L’Ukraine en bref

Zelensky, avec l’accord de son conseil des ministres, a limogé le gouverneur militaire de l’oblast de Soumy, Volodymyr Artioukh, le rendant responsable de la cérémonie militaire qui a été dimanche la cible des Russes.

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Les Etats-Unis refusent de signer un projet de texte du G7 condamnant la frappe russe sur Soumy. Le Canada, qui assure actuellement la présidence du G7, souligne que sans l’appui américain le texte ne peut pas être adopté.

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Le président de la commission des Affaires étrangères du Parlement ukrainien, Oleksandr Merejko, demande au FBI de mener une enquête pour déterminer qui répand la propagande russe à la Maison Blanche.

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Le projet de loi étendant pour la 15e fois la loi martiale et la mobilisation (jusqu’au 6 août) a été adopté. Le président du Parlement, Rouslan Stefantchouk, avait averti que les députés qui oseraient voter contre seraient considérés comme des « agents de Poutine » et que des mesures seraient prises contre eux. Comme les partis d’opposition sont interdits, cela laisse entendre qu’il commence à y avoir une opposition interne… De fait Porochenko lui-même a publiquement critiqué « l’abus » par Zelensky de la loi martiale conduisant à une « usurpation » du pouvoir.

La prolongation de la loi martiale a reçu 357 voix pour, une contre, quatre députés n’ont pas participé. La poursuite de la mobilisation générale a été soutenue par 346 députés, un a voté contre, un s’est abstenu et 11 n’ont pas voté.

L’unique député qui a voté contre les deux textes est Oleksiy Gontcharenko, du parti de Porochenko. Problème pour les représailles : c’est un russophobe acharné.

Le boulet de Colombus

Dans une interview à un journal californien, le cinéaste Chris Colombus dit que la séquence de son film « Maman j’ai encore raté l’avion » où l’on voit Donald Trump est « devenue une malédiction. C’est devenu mon boulet, mon fardeau à porter… J’aimerais tellement qu’elle disparaisse du film ! Mais je ne peux pas la couper. Si je le fais, je vais probablement être expulsé du pays. On dira que je ne mérite pas de vivre aux États-Unis. Il faudra que je retourne en Italie ou un truc du genre… »

On a ici la haine envers Trump dans sa version la plus stupide. (Columbus est né en Pennsylvanie, comme ses parents tous deux acteurs – américains.)

Le film a plus de 30 ans. S’il n’a jamais coupé cette scène, c’est parce qu’elle est devenue « culte », alors que le film était bien moins bon que le premier.

Cela dit, le film a bel et bien été amputé de cette scène. Au Canada. Lorsque CBC l’a passé de nouveau à la Noël 2019, cette absence a suscité une polémique. La chaîne a alors prétendu qu’elle l’avait coupée en 2014, à un moment où Trump n’était pas encore candidat, simplement pour l’adapter au format télévision. Il y aurait eu ainsi… 8 minutes coupées (sur 120), dont les… 7 secondes de la scène avec Trump. Etonnante coïncidence (ou illumination prophétique des censeurs) : le film passa à la Noël 2015, alors que la campagne de Donald Trump pour les primaires battait son plein, et qu’il était en tête des sondages depuis le mois de juillet (date à laquelle il fait déposer son slogan MAGA).

Scoop : une femme est de sexe féminin

Les Britanniques se demandaient depuis 2018 ce qu’est une femme. La Cour suprême du Royaume-Uni vient de rendre son verdict :

« La décision unanime de cette cour est que les termes femme et sexe dans la loi sur l’égalité de 2010 font référence à une femme biologique et à un sexe biologique. »

Il y a encore quelques années on aurait dit que c’est une lapalissade. Mais aujourd’hui il faut un certain courage aux juges de la Cour suprême pour oser affirmer l’évidence, et contredire ainsi le parlement écossais qui avait voté une loi d’égalité des genres imposant la parité dans les conseils d’administration du secteur public, et le gouvernement qui avait ensuite souligné que les « femmes transgenres » étaient bien des femmes et faisaient partie des quotas du genre féminin.

L’action en justice de l’association montée à cette occasion a pu aboutir grâce aux dons de J. K. Rowling.

Les lobbies LGBT s’inquiètent des conséquences de cette décision, alors que l’imposture « transgenre » règne dans de nombreux espaces non mixtes (hôpitaux, prisons, etc.) du Royaume-Uni.

Le rouble superstar

Selon Bloomberg, le rouble russe est devenu à la mi-avril la monnaie la plus performante au monde, avec depuis le début de l’année une hausse de 38 % face au dollar. Une performance qui dépasse même celle de l’or.

D’après les analystes cités par Bloomberg, cette envolée du rouble s’explique par une conjonction de facteurs internes et externes. D’un côté, la Banque centrale de Russie maintient des taux d’intérêt élevés, attirant ainsi des flux d’investissement vers les actifs libellés en roubles. Cette politique monétaire restrictive vise à contenir l’inflation tout en consolidant la stabilité financière du pays. De l’autre, les États-Unis voient leur devise fragilisée par une montée des tensions commerciales.

Autrement dit, les sanctions ça marche. De mieux en mieux.

La censure Netflix

Netflix a mis à son catalogue La passion du Christ, de Mel Gibson. Mais avec une censure significative.

Le film commence par une citation d’Isaïe :

« Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; par ses blessures nous sommes guéris » (Isaïe 53) 700 avant J.-C.

La citation a été enlevée, et le film commence ainsi par un écran noir, sans musique, de 13 secondes.

Il faut savoir que ce chapitre 53 d’Isaïe, qui est une des plus saisissantes prophéties de la Passion, n’est jamais lu dans les synagogues (on passe du milieu du chapitre 52 au chapitre 54). LifeSiteNews cite Hananel Mack, professeur de Talmud à l’université Bar-Ilan d’Israël : « D’une manière générale, les juifs ont exclu des haftarot les versets sur lesquels les chrétiens fondent les principes de leur foi religieuse. » Donc on les exclut aussi du cinéma…