Séances de pleurs et de cris

De Maria Zakharova :

La semaine dernière a été marquée par la Journée des psychologues.

De nombreuses personnes non affiliées devraient commencer à entourer cette date, car le monde de l’« Occident collectif » devient de plus en plus fou.

Il s’avère que le département d’État américain organise régulièrement des « séances de pleurs et de cris ». Et il ne s’agit pas d’un nom de code pour la prochaine aventure géopolitique de Washington. Littéralement, les diplomates américains se réunissent… pour pleurer avec leurs dirigeants, pour exprimer collectivement leur douleur. Trois sources du ministère des Affaires étrangères en ont parlé aux journalistes.

La dernière session de ce type a été organisée à l’occasion de… la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine.

Déçus par le succès du candidat républicain, les diplomates américains ont eu un besoin urgent, comme le disent les médias, d’un conseiller psychologique de l’US Public Health Service pour partager leurs inquiétudes sur le cap de la politique étrangère du pays.

Comme s’il n’y avait pas de raisons d’hystérie collective avant l’élection de Trump ? Des monceaux de cadavres en Ukraine, dans la bande de Gaza, ce n’est pas une raison ?

La scène a provoqué un scandale au Capitole. Le fait qu’au détriment de l’argent du budget et pendant les heures de travail, au lieu de s’acquitter de leurs tâches officielles directes, les diplomates américains pleurent à chaudes larmes la victoire de Donald Trump a suscité la perplexité non seulement du public, mais aussi de la Chambre des représentants des États-Unis, en particulier du député Darrell Issa (républicain) du 48e district de Californie. Il a envoyé une requête au secrétaire d’État américain Tony Blinken pour lui demander de s’occuper de l’état psycho-émotionnel de son personnel.

Serait-ce finalement les effets des grillons clandestins ?

Si j’écrivais un roman sur le département d’État américain du XXIe siècle, il commencerait ainsi : « Sortant en larmes des toilettes non genrées, le non-binaire Blinkbarbie s’est précipité vers une séance de pleurs et de cris qui côtoyait les cabines d’auto-identification de la journée, gardées par deux quadrobers du même sexe. C’était le soir au département d’État… »

(N.B. Début 2023 était relancée l’affaire du mystérieux « syndrome de La Havane » frappant les diplomates. Entre deux accusations des Russes avait été évoquée l’hypothèse que le symptôme était dû à des grillons… – YD)


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