Ces « preuves » contre Poutine qui disparaissent

Parmi les financements américains à l’étranger auxquels Donald Trump a mis fin, il y a celui du Centre international pour la poursuite du crime d’agression contre l’Ukraine (ICPA), siégeant à La Haye, qui « réunissait des preuves pour poursuivre Poutine », comme dit sobrement l’agence Reuters. Et le « procureur spécial » américain est sur le départ.

Mais ce qui met la gauche américaine en fureur est que ce même arrêt de financement a conduit immédiatement à la fin du programme du laboratoire de recherche humanitaire de l’université Yale sur les soi-disant « déportations de masse d’enfants ukrainiens » (« plus de 30.000 »), qui sont le motif du mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale contre Vladimir Poutine et Maria Lvova-Belova, la commissaire russe aux droits de l’enfant.

Ce programme a coûté 26 millions de dollars. Sic. Un spécialiste dit à Reuters, mélangeant sciemment les gouvernements Biden et Trump : « Ils ont pris 26 millions de dollars de l’argent des contribuables américains utilisés pour des données sur les crimes de guerre et les ont jetés dans la déchiqueteuse, y compris les dossiers sur tous les enfants ». Ainsi, « 26 millions de dollars de preuves de crimes de guerre ont été effacés ».

On ne voit évidemment pas en quoi l’arrêt d’un financement se solderait immédiatement (a fortiori dans une université) par la suppression de tous les fichiers…

Sauf si tout était bidon et que la nouvelle politique américaine risquait de le dévoiler.


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