DeuxiĂšme dimanche de carĂȘme

L’évangile est celui de la Transfiguration, selon saint Matthieu, comme hier. Parce que dans l’antiquitĂ© chrĂ©tienne il n’y avait pas de messes du samedi et du dimanche, mais une messe qui concluait Ă  l’aube du dimanche la longue veillĂ©e du samedi des quatre temps (aprĂšs un jeĂ»ne total qui durait depuis le vendredi soir).

Cette messe ne cĂ©lĂšbre pas le fait de la Transfiguration, la vision de la gloire divine de JĂ©sus en son corps, ce qui est l’objet de la fĂȘte du 6 aoĂ»t, l’Epiphanie du cƓur de l’étĂ©, oĂč la lumiĂšre n’est plus celle d’une Ă©toile dans la nuit mais le rayonnement mĂȘme du Soleil sans couchant.

Cette messe rappelle le sens que donnait JĂ©sus Ă  la Transfiguration pour ses apĂŽtres, alors qu’il allait souffrir sa Passion, le sens, mutatis mutandis, qu’elle doit avoir pour nous sur le chemin du carĂȘme qui nous mĂšne aux cĂ©lĂ©brations de la Passion.

Ce n’est pas un hasard si l’épisode est placĂ© entre deux annonces par JĂ©sus de sa Passion. Sept versets plus tĂŽt, saint Matthieu nous dit : « A partir de ce moment-lĂ  JĂ©sus commença Ă  montrer Ă  ses disciples qu’il devait aller Ă  JĂ©rusalem, et beaucoup souffrir de la part des anciens, et des scribes, et des chefs des prĂȘtres, et ĂȘtre tuĂ©, et ressusciter le troisiĂšme jour. Â»

Ex-inde, Ă  partir de ce moment-lĂ , cƓpit Jesus ostendere discipulis suis, JĂ©sus commença Ă  montrer Ă  ses disciples
 C’est en quelque sorte la genĂšse de la Passion.

On connaĂźt la vive rĂ©action de Pierre : « Loin de toi, Seigneur, cela ne sera pas pour toi ! Â», puis celle de JĂ©sus : « Va derriĂšre moi, Satan Â», etc.

Puis c’est l’enseignement que si l’on perd sa vie on la trouve.

Et aprĂšs six jours, dit l’évangĂ©liste, c’est la Transfiguration.

Et aprĂšs la Transfiguration, « comme ils Ă©taient ensemble en GalilĂ©e, JĂ©sus leur dit : Le Fils de l’Homme va ĂȘtre livrĂ© entre les mains des hommes. Ils le tueront, et le troisiĂšme jour il ressuscitera. Â»

« Et ils en furent trĂšs attristĂ©s Â», dit saint Matthieu. « Mais eux ne comprenaient pas cette parole Â», dit saint Marc.

Or, du point de vue historique, chronologique, qui est aussi le nĂŽtre pendant le carĂȘme, JĂ©sus s’est transfigurĂ© pour tenter de montrer aux trois plus grands apĂŽtres que sa gloire, sa vie de lumiĂšre, est plus forte que la mort, et donc qu’il ressuscitera.

Car le chemin difficile du carĂȘme conduit Ă  la Passion douloureuse, mais l’histoire ne finit pas Ă  la mise au tombeau. Elle est tout entiĂšre tendue vers l’Exsultet, vers le triple AllĂ©luia. Vers l’explosion de lumiĂšre de la nuit pascale.

Et, bien sĂ»r, les deux tĂ©moins du Christ, Elie et MoĂŻse, sont aussi nos compagnons pendant le carĂȘme : eux aussi ont jeĂ»nĂ© 40 jours. Et ils ont vu Dieu sur la montagne.

*

‱ L’introĂŻt.

‱ Le graduel.

‱ Le trait.

‱ L’offertoire.

‱ La communion.

