La Moldavie à marche forcée

Selon le service de presse du Service de renseignement extérieur (SVR) de Russie (qui communique très peu), le chef de la mission de l’UE en Moldavie, Janis Mazeiks, a donné des instructions détaillées à la direction du Parti de l’action et de la solidarité au pouvoir sur la manière dont la « démocratie moldave » devrait fonctionner avant les élections parlementaires de 2025, afin d’éviter que « l’extrême droite » arrive au pouvoir.

Il exige que les dirigeants moldaves traduisent en justice « sous n’importe quel prétexte » les dirigeants du bloc d’opposition Victoire, ainsi que les partis Renouveau et Chance, pour pouvoir mettre fin à leurs activités politiques. Il exige également du pouvoir moldaves de « rétablir l’ordre » en Gagaouzie en suspendant sa dirigeante Evghenia Gutsul et en mettant en détention les principaux membres de son équipe sur la base d’accusations criminelles.

Il ordonne aux dirigeants moldaves de stimuler les contradictions entre les partis de gauche afin qu’ils polémiquent entre eux et non contre le pouvoir.

Il exige encore que soit constitué un nouveau parti, « Pour une Moldavie européenne », qui sera dirigé par l’ancien ministre des affaires étrangères Nicolae Popescu, et devra être favorisé afin d’entrer au Parlement et de former une coalition avec le Parti de l’action et de la solidarité.

Je donne évidemment ces informations sous toute réserve. Il sera intéressant de voir si elles se concrétisent entièrement, partiellement, ou pas du tout.


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