La dernière des hymnes propres des matines et laudes de ce jour dans la liturgie byzantine est le célèbre « tropaire de Cassienne ».
En 830, la mère du nouvel empereur Théophile décida de le marier. Il n’avait encore que 17 ans. On lui présenta les six plus belles vierges du pays. La plus belle à son goût était Cassienne. Il s’approcha d’elle et lui dit : « C’est par la femme qu’arriva la corruption. » Cassienne répliqua du tac au tac : « Mais c’est aussi de la femme que provient ce qui est supérieur. » Théophile battit en retraite devant une jeune fille aussi pleine d’intelligence et d’audace, et choisit une autre, Théodora. Cassienne en fut ravie : elle avait décidé d’être religieuse, et elle s’en alla fonder un monastère. Alors que Théophile était iconoclaste, elle défendit avec fougue le culte des icônes, et elle fut persécutée pour cela. Mais elle disait : « Je hais le silence quand c’est le temps de parler. » C’est pourquoi on la représente généralement sur l’icône du « Triomphe de l’orthodoxie », triomphe que l’on doit notamment à l’impératrice Théodora qui continuait en cachette à vénérer les icônes, apprenant à ses enfants (dont l’empereur suivant) à faire de même.
Cassienne composait des pièces liturgiques d’une telle beauté qu’elle fut encouragée par les autorités de l’Eglise, et il y en a 33 dans la liturgie byzantine. La plus connue est donc celle du mercredi saint. On raconte que Cassienne était en train de la composer dans le jardin du monastère quand fut annoncée une visite de l’empereur. Cassienne partit se cacher en laissant là le papier et l’encre. Théophile vit le papier, ajouta quelques mots et s’éclipsa. Cassienne garda les mots de l’empereur et termina le tropaire. On ne peut pas garantir que l’anecdote soit véridique, mais si elle l’est, cet iconoclaste était néanmoins un génial connaisseur de la liturgie. Car il se sert du stratagème de Cassienne pour montrer l’opposition entre la prostituée qui baise les pieds du Christ et Eve qui s’était enfuie en entendant marcher ces mêmes pieds… tout en soulignant qu’il n’est pas dupe et en faisant allusion à leur première rencontre… Les mots de l’empereur sont en gras dans le texte et en italiques dans la traduction.
Seigneur, la femme qui était tombée dans une multitude de péchés, ayant reconnu votre divinité, prit le rôle d’une myrophore et, tout en larmes, vous offrit du parfum avant votre sépulture et dit : Malheur à moi ! La tyrannie de la débauche et la passion du péché m’ont fait sombrer dans une nuit noire. Recevez donc les flots de mes larmes, vous qui attirez les eaux de la mer dans les nuages, et penchez-vous sur les sanglots de mon cœur, vous qui abaissez les cieux par votre indicible abaissement. J’embrasse et je sèche, avec les boucles de mes cheveux, vos pieds immaculés…
… dont le bruit des pas résonna dans le paradis, le soir, et Eve eut peur et se cacha.
O mon Sauveur et le salut de mon âme, qui sondera le gouffre de la multitude de mes péchés et l’abîme de vos jugements ? Ne vous détournez pas de moi, qui suis votre servante, vous dont la miséricorde est incommensurable.
Chanté par les moines de Vatopedi (Athos) :
Et en slavon, chant znamenny, par l’ensemble Asmatikon :
Bien au chaud dans son bureau londonien (où il a été exilé par son rival Zelensky), Valeri Zaloujny (qui se voit prochain président de l’Ukraine) appelle les Ukrainiens à mourir et à tuer pour la nation et en même temps à assurer la permanence de son code génétique. (Ce qui nous rappelle que la Constitution ukrainienne oblige à « préserver le patrimoine génétique du peuple ukrainien », dans le droit fil de son inspiration nazie, et de son délire, puisque « l’Ukraine » a toujours été le carrefour de divers peuples.)
