Le « commissaire à la protection de la langue d’Etat », Taras Kremine, s’inquiète du recul de la langue ukrainienne en Ukraine (alors qu’elle est obligatoire dans tout l’espace public sous peine d’amende). Evidemment c’est la faute des Russes…
« Malheureusement, cette année, des signes de ralentissement de l’ukrainisation ont commencé à apparaître. L’ennemi russe continue de contrecarrer l’identité ukrainienne, en occupant les réseaux sociaux, les canaux Telegram et, dans le sud et l’est, l’espace médiatique, en pénétrant dans la conscience des jeunes Ukrainiens. »
Les Russes pénètrent dans la conscience des jeunes Ukrainiens et les obligent à parler russe… Sous hypnose, sans doute…
Ce qu’il ajoute est proprement surréaliste, surtout en temps de dictature linguistique :
« En particulier, la proportion de participants au processus éducatif qui considèrent l’ukrainien comme leur langue maternelle a diminué de 17 % chez les élèves, de 11 % chez les parents et de 8 % chez les enseignants. »
Et il se plaint que seulement 37% des jeunes communiquent en ukrainien avec leurs amis.
Naturellement ces constatations sont le prélude à une liste de « tâches urgentes de la politique de la langue d’Etat ». Ce qui se résume ainsi :
« Garantir la prédominance et le développement dynamique de la langue ukrainienne dans toutes les sphères de la vie publique en Ukraine doit devenir une tâche stratégique de l’État ukrainien. »
Le problème est que c’est déjà dans la loi, et qu’il y a déjà des « brigades linguistiques » chargées de la faire appliquer…
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