La dictature estonienne

Le gouvernement estonien a adopté le projet de loi interdisant l’Eglise orthodoxe estonienne et a transmis le texte au Parlement. Le Premier ministre Kristen Michal a commenté :

« La liberté de religion doit être garantie, mais, par exemple, des personnes proches du président russe ne peuvent pas diriger l’Église en Estonie. C’est normal dans un pays indépendant. Le Parlement va maintenant se pencher sur ce sujet. Il est important que la liberté de religion soit garantie et que les Églises ne soient pas dirigées par des forces hostiles. »

Christine Kallas, ministre de l’éducation et des sciences, a précisé que la liberté de religion ne peut être absolue :

« S’il s’agit d’une menace pour la vie humaine, la principale chose à faire est de protéger la vie humaine. Si une organisation religieuse est engagée dans le terrorisme, et nous comprenons tous que c’est sous le prétexte d’une organisation religieuse, nous avons le droit de ne pas tenir compte de ce prétexte. »

Rappelons que l’Eglise orthodoxe estonienne, qui a accepté de changer de nom pour ne plus faire référence au patriarcat de Moscou, n’a jamais pris position sur la guerre en Ukraine et n’a jamais critiqué la politique du gouvernement. Mais la voilà odieusement accusée d’être « engagée dans le terrorisme », et il n’y aura personne pour la défendre…


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Une réflexion sur “La dictature estonienne

  1. Bien. Comme la CEDH ne dira rien contre, ça donnera à la France un précédent pour agir contre le recteur de la grande mosquée de Paris qui est le relais d’un pays hostile et contre toutes les mosquées affiliées.

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