Discrètement…

On apprend que les Etats-Unis se sont retirés du Centre international chargé des poursuites pour le crime d’agression contre l’Ukraine (ICPA), censés recueillir les preuves de « crimes de guerre russes » sous l’égide d’Eurojust.

Le président d’Eurojust, Michael Schmid, a déclaré à la presse : « Il y a quelques semaines, ils ont annoncé qu’ils se retiraient (…) malheureusement en raison d’un changement de priorités au sein de leur ministère de la Justice. »

Les Etats-Unis avaient versé un million de dollars. Michael Schmid dit que ce sera à l’UE de tout financer maintenant. Puis il a lâché : « À vrai dire, on ne sait pas exactement ce qui se passera à l’avenir, mais notre intention est de continuer. »

En fait ce retrait date du 17 mars et avait été annoncé par le New York Times citant la notification du ministère américain de la Justice. Mais l’information n’avait pas fait les gros titres…

Addendum. Je m’aperçois que j’en avais parlé… C’est seulement une découverte pour l’AFP, et pour ceux qui perdent la mémoire…

Danone et la Russie en lambeaux

En 2022, la firme Danone avait vertueusement quitté la Russie pour protester contre la guerre en Ukraine et accompagner les sanctions occidentales qui allaient détruire l’économie russe. C’était pourtant son deuxième marché, juste après la France.

L’entreprise russe qui a repris les actifs de Danone s’appelle Vie et nutrition. L’année dernière elle a fait 7 milliards de roubles d’investissements et lancé 30 nouveaux produits. La production a progressé de 20,6% et ses revenus de 21,6%, à plus de 140 milliards de roubles (1,5 milliard d’euros).

En 2023, Le Monde osait titrer : « Comment le piège russe s’est refermé sur Danone, Le Point :« Comment Poutine a fait main basse sur le géant français », Les Echos tonnaient : « Moscou prend brutalement le contrôle de la filiale russe de Danone ». C’est ce qu’on appelle encore chez nous « l’information ».

Elton John « indésirable »

Le parquet général russe déclare « indésirable » l’ONG Elton John AIDS Foundation.

Le parquet note que l’organisation vise « à soutenir les associations publiques de prévention et de lutte contre le sida parmi les groupes les plus vulnérables (personnes LGBT, toxicomanes), ainsi qu’à lutter contre la discrimination et la négligence à l’égard des personnes séropositives et des personnes ayant des opinions non traditionnelles », et que « dans une plus large mesure, elle se concentre sur la promotion des relations sexuelles non traditionnelles, des modèles familiaux occidentaux et du changement de sexe ».

De fait, un rapide coup d’œil sur son site permet de constater, sans surprise, que cette Fondation fait de la propagande LGBT, ce qui est banni en Russie.

En outre, ajoute le parquet, elle a « une attitude négative à l’égard des politiques des pays qui protègent les valeurs spirituelles et morales traditionnelles. Avec le début de l’opération militaire spéciale, elle participe à la campagne de l’Occident visant à dénigrer la Russie. »

Le dernier grand article mis en ligne est d’ailleurs intitulé « Le coût humain du conflit en Ukraine ». Il est signé Denys Denysenko, le directeur du programme Ukraine de la Fondation, qui se dit aussi membre du conseil régional de Donetsk (sic), et directeur de « Développement des villes ukrainiennes » à Lvov (à l’autre bout de l’Ukraine), alors qu’il vit en Angleterre…

CERV : l’USAID européen contre la Hongrie

Ci-dessous la traduction d’un texte de Zoltán Kovács, « secrétaire d’État à la Diplomatie publique et aux Relations publiques de la Hongrie », autrement dit porte-parole du gouvernement hongrois pour les affaires internationales (depuis 2014).

La boîte noire de Bruxelles : 62 millions d’euros de financement de l’UE
aux ONG politiquement actives en Hongrie

En matière de transparence, la Commission européenne prêche bien plus qu’elle ne pratique. Une analyse récemment publiée a révélé que depuis 2014, les ONG politiquement actives opérant en Hongrie ont reçu au moins 62,4 millions d’euros de financement direct de l’UE, soit l’équivalent de près de 25 milliards de forints. Mais ce n’est que la partie que nous pouvons vérifier.

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