Football halal

A la faveur des joueurs de plus en plus souvent musulmans, le football est en train d’être régi par l’islam (et après tout c’est logique quand les clubs sont la propriété du Qatar ou des Emirats…)

Samedi, le match entre Angers et Monaco a été interrompu pour permettre aux quatre joueurs musulmans de « rompre le jeûne du ramadan ».

C’est interdit par la FFF, mais ça a été autorisé par le délégué de la LFP qui est théoriquement sous l’autorité de la FFF.

On voit ainsi un peu partout des matchs arrêtés pour permettre l’iftar. Ce fut remarqué lors du récent match de Ligue des champions entre Lille et Dortmund. Et c’est devenu courant en Angleterre, évidemment.

Que quelques joueurs encore très minoritaires puissent imposer l’interruption de matchs importants est évidemment une grande victoire de l’islam chez les mécréants.

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Addendum. La FFF prétend que l’interruption a été due à la blessure d’un joueur et que les musulmans en ont profité pour se restaurer. Mais on avait bien lu : « Selon le diffuseur DAZN, les dirigeants de deux formations ont fait cette demande auprès des représentants de la Ligue de football (LFP) et plus précisément au délégué du match. Celui-ci a donné son feu vert pour cette pause inédite dans le championnat de France de football. »

La russophobie partout

Hier après-midi j’écoutais en direct sur YouTube un concert des Solistes de Moscou, sous la direction de leur chef Iouri Bachmet, à la salle Zaryadyé de Moscou. Une interprétation idéale des six Concertos brandebourgeois de Bach, par des musiciens qui n’assènent pas une idéologie musicologique mais font de la musique. (Malheureusement la vidéo a disparu après la retransmission, comme c’est souvent le cas.) On pouvait voir que le clavecin était signé Bruce Kennedy, et que le logo était accompagné de celui de la salle Zaryadyé. J’ai découvert que Bruce Kennedy est un facteur de clavecins travaillant en Toscane. Il propose des copies de divers clavecins des XVIIe et XVIIIe siècles, et il est fier d’arborer sur sa page d’accueil les logos des prestigieuses institutions qui lui ont commandé un instrument. Il en manque juste un… Celui de la salle Zaryadyé.

Cette salle de concert, édifiée en 2017 dans le grand parc aménagé en plein centre de Moscou la même année, est en réalité un complexe de deux salles de concert, dont une de 1.600 places, et d’un studio d’enregistrement. Le tout est ultramoderne, et l’acoustique y est parfaite. Elle a été réglée par le grand spécialiste japonais Nagata. Lequel indique sur son site internet la salle Zaryadyé parmi ses réalisations. Mais Bruce Kennedy l’omet. Alors qu’il a réalisé pour cette salle une rare copie d’un Vater de 1737, et alors que la salle Zaryadyé est plus prestigieuse que d’autres institutions possédant un de ses clavecins. Mais c’est en Russie, et l’on ne doit pas dire qu’on a travaillé pour les Russes…

Fin d’une anomalie

Vendredi, Donald Trump signait un décret réduisant au minimum prévu par la loi les activités de sept organisations fédérales, dont l’US Agency for global media (USAGM). Dans la foulée, Kari Lake, nommée conseillère à l’USAGM, écrivait que les subventions fédérales aux radios Voice of America (VOA), Radio Free Europe/Radio Liberty et Radio Free Asia « ne font plus partie des priorités » de l’agence ». Samedi, les « journalistes » de ces radios ont été mis en congé, avec interdiction de retourner dans leurs bureaux à partir de ce lundi.

Ces radios créées pendant la guerre froide ne servent plus à rien depuis longtemps, sinon à fournir des sinécures. Dès le 9 février Elon Musk avait demandé de les fermer, parce que « personne ne les écoute plus » et que « ce sont juste des extrémistes de gauche qui parlent entre eux tout en cramant 1 milliard de dollars par an de l’argent des contribuables américains ».

Naturellement toute la gauche internationale hurle contre cette horrible attaque contre la liberté de la presse. Le ministre tchèque des Affaires étrangères s’est fait le relai de cette misérable comédie (parce que Prague est le siège de Radio Free Europe…) et répète le refrain obligé, politiquement anachronique et complètement stupide à l’heure d’internet : « De la Biélorussie à l’Iran, de la Russie à l’Afghanistan, RFE et Voice of America font partie des rares sources libres pour les personnes vivant sans liberté. » Il demande à l’UE de lancer un débat sur cette question et veut étudier « comment maintenir au moins partiellement » les activités de diffusion de ces radios…

Quelques photos

Quatre sympathiques Ukrainiens. Ce ne sont pas des taulards (enfin, pas encore), ce sont les négociateurs de la paix nommés par Zelensky : son chef de cabinet Andriy Yermak et son adjoint Pavlo Balisa : le ministre des Affaires étrangères Andriy Sypiga et le ministre de la Défense Roustam Oumerov.

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La mairie de Kiev avait demandé à un artiste de peindre des personnages de contes de fée sur le mur d’un orphelinat. L’artiste a peint Valery Zaloujni, l’ancien commandant en chef des forces armées ukrainiennes exilé à Londres comme ambassadeur. La mairie n’est pas contente mais évite de le dire trop fort parce que Zaloujni pourrait succéder à Zelsensky.

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Donald Trump avait dit que pendant ces quatre dernières années les décisions étaient prises par la personne qui actionne la machine à signer. Il l’a mis en images…

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Ceci est un chef-d’œuvre de l’art contemporain, de 1989, créé par Dan Graham, artiste conceptuel américain mort en 2022. Intitulé Pergola/Two-Way Mirror Bridge for Clisson. Car c’est à Clisson. Ou plutôt c’était. Car un chêne obtus et ennemi de l’art est tombé dessus et l’a écrasé.

« Nous envisageons bien sûr une restauration », dit le Fonds régional d’art contemporain, mais sans s’engager sur le calendrier.

Or un autre chef-d’œuvre du même grand artiste est en danger, dans le même département, à Nantes cette fois. Une « installation » inaugurée par Jean-Marc Ayrault en 1994. Mais le Nouveau labyrinthe s’est détérioré tellement vite que la mairie a fait condamner l’artiste pour « malfaçon ». Sic. Aujourd’hui la mairie envisage de l’enlever.

« Quand on n’entretient pas, on crée fatalement du désamour. Quand une œuvre est enlaidie et qu’on ne fait rien pour y remédier, elle est incomprise du public car elle ne ressemble plus à de l’art », se lamente la directrice de la fondation Dan Graham…

Lundi de la deuxième semaine de carême

L’introït est une belle prière à mi-voix, circonscrite dans la quarte ré-sol, sauf au milieu où elle fait monter un peu la supplication trois fois brièvement jusqu’au la. Deux fois en passant, pour signaler que, quand même, je me tiens dans la voie droite (mais c’est avant tout le Christ qui parle et que je dois suivre), une troisième fois de façon double pour souligner que c’est d’abord par la liturgie publique de l’Eglise – où se tient le Christ -que je dois bénir le Seigneur.

Rédime me, Dómine, et miserére mei: pes enim meus stetit in via recta: in ecclésiis benedícam Dóminum.
Júdica me, Dómine, quóniam ego in innocéntia mea ingréssus sum: et in Dómino sperans, non infirmábor.

Rachetez-moi, Seigneur, et ayez pitié de moi, car mon pied s’est tenu dans la voie droite ; je bénirai le Seigneur dans les assemblées.
Rendez-moi justice, Seigneur, parce que j’ai marché dans mon innocence ; et confiant dans le Seigneur, je ne faiblirai pas.