Le « Parlement estonien » a adopté par 93 voix contre 7 un amendement constitutionnel disant que « le droit de vote aux élections locales est révoqué pour les ressortissants de pays tiers résidant en Estonie », à savoir pour les quelque 80.000 Russes qui ont toujours vécu dans le pays mais n’ont pas pu acquérir la nationalité estonienne.
« C’est une victoire pour nous tous », s’est exclamé le Premier ministre. A savoir le 1,3 million d’habitants qui restent, dont il faut déduire les 30% de russophones, qui ne sont pas atteints de la russophobie aiguë du gouvernement.
Même le président letton avait des doutes : « Les restrictions des droits fondamentaux qui ne sont pas étayées par des arguments convaincants compromettent notre statut international d’État de droit et, partant, notre sécurité », disait-il le mois dernier. Mais s’il ne signait pas la loi il serait aussitôt accusé de collaboration avec Poutine…
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Si je comprends bien : près de 500.000 russes et 800.000 ‘estoniens’ plus ou moins russophobes Quel beau pays où 60% de la population totale ignorent les 40 % restant…Cela me fait songer un peu (en moins criant) à la Belgique dominée par les 58% de flamands !
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N’est-ce pas le vivrensemble comme ils disent ?
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à HuGo. Non, il y a 80 000 Russes de nationalité russe et 60 000 d’origine russe mais qui n’ont pas eu la nationalité estonienne et n’ont pas la nationalité russe et sont considérés comme « apatrides ». Les Estoniens sont 1 100 000.
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Dauphin,
Comment parvenez-vous à être aussi affirmatif quant au taux de russophones en Estonie, et d’ailleurs au sein des 3 pays baltes, dont seul la lithuanie a pu se constituer en État en février 1918, si on omet la fédération polono-lituanienne, la Rzeczpospolita (1569-1795). Les dits États baltes ont subi de nombreuses influences finno-ougrienne (ouralienne), polonaise, prussienne (notamment la domination des Chevaliers teutoniques), et russe. Ils ont vécu dans la paix durant deux cents années sous l’empire russe (1795-1917).
Outre l’influence russe, y a une multitude de minorités culturelles et linguistiques (ouraliennes, polonaises, prussiennes) qui ont faits les actuels trois pays baltes.
Malgré la propagande russophobe (les maîtres occidentaux devaient avoir en tête le dépeçage de la Russie) commencée dès le début des années ’90 dans les pays de l’Est, et particulièrement chez les baltes et dans les territoires ukrainiens sans oublier la Finlande, qui céda face à la Suède. La Finlande, les scandinaves, les baltes, les russes sont en partie finno-ougriens, non indo-européens comme l’écrasante majorité des populations européennes. Les ouraliens comprennent les suomis qui sont très liés aux lapons des régions arctiques scandinaves, finnoise et russe (eh, oui !), aux estes, aux livoniens (lettons), aux magyars et à 6 autres minorités, elles toutes sises en Russie.
Il existe dans les trois pays baltes de fortes minorités russes, mais difficiles à estimer, car s’y revendiquer russophone depuis trois décennies, c’est s’exposer à la discrimination, voire à la vindicte organisée. Il suffit de constater aussi chez nous qui subissons une bien moindre propagande russophobe, comment certains enfants russes sont déconsidérés par leur environnement.
En les 3 pays baltes, et en comptant chichement, 30 % à 45% de leur population est russophone, surtout que les États baltes ont connu une forte émigration ces trente dernières années et subissent une décroissance démographique qui tranche par rapport à la croissance démographique actuelle de la Russie, malgré la perte de 80.000 jeunes personnes (contre plus d’un million en face, parmi lesquels de nombreux russophones…quel drame !), dans le conflit l’opposant aux agresseurs européo-otaniens.
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Je parle de la nationalité officielle de ces populations, pas de leur langue maternelle.
Les russophones sont plus nombreux, environ 30 % de la population, la plupart de nationalité estonienne, sachant que des estoniens parlent couramment russe 40 % comme seconde langue
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