La dictature mondialiste en Bosnie

On avait oublié que la Bosnie-Herzégovine était gouvernée non pas par des personnalités locales élues, mais par un gauleiter imposé par la « communauté internationale » : un « haut représentant » qui, conformément à l’accord de Dayton, a des pouvoirs discrétionnaires qui lui permettent de prendre des « décisions contraignantes » et même de limoger des élus.

Or le gauleiter actuel, qui l’est littéralement puisqu’il est allemand, Christian Schmidt, ne supporte pas que le président de l’entité serbe, Milorad Dodik, lui tienne tête. En 2023, Christian Schmidt avait modifié de son propre chef le code pénal, pour y introduire le délit de… non-respect des décisions du Haut Représentant. Milorad Dodik a fait voter une loi qui interdit l’entrée en vigueur de ce diktat. Christian Schmidt a donc inculpé Dodik en vertu du nouvel article du code pénal… Et, mercredi, le président de la Republika Srpska a été condamné à un an de prison et six ans de bannissement politique.

Naturellement Dodik ne reconnaît pas la légitimité de cette condamnation, et les institutions de la Republika Srpska vont la rejeter.

Le patriarche de l’Eglise orthodoxe serbe, Porphyre, a rencontré Milorad Dodik pour lui apporter son soutien et a publié cette déclaration :

J’ai reçu avec une profonde inquiétude la nouvelle de la décision de la Cour de Bosnie-Herzégovine, par laquelle le président légalement élu de la Republika Srpska, Milorad Dodik, a été condamné à un an de prison et à une interdiction d’exercer toute activité politique pendant six ans, en violation de tout cadre juridique.

Ce verdict, incontestablement anticonstitutionnel et contraire à l’Accord de Dayton, risque de compromettre tout ce qui a été fait au cours des 30 dernières années pour panser les blessures de la guerre et réconcilier les peuples de Bosnie-Herzégovine, et est donc extrêmement dangereux. En priant le Seigneur, qui donne la paix, de nous accorder en ces temps difficiles l’esprit de paix et l’inspiration pour la construire mutuellement, J’appelle tous les acteurs de cette situation malheureuse à faire de leur mieux pour arrêter et prévenir la montée des tensions en Bosnie-Herzégovine, qui, Dieu nous en préserve, pourrait perturber la stabilité des Balkans et de la région au sens large, et plonger le processus fragile et laborieusement construit de réconciliation interethnique dans l’abîme d’une nouvelle tragédie inutile et indésirable.


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2 réflexions sur “La dictature mondialiste en Bosnie

  1. La communauté internationale, comme on dit, pour ne pas préciser états-uniennes supervisant ses obligés, dans ce cas, très nettement les européistes germaniques revanchards (qui n’ont jamais digéré la résistance yougoslave victorieuse face aux forces nazies), a prévu un statut de protectorat (accords de Dayton, USA) sur la Bosnie-Herzégovine. Cette entité est plus que majoritairement serbe, mais elle fut découpée en Republika Srpska, Fédération de Bosnie-Herzégovine, et micro-district de Brčko.

    Il fallait à tout prix casser la Serbie et la religion orthodoxe en la morcellant : Kosovo, Monténégro et une bonne partie de l’entité Bosnie-Herzégovine.

    Bien entendu, la France, continuant à se complaire en fille dévoyée de l’Église, a suivi, persistant, sauf très rarement épisodiquement depuis 2 siècles, à oublier que la Serbie tout comme la Russie sont nos alliés naturels.

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