
La lecture des matines raconte la fin du déluge : Noé ouvre la fenêtre de l’arche, envoie un corbeau qui ne revient pas, puis une colombe, qui revient : Noé la prend avec la main et la fait rentrer. Il envoie une deuxième fois la colombe, qui revient avec un rameau d’olivier, puis une troisième fois, et elle ne revient pas. Noé ouvre le toit et voit que la terre a séché.
Voici ce qu’en dit saint Hilaire dans ce Traité des mystères que j’ai déjà cité deux fois. Le passage commence après plusieurs lignes perdues sur l’envoi du corbeau et le premier envoi de la colombe.
Ce que préfigure le second envoi est bien clair. La colombe revient portant un rameau d’olivier couvert de feuilles ; il ne faut plus la prendre avec la main, elle revient en volant. Cela fut accompli lorsque les soixante-dix disciples envoyés en mission pour prêcher l’Évangile, après avoir reçu le Saint-Esprit, reviennent en portant la gloire de s’être soumis les esprits impurs, – car le Saint-Esprit rapportait les fruits de la miséricorde divine, dont l’olivier est la figure – et lorsque l’abandon postérieur du Seigneur par les disciples l’empêcha de trouver dès ce moment un lieu de repos. La colombe revint à Noé avec des fruits pour figurer dans ce second retour les fruits rapportés par l’Esprit Saint dans la soumission des démons et l’impossibilité où le mettait l’abandon du Seigneur par les disciples de trouver dès lors un lieu de repos. Le troisième envoi préfigure son habitation chez le croyant, car une fois envoyé, le Saint-Esprit demeure éternellement dans l’âme des fidèles.
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