Saint Jean de Matha

Deus, qui per sanctum Joánnem órdinem sanctíssimæ Trinitatis, ad rediméndum de potestáte Saracenórum captívos, cǽlitus institúere dignátus es : præsta, quǽsumus ; ut, ejus suffragántibus méritis, a captivitáte córporis et ánimæ, te adjuvánte, liberémur. 

O Dieu, qui, par le moyen de saint Jean, avez daigné établir miraculeusement l’Ordre de la très sainte Trinité pour racheter les captifs du pouvoir des Sarrasins, faites, nous vous en supplions, que par les suffrages de ses mérites et le secours de votre grâce, nous soyons délivrés de la captivité du corps et de l’âme.

L’ordre de la Très Sainte Trinité pour la Rédemption des captifs.

La statue de Faucon de Barcelonnette.

Le tableau du Louvre.

*

On trouve aussi ce jour sur le martyrologe une mention plutôt mystérieuse :

A Constantinople, l’anniversaire des saints martyrs, moines du monastère de Die. Comme ils portaient les lettres du pape saint Félix III contre Acace, ils furent cruellement massacrés pour la défense de la Foi catholique.

Il s’agit d’un épisode du schisme d’Acace, patriarche de Constantinople de 471 à 489, qui n’occupe guère les historiens (et qui il est vrai n’a aucune importance sur le plan historique). Le schisme d’Acace fut le premier schisme entre Rome et Constantinople, il dura plus de 30 ans. L’Eglise étant déchirée entre nestoriens, eutychiens (monophysites) et orthodoxes, l’empereur Zénon eut l’idée de mettre tout le monde (ou une majorité) d’accord avec un texte intitulé Hénotique (acte d’union), accepté par le patriarche Acace, mais qui ne fit qu’aggraver les choses. Le pape Félix III envoya deux évêques à Constantinople pour que l’empereur et le patriarche abandonnent l’Hénotique. Mais les deux évêques finirent par être d’accord… Alors le pape réunit un concile qui condamna Acace, et envoya discrètement un certain Tutus remettre le texte au patriarche, en évitant les hommes de l’empereur qui surveillaient toutes les routes. Il se trouve que Tutus lui aussi se laissa gagner par le patriarche et l’empereur (surtout par leur argent, dit-on). Mais il avait laissé le document chez les moines restés solidement catholiques. Voici la suite, qui explique la notice du martyrologe, telle que racontée par Le Nain de Tillemont :


En savoir plus sur Le blog d'Yves Daoudal

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire