Aujourd’hui c’est la fête de l’icône de la mère de Dieu d’Iveron, on la voit notamment à 1h56’36.

Ursule Tartuffe

Ursule s’est rendue hier à Belgrade où elle devait notamment dîner avec le président serbe Aleksandar Vučić. Auparavant elle devait s’entretenir avec le Premier ministre, Miloš Vučević, mais elle a annulé la rencontre parce que Vučević venait de s’entretenir avec le ministre russe du développement économique, Maxim Rechetnikov, lui aussi à Belgrade.

Ursule ne parle pas avec les gens qui parlent aux Russes. Mais Aleksandar Vučić s’est entretenu au téléphone avec Poutine pas plus tard que dimanche dernier, pour lui dire notamment que la Serbie était toujours aussi hostile aux sanctions, et cette semaine plusieurs ministres serbes, dont le vice-Premier ministre Aleksandar Vulin, étaient à Kazan au sommet des BRICS. Et la photo de Vulin avec Poutine n’est pas passée inaperçue… Surtout à Bruxelles…

Charles Michel a une illumination

Incroyable mais vrai. Charles Michel, jusqu’ici perroquet européen en chef de l’idéologie euromondialiste américano-otanienne et jardinier en chef du jardin européen préservé de la jungle du reste du monde, découvre après le sommet de Kazan qu’il est temps pour l’Union européenne d’arrêter de « donner des leçons aux autres » et de commencer à faire « preuve de respect »…

Sic. C’est ce qu’il a déclaré au Financial Times : « Nous sommes convaincus de savoir ce qui est bien et ce qui est mal. Et nous ne faisons pas d’effort, du moins pas pour comprendre les raisons pour lesquelles [les autres pays] pensent différemment. Au niveau européen […] il y a un réflexe qui se rapproche de la forme d’un cours magistral. » « Les mots que nous utilisons sont vraiment désobligeants parce que nous donnons l’impression d’être un joueur sur le terrain et en même temps un arbitre. »

Si des pays qui ont des liens économiques avec l’UE « ont fait le choix de venir à Kazan, c’est qu’ils ont voulu envoyer un signal au reste du monde ». L’UE doit faire preuve de « plus de respect » à l’égard des pays « avec lesquels l’organisation a signé des accords de coopération stratégique, commerciale ou politique, si elle veut lutter contre les efforts chinois et russes d’étendre leur influence en Afrique, en Amérique latine et en Asie du Sud-Est. » C’est bien tard, monsieur Michel…

Le bébé avec ses parents…

Chasse à l’homme monstrueusement médiatisée pour retrouver un bébé disparu… avec ses parents…

Miracle : on a retrouvé le bébé… avec ses parents.

Lesquels vont aller en prison pour avoir été retrouvés avec leur enfant.

Et le bébé va être envoyé là où il ne connaîtra personne et sera élevé sans ses parents.

Parce que la mère avait le droit constitutionnel de tuer son enfant avant la naissance. Mais elle n’a pas le droit de s’en occuper après la naissance sous prétexte qu’il est né prématuré. Et on accusait à gros bouillons les parents de tuer leur enfant qui avait impérativement besoin de soins intensifs, et on l’a retrouvé en bonne santé quatre jours plus tard…

Telle est la barbarie moderne.

De la Sainte Vierge le samedi

Quid dicébas, o Adam ? Múlier quam dedísti mihi, dedit mihi de ligno, et comédi. Verba malítiæ sunt hæc, quibus magis áugeas quam déleas culpam. Verúmtamen Sapiéntia vicit malítiam. Rédditur nempe fémina pro fémina, prudens pro fátua, húmilis pro supérba ; quæ pro ligno mortis gustum tibi pórrigat vitæ, et pro venenóso cibo illo amaritúdinis, dulcédinem páriat fructus ætérni. Muta ergo iníquæ excusatiónis verbum in vocem gratiárum actiónis, et dic : Dómine, múlier quam dedísti mihi, dedit mihi de ligno vitæ, et comédi ; et dulce factum est super mel ori meo, quia in ipso vivificásti me. Ecce enim ad hoc missus est Angelus ad Vírginem. O admirándam et omni honóre digníssimam Vírginem ! O féminam singuláriter venerándam, super omnes féminas admirábilem, paréntum reparatrícem, posterórum vivificatrícem !

Adam ! Que disais-tu ? « C’est la femme que tu as mise auprès de moi qui m’a donné de l’arbre, et j’ai mangé ! » Ce sont des paroles perfides. Par elles tu augmentes la faute plus que tu ne l’effaces. Cependant la Sagesse a vaincu la perfidie. Il fut donné femme pour femme ; la prudente pour l’étourdie ; l’humble pour l’orgueilleuse. Au lieu du bois de la mort, qu’elle t’offre le goût de la vie, et au lieu de cet aliment empoisonné d’amertume, qu’elle engendre la douceur du fruit éternel. Transforme donc la parole de malhonnête excuse en chant d’action de grâces, et dis : Seigneur, la femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre de vie, et j’ai mangé, et c’est devenu doux à mon palais plus que le miel, car par lui tu m’as rendu la vie. Voilà pourquoi l’ange fut envoyé à la Vierge ! O Vierge admirable, la plus digne de tout honneur ! O femme singulièrement vénérable, merveilleuse au-delà de toutes les femmes ; pour les parents, réparatrice ; pour les enfants, vivificatrice.

Saint Bernard, De laudibus Mariae, 2e homélie, leçon des matines.

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Le 26 octobre est dans le calendrier orthodoxe russe l’une des deux principales fêtes de l’icône dite Iverskaïa portaïtissa : l’icône de la Mère de Dieu portière d’Iveron. L’icône authentique, du IXe siècle, se trouve au monastère d’Iveron, sur l’Athos. Selon l’histoire du monastère, elle était arrivée par la mer. Les moines l’installèrent dans l’église, mais ils la retrouvèrent au-dessus de la porte. Cela se reproduisit plusieurs fois, jusqu’’à ce que la Mère de Dieu apparaisse à un moine, lui disant qu’elle ne voulait pas être gardée par les moines, mais qu’elle voulait garder les moines. Depuis lors elle est au-dessus de la porte. La rumeur des miracles accomplis par l’icône se répandit en Russie, et au début du XVIIe siècle l’archimandrite qui deviendrait ensuite le patriarche Nikhon commanda une copie de l’icône au moine d’Iveron venu faire une collecte à Moscou. La copie arriva à Moscu en 1648 (c’est celle qui est reproduite ci-dessus). L’Iverskaïa est devenue l’une des plus populaires icônes de la Mère de Dieu en Russie.