Dans les interrogatoires de police, du moins dans les films, il y a le gentil flic et le méchant flic. Dans le gouvernement Barnier, il y a le gentil ministre de l’Education et le méchant ministre de l’Education. L’un dit le contraire de ce que dit l’autre, comme ça tout le monde est content, et on peut faire passer ce qu’on veut.
Il s’agit du programme d’éducation sexuelle qui doit être présenté le 12 décembre.
Alexandre Portier, ministre délégué à la Réussite scolaire, affirmait mercredi au Sénat :
« Je vous le dis à la fois comme élu, mais aussi comme beaucoup ici en tant que père de famille, ce programme, en l’état, n’est pas acceptable et il doit être revu…. Je m’engagerai personnellement pour que la théorie du genre ne trouve pas sa place dans nos écoles, parce qu’elle ne doit pas y avoir sa place. »
Réaction d’Anne Genetet, ministre de l’Éducation :
« Il n’y a qu’une seule ligne, la ligne du ministère, c’est la ligne que je défends. C’est moi qui pilote ce programme… La théorie du genre n’existe pas, ce sont des fausses informations, ça n’existe pas, et ça n’existe évidemment pas dans le programme puisque ça n’existe pas. »
Il y a exactement dix ans, Najat Belkacem, ministre de l’Education de l’époque, affirmait déjà haut et fort que « la théorie du genre n’existe pas ». A l’époque c’était déjà absurde, mais ça pouvait encore convaincre quelques naïfs demeurés. Aujourd’hui la théorie qui n’existe pas est une idéologie enseignée dans les universités françaises, faisant l’objet de masters, et entrant en ligne de compte pour certains diplômes qui exigent qu’on affirme que le sexe est une construction sociale etc.
Le négationnisme de Najat Belkacem était ridicule. Celui d’Anne Genetet, et sa façon méprisante de le jeter à la figure, est celui de la dictature à front de taureau qui insulte les Français.
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