Tout est pourri

L’association Dastum a accompli depuis 1972 un admirable travail de collecte et d’édition de chants et diverses autres traditions bretonnes en allant inlassablement dans la campagne enregistrer des paysans et des paysanes souvent derniers témoins d’un patrimoine qui allait disparaître.

Mais même une association comme Dastum est gagnée par le wokisme. Elle organise les 20 et 21 novembre à Rennes avec la FAMDT (Fédération des Acteurs des Musiques et Danses Traditionnelles) une rencontre intitulée :

« No.s Archive.s No.s Futur.e.s »

On doit comprendre sans doute que cette pseudo écriture soi-disant inclusive est à la fois en anglais (mais pourquoi en anglais ?) et en français : « no archive, no future » (pas d’archives, pas d’avenir) et « nos archives nos futurs » – mais en bon français on dit « notre avenir »…

On aurait pu penser que l’exercice se serait étendu au breton, mais non. Pas une once de breton dans cet intitulé qui se réfère à la culture bretonne…

« Cinq axes de réflexion ont ainsi été retenus pour cette première édition : la place des femmes et la question du genre ; la prise en considération des musiques de l’exil, des cultures urbaines et de la diversité ; les enjeux éthiques autour du partage et de la protection des témoignages recueillis ; la transition écologique, ou encore la manière de raconter les habitants et les territoires. »

Le genre, la diversité, les migrants, la transition écologique : ils cochent toutes les cases. On se demande s’il restera un peu de place pour la musique bretonne.


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2 réflexions sur “Tout est pourri

  1. Malgré les délires woke, c’est une très belle oeuvre. Je suis originaire du pays gallo et malheureusement la transmission ne s’est pas faite de notre culture.

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