Mémoire de saint Saturnin. Ce saint Saturnin, qui était de Carthage, fut un martyr romain du temps de Dioclétien. Pourtant c’est d’abord à un autre Saturnin que l’on pense, celui que le parler populaire a appelé saint Sernin, celui de Toulouse. Or le saint Saturnin de Toulouse (qui était grec) a l’antériorité, puisqu’il fut quant à lui victime de la persécution de Dèce, un demi-siècle plus tôt. Curieusement, celui qui était chronologiquement le premier saint Saturnin a fini par établir sa fête le jour où l’on fêtait le second saint Saturnin…
Les deux saints Saturnin occupent plus de la moitié du martyrologe de ce jour :
A Rome, sur la voie Salaria, l’anniversaire des saints martyrs Saturnin, vieillard et Sisinius, diacre, sous l’empereur Maximien. Après qu’ils eurent langui longtemps en prison, le préfet de la ville ordonna qu’ils fussent placés sur le chevalet, et leurs membres disloqués à l’aide de courroies, puis qu’ils fussent meurtris à coups de matraques et de fouets à clous et brûlés en plusieurs parties du corps ; enfin, descendus du chevalet, il leur fit trancher la tête.
A Toulouse saint Saturnin évêque. Au temps de Dèce, il fut arrêté par les païens dans le capitole de cette ville, et précipité du haut des degrés jusqu’en bas : ayant eu ainsi la tête brisée, la cervelle répandue, le corps broyé, il rendit sa digne âme au Christ.
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Le martyrologe de saint Sernin diffère vraiment de la tradition locale : pris à parti sur le capitole (actuelle place Esquirol), sommer de sacrifier aux divinités, attaché par les pieds au bœuf promis au sacrifice à la suite de son refus, traîné par la bête jusqu’à ce que le lien se rompe (actuelle notre-dame du Taur) puis enterré par ses fidèles (actuelle basilique saint-Sernin).
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