L’épître de ce jour, titrée du chapitre 17 de Jérémie, comporte trois phrases qui ont été reprises par la liturgie.
La première est devenue le capitule de l’heure de tierce au temps de la Passion :
Dómine, omnes, qui te derelínquunt, confundéntur : recedéntes a te in terra scribéntur : quóniam dereliquérunt venam aquárum vivéntium Dóminum.
Seigneur, tous ceux qui vous abandonnent seront confondus ; ceux qui se retirent de vous seront écrits sur la terre, parce qu’ils ont abandonné le Seigneur, la source des eaux vives.
La deuxième phrase est le capitule de tierce pendant l’année :
Sana me, Dómine, et sanábor : salvum me fac, et salvus ero : quóniam laus mea tu es.
Guérissez-moi, Seigneur, et je serai guéri ; sauvez-moi, et je serai sauvé, car vous êtes ma louange.
La dernière phrase est le capitule de sexte au temps de la Passion :
Confundántur, qui me persequúntur, et non confúndar ego : páveant illi, et non páveam ego. Induc super eos diem afflictiónis, et dúplici contritióne cóntere eos, Dómine, Deus noster.
Que ceux qui me persécutent soient confondus, et que je ne sois pas confondu moi-même ; qu’ils aient peur, et que je n’aie pas peur ; faites venir sur eux le jour du malheur, et brisez-les d’un double brisement, ô Seigneur notre Dieu.
Cela fait à peu près les deux tiers du texte. Et dans ce qui reste il y a aussi une expression qui a été souvent commentée par les pères (notamment en relation avec des propos de saint Paul) : « et diem hóminis non desiderávi, tu scis » : Et moi je n’ai pas désiré le jour de l’homme, tu le sais.
Faisant fi des commentaires patristiques, et du fait que la Vulgate et la Septante sont en parfait accord, les Bibles modernes traduisent tout autre chose, qui est une banalité. De même les Bibles modernes, faisant fi des commentaires patristiques et de l’accord de la Vulgate et de la Septante, ne traduisent pas « seront écrits sur la terre » (dans la poussière, et non dans le Livre de Vie), mais là aussi une banalité.
Sur le massacre de la collecte de la messe de ce jour, typique du fait que la néo-liturgie est celle d’une néo-religion, voir ici.
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