Hadja Lahbib, qui est belge bien sûr, est « commissaire européen à la Préparation et à la Gestion des crises ». A priori sa compétence, si tant est qu’elle en ait une, ne s’étend pas aux questions de désinformation. Mais il semble que tous les commissaires doivent être mobilisés contre la libre parole qui pose un problème à la dictature de Bruxelles.
Alors Hadja Lahbib s’y met, elle aussi. Et elle le fait par une interview à… Ukrinform, à savoir l’agence de désinformation du gouvernement ukrainien. La désinformation à gros bouillons, énorme, celle qui faisait croire à Ursule que la Russie était sur les genoux dès 2022, que les Russes volaient les machines à laver pour prendre les puces électroniques, etc.
Voici ce qu’a dit Hadja Lahbib à Ukrinform :
« En cas de pandémie, lorsqu’une personne non vaccinée est contaminée, elle propage le virus et touche de plus en plus de personnes. Il en va de même pour la désinformation. Les personnes qui ne sont pas prêtes à distinguer les faits de la désinformation la répandent parmi d’autres personnes, les “contaminant” également. La désinformation est donc très contagieuse, et la “pandémie” est alors très difficile à arrêter. »
Elle déclare qu’en Belgique les services de renseignement ont appris qu’il y avait eu une « infiltration » ennemie, révélant que certains législateurs « sont liés à l’extrême droite, et alors à la Russie ». « Cela signifie que ces menaces sont partout. Les menaces peuvent venir des médias qui cherchent à semer la confusion, à inciter les gens à une révolution contre le système. » Sic.
Ainsi, à Bruxelles, on s’est rendu compte qu’il fallait « adopter ce que nous appelons le bouclier de la démocratie pour protéger toutes les démocraties d’une influence malveillante ».
Elle a indiqué que l’UE devait renforcer le mécanisme de protection civile existant. A savoir la censure, qu’on ose appeler bouclier de la démocratie. Car « le paysage des menaces évolue constamment et nous devons donc nous adapter pour pouvoir répondre aux menaces hybrides. » Elle peut assurément demander aux Ukrainiens comment on censure efficacement les médias : il suffit d’interdire les médias d’opposition, au nom de la démocratie.
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