2 réflexions sur “Révélateur

  1. Déjà surpris que seuls des établissements catholiques soient visés par des accusations remontant à des décennies et mettant en cause des prêtres ou laïcs souvent morts, j’ai entendu ce matin sur France Infaux que seules les écoles catholiques connaissaient ce genre de problème. Ce qui montre le bout du nez d’une cabale profitant de vieilles affaires ressortant opportunément pour affaiblir l’école catholique sous contrat et viser le premier ministre.

    Or, les causes, abus d’autorité, violence dans les méthodes d’éducation, perversion sexuelle, ne peuvent commencer et finir dans les murs d’un seul genre d’établissement. Toutes les écoles avec internat, les colonies de vacances, les clubs de sport, les pensions, ont du connaître d’autres situations semblables à Betarrham. Certes, seuls les catholiques acceptent d’être accusés et essaient de faire la lumière sur les désordres, même imparfaitement et tardivement. Vous n’entendez jamais parler d’abus dans les écoles publiques alors qu’il n’en manque pas. Et l’aveuglement, l’organisation du silence et de la complicité perverse ou lache, ne pouvaient se limiter aux milieux catholiques. D’ailleurs, une victime autrefois élève de Bétarrham, a ajouté qu’il avait aussi été victime dans une école publique, ce que personne n’a repris. On a récemment vu, autour du drame du petit Emile, dont on ne connait toujours pas les responsabilités, que le grand père maternel a été mis en cause en ressortant une vieille accusation visant Riaumont à l’époque ou il y était surveillant. Riaumont régulièrement visé par des amalgames, des vieilles accusations, des témoignages sans preuves d’anciens élèves et parfois contradictoires. Je pense qu’au-delà de crimes et abus inacceptables ou qu’ils puissent se passer, les longues décennies passées empêchent des enquêtes sérieuses qui pourraient mettre à jour la vérité. Si on n’a que la seule parole des supposées victimes, qu’on croit honnêtes mais sans procès contradictoires ce sera toujours leur parole contre un silence en face et jamais d’enquête, sauf les rares cas ou les responsables ont été emprisonnés. Or, les accusations calomnieuses existent aussi qui ne peuvent jamais être débusquées sans procès et enquête. Et cela vise exclusivement des écoles catholiques, sous contrat, alors que logiquement, raisonnablement, à l’époque ces méthodes et le genre de détraqué dénoncé devait aller partout ou se trouvaient es enfants pour sévir. Et l’école publique avait nombre d’internats et de structures accueillant des enfants.

    Pour résumer, la fille de François Bayrou témoigne pour défendre son père, et c’est légitime surtout si elle a été réellement victime, ce qui montrerait que la chape de silence est une réalité qu’on ne peut reprocher à l’école catholique elle-même. Mais l’organisation de dénonciations, qu’on voit exploser dans d’autres écoles catholiques, semble un peu trop synchronisée pour être le seul fait du hasard. Et aucune école publique, colonies de vacances municipales ou club de sport n’y est visée, seulement des écoles catholiques. Une fois encore, après les prêtres pédomaniaques, je crains que l’institution catholique se laisse accabler exclusivement à charge et sans même essayer de se défendre sans que personne ne vienne replacer ces drames en perspective d’une époque et d’une nature humaine. C’est là que, sans nier ni remettre en cause la réalité des faits, l’on peut suspecter une volonté accusatrice organisée pour charger l’Eglise et la rendre plus docile face à des lois à venir, des projets scolaires à lui faire accepter, une baisse de ses exigences spirituelles et morales déjà peu élevées.

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