Les 90 milliards : c’est fait

Les ambassadeurs des 27 pays de l’UE réunis à Bruxelles ont approuvé le « prêt » de 90 milliards d’euros à l’Ukraine.

Puisque par miracle le pétrole va couler de nouveau ce soir vers la Hongrie et la Slovaquie par l’oléoduc qui ne pouvait pas être « réparé » tant qu’Orban était au pouvoir…

Les pays de l’UE (et le Royaume-Uni) sont dans une situation de plus en plus difficile, grâce aux sanctions contre la Russie et à cause de la guerre américaine en Iran (l’Allemagne est particulièrement au bord du gouffre), mais il y aura toujours de l’argent pour Zelensky…

Les ambassadeurs ont également approuvé le « 20e paquet » de sanctions contre la Russie… dont l’essentiel a été enlevé : l’interdiction totale des livraisons de pétrole russe par voie maritime…

Dans la France qu’on a connue naguère, les syndicats et les partis d’opposition organiseraient des manifestations et des grèves contre cette politique économiquement suicidaire et d’une criante injustice sociale, mais tout le monde est drogué à la russophobie…

Miracle…

Zelensky annonce que la « réparation » de l’oléoduc Amitié est « terminée », et donc que les livraisons de pétrole kazakh vont pouvoir reprendre vers la Hongrie et la Slovaquie.

Car l’oléoduc ne pouvait pas être « réparé » (Zelensky n’a permis à personne, même de la Commission européenne, de constater les « dégâts » invisibles sur les images satellite)… tant que Orban était au pouvoir. La défaite d’Orban permet donc à la Hongrie de retrouver son approvisionnement.

Et comme par hasard c’est demain qu’une nouvelle décision doit être prise à Bruxelles pour le versement des 90 milliards à l’Ukraine : le veto hongrois sera donc levé…

Le plus hargneux chihuahua le demeure

L’Estonie (Etat membre de l’UE) avait interdit l’an dernier à Robert Fico (Premier ministre d’un Etat membre de l’UE) de survoler son territoire pour aller à Moscou à la fête de la Victoire. Le ministre des Affaires étrangères Margus Tsahkna tient à souligner qu’il en sera de même cette année :

« La position de l’Estonie est on ne peut plus claire : aucun État ne doit utiliser notre espace aérien pour renforcer ses relations avec la Russie. Nous l’avons interdit l’an dernier. Ce principe reste inchangé. »

La haine de la Russie l’emporte sur la liberté de circulation, même pour un chef de gouvernement…

Un bug chez les euromondialistes

La Bulgarie est un petit pays très pauvre et très loin de Bruxelles. Gouverné par une bande de corrompus européistes aux ordres de l’UE, les uns et les autres ayant même réussi le tour de force improbable (mais surtout stupide) d’imposer l’euro… Ainsi la Bulgarie, manifestement dans l’orbite russe par sa langue, sa culture et sa religion, était-elle arrimée pour toujours à l’UE…

Alors on s’est désintéressé des législatives qui allaient s’y dérouler. Et patatras. L’impensable s’est produit. Un groupe de partis dont le nom n’attirait pas l’attention, la coalition « Bulgarie progressiste » (le progrès, c’est forcément l’UE et ses « valeurs »), est arrivé très largement en tête, et de façon spectaculaire. Voici le résultat final, qui vient de tomber au moment même où j’écris :

La coalition Bulgarie progressiste, qui remporte la majorité absolue des sièges (une première depuis 1997) est conduite par Roumen Radev : l’homme qui était le président de la République, et qui a démissionné en janvier dernier (trois semaines après l’introduction de l’euro) en ayant compris que s’il voulait que la Bulgarie suive une autre politique il lui fallait conquérir le vrai pouvoir, au lieu de tenter jour après jour de mettre des bâtons dans les roues du gouvernement corrompu européiste et ukrainomaniaque.

La nouvelle démocratie hongroise

Dès l’annonce de la victoire de son parti aux législatives, Peter Magyar a demandé au président de la République, au président de la Cour suprême et au procureur général de démissionner.

Reçu aujourd’hui par le président de la République Tamas Sulyok dans la perspective de la formation du nouveau gouvernement, Peter Magyar a réitéré sa demande : le président doit démissionner dès la formation du nouveau gouvernement.

Mais le président Tamas Sulyok a été élu il y a deux ans et son mandat court jusqu’en mars 2029. Il n’a aucune raison de démissionner, sinon de laisser la place à un fidèle de Magyar.

Le président hongrois n’a quasiment aucun pouvoir, mais Magyar entend que personne ne puisse limiter son autorité si peu que ce soit.

Rappelons aux bisounours que les députés européens du parti de Magyar font partie du PPE, donc de l’appareil européiste, sous la direction de Zoltán Tarr, le « stratège européen » de Magyar.

Le ministre des Affaires étrangères sera sans doute Anita Orban. Elle fut chef conseiller de Cheniere, la plus grande firme de gaz naturel liquéfié américain, puis vice-présidente de Telurian LNG, autre compagnie américaine de gaz naturel, à Houston. C’est alors qu’elle publia un livre intitulé « le pouvoir, l’énergie et le nouvel impérialisme russe », où elle expliquait qu’il fallait se libérer du gaz russe et acheter le gaz américain, parce que « Poutine utilise l’énergie comme une arme »…

Elle est actuellement directrice des affaires extérieures de l’entreprise de télécommunications One Hungary (ex-Vodafone) et vient d’être élue au Parlement.

Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes sera logiquement Zoltán Tarr.

L’ambassadeur de Hongrie auprès de l’UE sera sans doute Márton Hajdu. Il a rejoint le parti de Magyar alors qu’il était le coordinateur des briefings d’Ursule et de ses adjoints à la Commission européenne : bref il est un chef apparatchik de l’UE.

Officiellement le parti de Magyar est aussi opposé à l’invasion migratoire que celui d’Orban. Mais il n’y a aucune chance qu’il maintienne cette position puisqu’elle a conduit la Hongrie à devoir payer une pénalité de 1 million d’euros par jour. Et, à propos, le passage à l’euro est au programme.