Fin d’une anomalie

Vendredi, Donald Trump signait un décret réduisant au minimum prévu par la loi les activités de sept organisations fédérales, dont l’US Agency for global media (USAGM). Dans la foulée, Kari Lake, nommée conseillère à l’USAGM, écrivait que les subventions fédérales aux radios Voice of America (VOA), Radio Free Europe/Radio Liberty et Radio Free Asia « ne font plus partie des priorités » de l’agence ». Samedi, les « journalistes » de ces radios ont été mis en congé, avec interdiction de retourner dans leurs bureaux à partir de ce lundi.

Ces radios créées pendant la guerre froide ne servent plus à rien depuis longtemps, sinon à fournir des sinécures. Dès le 9 février Elon Musk avait demandé de les fermer, parce que « personne ne les écoute plus » et que « ce sont juste des extrémistes de gauche qui parlent entre eux tout en cramant 1 milliard de dollars par an de l’argent des contribuables américains ».

Naturellement toute la gauche internationale hurle contre cette horrible attaque contre la liberté de la presse. Le ministre tchèque des Affaires étrangères s’est fait le relai de cette misérable comédie (parce que Prague est le siège de Radio Free Europe…) et répète le refrain obligé, politiquement anachronique et complètement stupide à l’heure d’internet : « De la Biélorussie à l’Iran, de la Russie à l’Afghanistan, RFE et Voice of America font partie des rares sources libres pour les personnes vivant sans liberté. » Il demande à l’UE de lancer un débat sur cette question et veut étudier « comment maintenir au moins partiellement » les activités de diffusion de ces radios…


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