L’archiprêtre Oleg Melnyk a été convoqué au Centre de recrutement territorial de Tchertkovo pour « clarifier ses données », car l’application Réserve+ n’indiquait pas qu’il avait passé la commission médicale militaire. Le prêtre s’est rendu au centre, persuadé que ses papiers étaient en règle. On lui a alors proposé de servir à l’arrière, vu qu’il a une formation d’officier de communication. Il a objecté qu’il était prêtre. Un ambulancier lui a dit qu’il devrait passer à l’Eglise du pouvoir et qu’ainsi il pourrait être aumônier. Le prêtre a répondu : Je ne passerai pas à l’EOU même sous menace de mort. »
On lui a confisqué son téléphone et sa carte d’identité de prêtre. Comme on ne lui avait rien donné à mangé depuis près de 24 heures il a fini par se sentir mal. Des médecins sont venus, l’ont amené à l’hôpital, puis l’ont ramené au Centre. A ce moment-là on a commencé à l’insulter et à le frapper.
Oleg Melnyk est rentré chez lui. Mais il a une côte cassée.
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Demain il doit y avoir une audience sur l’expulsion des moines de la laure des Grottes de Kiev.
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« Demain il doit y avoir une audience sur l’expulsion des moines » Une audience? Avec des juges vendus au pouvoir? C’est fou ce que les dictatures tiennent à un semblant de forme légale pour mieux bafouer les droits des accusés . Comme en URSS.
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