Führer Merz

Attention. Le chancelier allemand qui va être élu le 6 mai par le Bundestag, Friedrich Merz, est un fou dangereux. Il veut donner des missiles Taurus à l’Ukraine, alors que Scholz a toujours refusé. Et il dit pourquoi : c’est pour détruire le pont de Crimée et la Crimée.

L’Ukraine doit être équipée pour « façonner les événements » et « prendre les devants ».  « Si les choses continuent comme elles sont, si, par exemple, la liaison terrestre la plus importante entre la Russie et la Crimée est détruite, ou si quelque chose se produit en Crimée même, où se trouve la majeure partie de la logistique militaire russe, alors ce serait l’occasion de ramener enfin ce pays sur la scène stratégique. »

On peut penser qu’il ne sait pas ce qu’il dit. Mais c’est peu plausible.

« Je souhaite vous montrer ma vision pour l’Allemagne. »

Une honte française

Ce sinistre guignol doit vivre dans un monde parallèle.

Encore un qui va asphyxier l’économie russe…

Conformément au moratoire, les Russes n’ont pas attaqué d’infrastructures énergétiques ukrainiennes depuis un mois. Les Ukrainiens attaquent tous les jours des infrastructures énergétiques russes. Certains jours plus de dix fois. Barrot dit exactement le contraire de la vérité. Ce doit être une malédiction.

Le dangereux délire estonien

Le président estonien a signé la loi qui permet à l’armée d’attaquer des bateaux civils étrangers s’ils considèrent qu’ils constituent une menace. Le texte avait été adopté le 9 avril à l’unanimité des 62 députés présents (sur 70).

C’est semble-t-il une première mondiale, que l’armée puisse juger de la façon la plus arbitraire qu’un bateau constitue une menace et doive donc être attaqué, voire coulé « en cas extrême ».

Ce délire est le fruit d’un autre délire : cette décision est due au « nombre croissant de sabotages » (sic) dans la Baltique. Sabotages mensongèrement attribués à la Russie. Puisque ce sont évidemment les bateaux russes qui sont visés.

Plus largement, la nouvelle loi entre dans le cadre de l’effort des pays nordiques de faire de la Baltique une zone d’où les Russes seraient exclus, et l’Estonie est avec la Finlande le pays qui contrôle (voudrait contrôler) l’accès maritime à Saint-Pétersbourg.

Un jeu dangereux…

La frappe de Soumy

Les Russes ont frappé dimanche un rassemblement militaire ukrainien dans la ville de Soumy. Il ne s’agissait pas seulement d’éliminer des officiers, mais de répondre aux exactions commises dans la région de Koursk (dont de nombreux meurtres de civils). Car la cérémonie avait pour motif une remise de prix à ceux de la 117e brigade de défense territoriale (à l’occasion de son 7e anniversaire) qui se sont particulièrement « distingués » dans cette aventure sanglante où l’Ukraine a perdu des milliers d’hommes et des centaines de blindés. Malheureusement certains soldats avaient invité des membres de leur famille (d’où les morts de civils qui permettent à la propagande occidentale de cacher les faits pourtant avérés).

Le député ukrainien Mariana Bezougla écrit : « Appel à ne pas faire de rassemblements militaires pour des récompenses, et encore moins dans les villes. Encore une fois, les Russes disposaient d’informations sur l’événement… Encore une fuite d’information. Pour les cas précédents, personne n’a été puni. »

Artem Seminykhine, le maire de Konotop, une autre ville de la région, ne décolère pas. Il exige la démission du gouverneur militaire de l’oblast, Artioukh, et du chef régional du SBU, Krasnochapko. Il accuse même nommément Artioukh d’être responsable de l’attaque et d’avoir blessé des enfants en s’enfuyant des lieux. Il rappelle que Artioukh avait monté un dépôt de munitions au centre de Soumy, dans la cour d’un immeuble résidentiel, et avait accusé les Russes d’une frappe quand le dépôt a sauté le mois dernier.

L’ancien député Igor Mosiytchouk écrit : « J’espère que le chef de l’administration régionale, Artoukh, et le député Anancthenko sont déjà détenus à Soumy, pour avoir tenté de marquer des points politiques avec une cérémonie publique de remise de prix marquant le 7e anniversaire de la brigade. »

Le blogueur militaire ukrainien Podolyaka écrit à l’adresse des habitants de Soumy : « Je vous conseille vivement de quitter notre ville natale, qui est devenue une ville de première ligne. Ceci n’est devenu tel que grâce à l’aventure de Zelensky dans la région de Koursk. Seule son aventure dans la région de Koursk est devenue la raison de ce qui se passe actuellement à Soumy. Notre ville est depuis longtemps devenue un lieu d’accumulation des forces de l’armée du régime et regorge tout simplement de soldats des forces armées ukrainiennes. »

On apprend du reste que les Ukrainiens font des fortifications non pas pour défendre Soumy, mais de l’autre côté de la ville, comme s’ils considéraient l’avoir déjà perdue.

Soumy est à une trentaine de kilomètres du monastère Saint-Nicolas de Gornal, dont j’ai déjà parlé, et qui est l’une des deux dernières petites poches de résistance ukrainienne en territoire russe. Aux dernières nouvelles (ce matin), les Russes ont coupé toutes les voies d’approvisionnement des soldats qui y sont retranchés. Selon les renseignements russes, l’officier qui négociait la reddition du bataillon a été tué par ses hommes.