Les prêtres russes ne veulent plus rester

Lors de la présentation d’un livre à l’Institut d’État des relations internationales de Moscou, le métropolite Antoine de Volokolamsk (« ministre des Affaires étrangères » du patriarche de Moscou) a déclaré que de nombreux prêtres russes qui officient en Occident ne veulent plus rester en raison de ce que subissent les enfants dans les écoles :

« Nous sommes maintenant confrontés à une situation sans précédent, que j’ai discutée avec le patriarche Cyrille il y a quelques jours. Les prêtres viennent – ceux qui servent déjà à l’étranger – et demandent de mettre fin à leurs missions, car leurs enfants vont dans les écoles locales, étudient selon les programmes locaux, européens en particulier, et dès la première année, on commence à leur expliquer qu’ils peuvent choisir s’ils sont des garçons ou des filles, on commence à leur inculquer toute cette problématique du genre moderne. Et nos prêtres ne sont pas prêts à continuer à y vivre, ils ne veulent pas gâcher la vie de leurs enfants, ils ne veulent pas qu’ils vivent dans cet environnement. »


En savoir plus sur Le blog d'Yves Daoudal

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

2 réflexions sur “Les prêtres russes ne veulent plus rester

  1. Tiens c’est curieux… Ces prêtres, pères de famille nombreuse en général, n’ont pas pensé à fonder des écoles orthodoxes hors contrat ou à mettre leurs enfants dans des écoles catholiques (horresco referens) hors contrat où ce genre de mésaventure ne leur arrivera pas?

    J’aime

    • Ce n’est évidemment possible que dans quelques grandes villes, et il y a de fait un projet d’école à Paris et à Lyon. Mais la plupart des paroisses orthodoxes sont de toutes petites communautés où les fidèles font des dizaines de kilomètres, voire plus de 100 km, pour se rendre à l’église. Et il y en a en effet qui mettent leurs enfants dans des écoles catholiques hors contrat. L’un des plus célèbres théologiens orthodoxes avait mis sa fille à Pontcalec.

      J’aime

Répondre à Yves Daoudal Annuler la réponse.