« La guerre consiste à faire le choix de deux décisions importantes. La première décision est de pas avoir peur, de ne pas avoir peur de mourir. Cela veut dire être prêt au sacrifice. C’est la décision que doivent prendre tous ceux qui sont engagés dans le combat armé. Mais mourir pour l’Ukraine, pour votre peuple, ce n’est pas suffisant. Vous devez prendre une deuxième décision, tout aussi difficile et très importante : vous devez être prêt à tuer. Et c’est la volonté non seulement de se sacrifier, mais la volonté aussi de tuer pour l’Ukraine, pour sa terre, pour son peuple, pour votre propre famille qui vous a amené à avoir cet esprit de combat, qui nous permet de mener la lutte armée.
« D’où cela vient-il ? Peut-être d’un régime alimentaire particulier ? Non. Peut-être du climat particulier dans lequel nous grandissons ? Non. Peut-être d’autres facteurs extérieurs ? Non. Cela est entièrement dû à notre code, le code de notre nation, qui est semé en nous, ancré dans notre culture. C’est ce que notre éternel ennemi combat. Une culture construite d’abord sur l’histoire : notre ennemi combat cette histoire. Alors que faire maintenant ? Nous devons faire une seule chose, avant tout : nous devons nous assurer que la chaîne du code génétique ne se brise pas, mais s’étende, qu’elle soit semée dans nos enfants, nos petits-enfants, et notre nation. »
Alexandre Ovetchkine, le champion de hockey, a encore battu son propre record en marquant un 896e but.
L’agence TASS lui a demandé s’il aimerait apporter la coupe Stanley en Russie si son équipe l’emportait. Il a répondu : « Nous devons d’abord gagner et ensuite en parler. Bien sûr, j’aimerais ramener la coupe à la maison, car c’est une grande occasion pour les fans et pour tout le pays. »
Autre question, sur sa participation à l’équipe nationale russe aux Jeux olympiques d’hiver. Réponse : « « Rien ne dépend de nous. C’est au Comité [international] olympique de décider s’il nous admet ou non. En ce qui concerne ma participation, je pense que cette question devrait être adressée à l’entraîneur principal [de l’équipe nationale russe], car lui seul sait qui il veut dans l’équipe… C’est un honneur pour quiconque de rejoindre l’équipe nationale, de représenter son pays. Donc, si j’ai cette opportunité, bien sûr que je le ferai. »
Ovetchkine a également annoncé que les palets de ses 894e et 895e buts seront exposés dans le musée d’une Académie internationale de hockey qui ouvrira l’an prochain à Moscou.
Donald Trump agacé par des journalistes : « Ecoutez, quand vous commencez une guerre, vous devez savoir si vous pouvez la gagner, non ? Vous ne commencez pas une guerre contre quelqu’un 20 fois plus grand que vous en espérant qu’on vous donne des missiles. »
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Suite à la perte par les Ukrainiens d’un F-16 abattu par les Russes, le magazine américain « Military Watch » constate que ces avions n’ont procuré aucun avantage aux Ukrainiens.
« Les avions de combat d’occasion, livrés par des États membres de l’OTAN dont les Pays-Bas, la Belgique et la Norvège, sont considérés comme obsolètes parce qu’ils ne disposent pas de fonctions essentielles. Les inquiétudes concernant les capacités limitées du F-16 vont à l’encontre des espoirs récents de voir l’avion changer la donne sur le champ de bataille. »
Et c’est ce que détaillait hier un expert à la télévision ukrainienne, concluant que les F-16 ne font pas le poids face aux nouveaux avions russes.
Les F-16 devaient changer la donne, comme devaient le faire auparavant les chars Abrams, et auparavant les chars Leopard, et auparavant les missiles ATACMS, et au début les Javelin…
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Demain cela fera un mois qu’a été instauré le moratoire d’un mois interdisant les frappes sur les sites énergétiques. Depuis lors les Ukrainiens l’ont violé une centaine de fois. La nuit dernière encore à Koursk (avec un mort en prime), dans la région de Bryansk et celle de Kherson.
Voici les hymnes des matines et des laudes de ce jour dans la liturgie byzantine, chantées par le chœur des professeurs de l’École de Musique byzantine Saint-Achille de la Métropole de Larissa et Tyrnavos.
Frères, aimons l’Epoux, préparons nos lampes – brillant dans la vertu et la foi droite – afin d’être prêts comme les Vierges sages du Seigneur – et d’aller avec Lui aux Noces – Car l’Epoux divin donne à tous la couronne incorruptible
Les prêtres et les scribes, dans leur jalousie – assemblèrent contre Toi, Sauveur, le conseil de l’iniquité – Ils incitèrent Judas à la trahison – Impudemment, contre Toi, celui-ci vint parler aux transgresseurs – Que me donnerez vous, dit il et je le livrerai entre vos mains – Seigneur, de sa condamnation, délivre nos âmes.
