


En Roumanie, la Direction des enquêtes sur le crime organisé et le terrorisme (DIICOT) a exécuté 8 mandats de perquisition dans quatre régions et arrêté six personnes. La DIICOT bénéficiait du soutien de « la Direction du contre-espionnage et de la sécurité militaire de la Direction générale du renseignement de la défense, des spécialistes du Service de renseignement et de la Direction générale de la protection intérieure du Ministère de l’intérieur ». Rien de moins.
Les personnes arrêtées font partie d’un « groupe paramilitaire de citoyens roumains qui a tenté de saper l’ordre constitutionnel de la Roumanie avec le soutien de diplomates russes ». Sic.
Le groupe en question, qui n’a rien de secret, est « l’état-major Vlad Tepes » (Vlad l’empaleur, « Dracula »). On comprend tout de suite à quel point il est dangereux quand on sait qu’il est dirigé par un général… de 101 ans, Radu Theodoru. (Si, le pouvoir roumain prétend que cet homme est réellement à la tête du commando qui voulait le renverser…)
En fait, le « l’état-major Vlad Tepes » est plutôt sympathique. Le groupe s’est constitué pendant la « pandémie », pour critiquer les confinements et la piqûre obligatoire. Il milite pour la sortie du pays de l’UE et de l’OTAN, veut le rebaptiser Getia (d’après les Gètes) et prône un système de gouvernement basé sur un Conseil des anciens. Il considère que la Roumanie est comme « un esclave dans une plantation », sous la coupe d’une classe politique qui a « tout vendu, tout volé, sauf nos âmes ». Le ton est extrêmement polémique, mais les menaces verbales de renversement du pouvoir ne peuvent paraître sérieuses… qu’à des gens qui ont décidé de tout faire pour empêcher Georgescu de participer à l’élection présidentielle, et donc inventent des complots dont les Russes sont complices…
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[…] cercles du pouvoir ont encore le temps de trouver des coups tordus (dans le genre du groupe Vlad Tepes), mais en sachant que leurs gestes sont désormais scrutés par les Américains, à commencer par […]
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Bien sûr pour les Roumains et ceux qui connaissent un peu l’histoire le Vrai Vlad Ţepeş n’a rien à voir avec le personnage inventé par l’Irlandais Bram Stoker au XIXème. C’est au contraire un héros national du XVème, dans une période très compliquée entre les envahisseurs ottomans, et les querelles dynastiques, pour la survie du pays. Le père de Vlad Ţepeş, Vlad II, prince de Valachie était déjà dit le Dragon (Vlad Dracul) car il appartenait à l’ordre de chevalerie du Dragon (fondé par le très chrétien Sigismond de Luxembourg).
Comme c’est pratique pour le système et les media de mettre en avant ce groupe dont le nom résonne d’une façon erronée dans l’imaginaire des Occidentaux…Si vraiment il était ce que l’on prétend qu’il est, il aurait sûrement choisi un autre nom!
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