Netflix recule

Finalement Netflix a rétabli – le Vendredi Saint – la citation d’Isaïe en ouverture du film de Mel Gibson La Passion du Christ. Aucune raison n’a été donnée, mais il est évident que les réactions, et les appels au boycott de Netflix, ont été déterminants.

Il semble se confirmer que la censure du verset d’Isaïe vient du fait que ce chapitre 53 est tellement messianique que les juifs l’ont exclu des lectures de la synagogue. LifeSiteNews a interrogé dans la rue des juifs pratiquants en leur citant la phrase, une bonne dizaine d’entre eux ont dit que cela devait se trouver dans le Nouveau Testament…

Saint Pierre de Vérone

Taddeo di Bartolo (1363-1422), Sienne.

Les trois antiennes des matines et le répons du bréviaire dominicain, traduction dom Guéranger.

De fumo lumen oritur et rosae flos de sentibus doctor et martyr nascitur Petrus de infidelibus alléluia

Du sein de la fumée la flamme lumineuse s’élance ; la rose fleurit sur les épines du buisson : ainsi Pierre, docteur et martyr, naît d’une famille infidèle. [Né en 1205 de parents cathares, en pleine apogée du catharisme, et il y avait un évêque cathare à Vérone. Il passera sa vie à combattre le catharisme, condamné par le concile de Vérone en 1184, et mourra sous les coups des hérétiques.]

Praedicatorum ordinis militans in acie nunc conjunctus est agminis caelestis militiae alléluia

D’abord soldat dans l’armée des Prêcheurs, il brille aujourd’hui dans les rangs de la milice céleste.

Mens fuit angelica lingua fructuosa vita apostolica mors quam pretiosa alléluia

Son âme fut tout angélique, sa langue féconde, sa vie apostolique, sa mort précieuse.

℟. Dum Samsonis vulpes quaerit ab iniquis emitur caput sacrum lictor ferit justi sanguis funditur. * Sic triumphi palmam gerit dum pro fide moritur, alleluia.
. Stat invictus pugit fortis constans profert hora mortis fidem pro qua patitur. * Sic triumphi palmam gerit dum pro fide moritur, alleluia.

Tandis qu’il est à la recherche des renards de Samson, il est immolé par un bras impie ; un meurtrier frappe sa tête sacrée ; le sang du juste est répandu : * Ainsi le martyr cueille la palme du triomphe, en succombant pour la foi.
Athlète invincible, il confesse encore en mourant la foi pour laquelle il verse son sang. * Ainsi le martyr cueille la palme triomphale, en succombant pour la foi. [Alors qu’il avait la tête fendue et une épée dans le cœur, il murmura le Credo, ou, selon certains, il écrivit Credo par terre avec son sang.]

Trump rétablit le « Jour de Christophe Colomb »

« Je fais renaître le « Jour de Christophe Colomb » de ses cendres. Les démocrates ont tout fait pour détruire Christophe Colomb, sa réputation et tous les Italiens qui l’aiment tant. Ils ont démoli ses statues et n’ont rien mis à la place, si ce n’est des messages « WOKE », ou pire encore, rien du tout ! Eh bien, vous serez heureux d’apprendre que Christophe Colomb va faire un retour en force. Je rétablis le « Jour de Christophe Colomb » selon les mêmes règles, dates et lieux que ceux qui ont prévalu pendant toutes les décennies précédentes ! »

Ursule enfin contestée ?

Ce n’est qu’un article de journal, mais de l’ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire politique de Zurich Die Weltwoche, Philip Gut. Il s’appuie sur des témoignages, évidemment anonymes, de hauts fonctionnaires de l’UE, et cela paraît plutôt crédible. D’autant que la description de la situation est pertinente.

Une féminité toxique à la tête de l’UE : Ursula von der Leyen
devient un boulet. Des diplomates réclament son départ

La politique de l’UE est manifestement en crise. À l’ouest, le conflit commercial avec les États-Unis, à l’est, le conflit ukrainien et une confrontation exacerbée avec la Russie – les sanctions elles aussi sont une forme de guerre commerciale –, sans oublier une lutte d’influence persistante et peu réjouissante pour le continent avec l’Empire du Milieu.

À l’intérieur : désaccords, divisions, harcèlement constant d’un État membre comme la Hongrie, qui insiste sur sa souveraineté et ses droits démocratiques de participation. Une Giorgia Meloni qui se détache du camp anti-Trump et flirte avec le président américain. Des tensions également avec la Suisse rebelle.

Le poisson pourrit par la tête, comme on dit sans ménagement. La tête de l’UE est incarnée par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.

Un exemple actuel : quand Trump dit « deal », elle dit « no deal ». Dans le processus de paix pour l’Ukraine, l’UE se coupe elle-même l’herbe sous le pied.

Tout cela a bien sûr une histoire, qui ne plaide pas non plus en faveur des talents diplomatiques et du format de femme d’État de von der Leyen. Elle s’est immiscée dans la campagne électorale américaine et s’est résolument rangée du côté de Biden. Une erreur qui a des conséquences.

Sur le plan économique, la situation n’est pas non plus très rose, et la confrontation volontaire avec Trump n’aide certainement pas dans le conflit commercial. À cela s’ajoutent les tendances vers un État d’hypersurveillance et des difficultés persistantes avec la démocratie. Des diplomates de l’UE menacent ouvertement de retirer son droit de vote à la Hongrie.

On se souvient également de ses magouilles autour du coronavirus, de ses messages secrets, de son refus de faire preuve de transparence sur les accords conclus en coulisses.

En bref, l’UE est dans un état déplorable. Dans n’importe quel État normal, on se demanderait si les dirigeants sont encore à la hauteur.

Mais l’UE n’est pas un État, et encore moins un État normal. Néanmoins, dans les cercles diplomatiques, on dit que les hauts fonctionnaires de l’UE considèrent de plus en plus von der Leyen comme toxique. Une démission pourrait débloquer beaucoup de choses.

Un russophobe pathologique

Jean-François Colosimo est le directeur (orthodoxe) des éditions (dominicaines) du Cerf. Il sévit à l’occasion sur l’une de nos principales chaînes de désinformation : LCI. Quand c’est pour parler du pape, il est « théologien ». Quand c’est pour parler de la la Russie, il est « historien ». On connaît depuis longtemps sa russophobie aiguë, mais là il vient de se surpasser, en expliquant ce qu’il faudra faire quand on se sera enfin débarrassé de Poutine :

« Il faudra réparer les Russes, quasiment, je dirai, ouvrir la tête de chacun, de chacune d’entre eux, pour aller farfouiller dans ces cerveaux et les remettre en ordre. »

Voilà où en sont les donneurs de leçons de liberté et de démocratie.