Judas aime l’argent dans son cœur – Malveillant, il se tourne contre le Maître – il médite et prépare la trahison – Il déchoit de la lumière et reçoit les ténèbres – Il marchande et vend Celui qui n’a pas de prix – Malheureux, il trouve en retour la pendaison et la mort douloureuse – Délivre moi de sa part, Christ, Dieu – Toi qui accordes le pardon des fautes – à ceux qui célèbrent dans le désir ta sainte Passion.
Les trois saints Enfants ne se soumirent pas à l’ordre tyrannique – Jetés dans la fournaise, ils confessaient Dieu et chantaient – Œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur.
Louez-le dans toutes ses dominations ; louez-le dans la plénitude de sa grandeur. Comment entrerai-je, indigne, dans la splendeur de tes saints ? – Si j’ose aller dans le lieu des Noces – mon vêtement me dénonce, car il n’est pas nuptial – et je serai rejeté, lié par les anges – Seigneur, purifie la souillure de mon âme – et sauve moi dans ton amour de l’homme.
Louez-le par la danse et au son du tambourin ; louez-le sur les cordes et les instruments. Endormi dans la négligence de l’âme, Christ, mon Epoux – je ne porte pas la lampe allumée au feu des vertus – Au temps du travail, je rêve et je ressemble aux Vierges folles – Maître, ne me ferme pas le cœur de tes compassions – Mais détache de moi le sommeil ténébreux – Eveille moi, conduis moi avec les Vierges sages dans le lieu de tes Noces – où les voix pures Te fêtent et ne cessent de Te dire – Seigneur, gloire à Toi.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Tu as appris, mon âme, la condamnation – de celui qui cacha le talent – Ne cache pas la parole de Dieu – Annonce ses merveilles, fais croître le don – afin d’entrer dans la joie de ton Seigneur.
Venez, fidèles, travaillons de tout cœur à l’œuvre du Maître – Il donne aux serviteurs sa richesse – Et multiplions chacun le talent de la grâce – Que l’un porte la sagesse en faisant le bien – Que l’autre célèbre la liturgie de la splendeur – Qu’un autre annonce fidèlement la parole à celui qui l’ignore – Qu’un autre distribue sa richesse aux pauvres – Nous multiplierons ainsi ce qui nous fut prêté – En fidèles économes de la grâce, nous serons dignes de la joie du Maître – Que Tu nous donneras, Christ, Dieu, dans ton amour de l’homme.
Nous avons, dès l’aurore, été remplis de ta miséricorde, et nous avons tressailli, et nous avons été pleins de délices tous les jours de notre vie. Nous nous sommes réjouis en retour des jours où tu nous as humiliés, et des années mauvaises que nous avons vues. Jette un regard sur tes serviteurs et sur tes œuvres, et dirige leurs fils.
Lorsque Tu viendras dans la gloire avec les Puissances angéliques – et que Tu siégeras sur le Trône du Jugement – ne me sépare pas de Toi, bon Pasteur – Les voies à ta droite, Tu les connais – Mais à ta gauche, elles s’égarent – Ne me perds pas avec les boucs, endurci par le péché – mais compte-moi avec les brebis à ta droite – et sauve-moi dans ton amour de l’homme.
Epoux de grâce, beau entre tous les hommes – qui nous appelles au festin spirituel du lieu de tes Noces – dépouille moi de la laideur des fautes en m’unissant à tes souffrances – couvre moi du vêtement de gloire de ta beauté – fais de moi un convive lumineux dans ton Royaume en ta miséricorde.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Le Maître te confie le talent, mon âme – Reçois dans la crainte le don, prête à Celui qui t’a donné – Donne aux pauvres. Deviens l’ami du Seigneur – pour être à sa droite quand Il viendra dans la gloire – et entendre la voix bienheureuse – Entre, serviteur dans la joie de ton Seigneur – Je m’étais égaré, mais de cette joie, rends moi digne en ton grand amour.