Dans le calendrier latin le 3 février est un jour de férie, avec mémoire de saint Blaise. Dans le calendrier byzantin, où après chaque fête on célèbre les protagonistes de la fête, c’est la célébration du « saint et juste Siméon le Théodoque [celui qui reçut Dieu] et de la sainte prophétesse Anne ».

Voici les tropaires du lucernaire :
Le Créateur de l’univers et notre Rédempteur fut présenté par la Vierge Mère dans le temple ; et le Vieillard, le recevant avec joie, s’écria : Maintenant laisse aller en paix ton serviteur selon ton bon plaisir, Dieu de bonté.
Siméon, recevant de la Vierge en ses bras celui qui est engendré avant tous les siècles, le Sauveur, s’écria : Les confins de la terre en ce jour ont vu ta gloire les illuminer ; laisse donc aller en paix ton serviteur, car je t’ai vu, Dieu de bonté.
Siméon, dans ses bras portant le Sauveur enfanté en ces temps ultimes pour le salut des mortels, s’écria joyeusement : J’ai vu la lumière des nations et la gloire d’Israël ; laisse-moi donc aller de ce monde vers toi, selon ta parole, Seigneur.
Etant juste et parfait, digne de louange, divinement inspiré, en tes mains tu as reçu, incarné, le Dieu parfait, le Verbe venu en ce monde pour le justifier et tu pris congé de la chair en lui déclarant : En paix laisse aller maintenant, Ami des hommes, ton serviteur, car je t’ai vu en ce jour.
Etant jeune par l’esprit, avancé en âge par le corps, Siméon, tu avais su par divine révélation que tu ne mourrais pas avant d’avoir vu le Créateur de l’univers, le Dieu d’avant les siècles, s’appauvrir en la chair comme nouveau-né ; et, le voyant, tu exultas et demandas d’être libéré de la chair pour gagner avec allégresse les tabernacles divins.
Rayonnants de prophétique inspiration, sainte Anne et le bienheureux Siméon qui, tous deux, s’étaient montrés parfaits selon la loi, ont vu le Législateur apparu pour nous comme un enfant et l’ont adoré ; en ce jour célébrons avec joie leur sainte mémoire comme il se doit en glorifiant l’Ami des hommes, Jésus.
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