La liturgie Ă  AthĂšnes

C’était dimanche dernier en l’église de l’Ascension du quartier du Nouveau Monde Ă  AthĂšnes. Sublime hymne des chĂ©rubins, par un protopsalte dont j’ai fini par trouver le nom : Georges Kossenas. Mais je n’ai pas trouvĂ© le nom de l’autre chantre (le « lampadarios Â»), qui chante la deuxiĂšme partie dans un style diffĂ©rent mais tout aussi remarquable. Et si le cĂ©lĂ©brant est au mĂȘme niveau musical, c’est tout simplement que c’est NicodĂšme Kabarnos, le plus cĂ©lĂšbre chantre grec actuel, curĂ© de cette paroisse.

L’intĂ©gralitĂ© de cette divine liturgie du dimanche du Triomphe de l’Orthodoxie (la victoire contre l’iconoclasme) est ici.

Οጱ τᜰ Î§Î”ÏÎżÏ…ÎČΔ᜶Ό ΌυστÎčÎșáż¶Ï‚ ΔጰÎșÎżÎœÎŻÎ¶ÎżÎœÏ„Î”Ï‚, Îșα᜶ Ï„áż‡ Î¶Ï‰ÎżÏ€ÎżÎčáż· ΀ρÎčÎŹÎŽÎč τ᜞Μ τρÎčÏƒÎŹÎłÎčÎżÎœ áœ•ÎŒÎœÎżÎœ Ï€ÏÎżÏƒáŸŽÎŽÎżÎœÏ„Î”Ï‚, π៶σαΜ τᜎΜ ÎČÎčÎżÏ„ÎčÎșᜎΜ áŒ€Ï€ÎżÎžÏŽÎŒÎ”ÎžÎ± ΌέρÎčΌΜαΜ. ᜩς τ᜞Μ ÎČασÎčλέα Ï„áż¶Îœ ᜅλωΜ áœ‘Ï€ÎżÎŽÎ”ÎŸÏŒÎŒÎ”ÎœÎżÎč, Ï„Î±áż–Ï‚ áŒ€ÎłÎłÎ”Î»ÎčÎșÎ±áż–Ï‚ áŒ€ÎżÏÎŹÏ„Ï‰Ï‚ ÎŽÎżÏÏ…Ï†ÎżÏÎżÏÎŒÎ”ÎœÎżÎœ Ï„ÎŹÎŸÎ”ÏƒÎčΜ. áŒˆÎ»Î»Î·Î»ÎżÏÏŠÎ±. áŒˆÎ»Î»Î·Î»ÎżÏÏŠÎ±. áŒˆÎ»Î»Î·Î»ÎżÏÏŠÎ±

Nous qui, dans ce mystĂšre, reprĂ©sentons les chĂ©rubins et chantons l’hymne trois fois sainte Ă  la vivifiante TrinitĂ©, dĂ©posons maintenant tous les soucis de cette vie pour accueillir le Roi de toutes choses, invisiblement escortĂ© par les ordres des anges. AllĂ©luia, allĂ©luia, allĂ©luia.

En Bosnie

Depuis jeudi des militaires italiens et tchĂšques, puis roumains, et des hĂ©licoptĂšres et du matĂ©riel militaires arrivent en Bosnie, pour renforcer l’Eufor, la force d’occupation europĂ©enne, dirigĂ©e depuis le 21 janvier par un gĂ©nĂ©ral roumain. Il s’agit vraisemblablement d’appuyer la police bosnienne pour procĂ©der Ă  l’arrestation des dirigeants de la Republika Srpska (dĂ©cision qui n’est pas encore prise).

En cas de besoin, les forces de l’OTAN pourraient intervenir.

Car il y a toujours une prĂ©sence de l’OTAN en Bosnie, pays qui n’est pas membre de l’OTAN
 Le QG de l’OTAN Ă  Sarajevo est lĂ  en soutien de l’Eufor


Et je dĂ©couvre sur le site de l’OTAN que la soi-disant menace russe a conduit l’OTAN dĂšs fĂ©vrier 2023 Ă  « renforcer les capacitĂ©s de dĂ©fense de la Bosnie-HerzĂ©govine Â». Si par hasard Poutine attaquait Sarajevo ? Stupide prĂ©texte pour se donner les moyens d’éliminer les dirigeants de la partie « pro-russe Â» du pays